CHAPITRE PBEHIEK
l'alUance française qui avait tant contrilnié, dupant deux siècles, à déconcerter les plans de Uurs prédécesseurs et dans l'ile et sur le continent. Opérer le vapprochemeiit politique des deux rayâmes et préparer leur réunion territoriale , tel fut le système qu'Henri VII inaugura par Ip mamge <|p m fillf Marguerite avec Jacques IV, et par un traitp d'alliance offensive et défensive qui filt 1^ prenûère atteinte portée à la vieille vmQR de l'ïwssp pt dp la France. Mais Henri VUÏ compromit Jiientôt l'cpuyre de spQ père, dont il n'avait ni les mén^genieiit^ habiles ni la dextérité heureuse, U contraignit en ISJS Jacques IV à s'allier de nouveau avec la France et ^ prendre les aimes contre lu}. Jjs guerre puti il est vrai, une issue fatale 4u roi et à la noblesse d'Écpsse, cette fois tmis ^isemble. Jacques IV y succomba. U trouva la mort sur le champ de bataille de Flodden 4vec dix ntille des siens , parmi lesquels étaient deux évéques, deux abbés mitres, douze comtes, treize lords, cinq fils aînés de grands barons et beaucoup denoblesd' un rang inférieur. Le royaume tomba daos le plus grand désordre sous soii jeune successeur Jacques V, âgé de moins de deux ans lorsqu'il le remplaça sur le trône.
Poidant la longue minorité de Jacques V, les grandes familles de l'Ecosse se disputèretit- l'autorité et se battirent jusque dans les rues d'Ëdimboui^. Les Hamiltni et les Douglas roux divisèrent surtout
le pays. Les première avaient pour chef le comte d'An'an, le plus. proche héritier de la couronne après les Stuarts ; les seconds obéissaient au comte d'Angus, qui avait éjîousé la veuve de Jacques IV et la sœur d'Henri VIII. La famille des Harailton restait en général fidèle à la politique française; la famille des Douglas soutenait et cherchait à étendre dans le royaume l'influence anglaise. Après s'être longtemps combattues, les deux factions s'accordèrent aux dépens de la royautés J^ jeune prince fut tenu sous une tutelle si éti*oite qu'elle ressemblait à une captivité véritable. Il en conçut contre la noblesse écossaise une haine implacable, et, au projet systématique de l'abaisser qu'avaient poureuiVi ses prédécesseure, s'ajouta pour lui le désir de se venger d'elle. Dès qu'il put se soustraire au joug du comte d'Angus qui gouvernait en son nom^ il marcha contre lui, et l'obligeii à se réfugier en Angleterre, où ce chef des Douglas roux demeura proscrit tant que Jacques V vécut.
Le passionné Jacques V se montra plus hardi que ses devanciers à restaurer l'autorité générale de la couronne et à réduire la puissance anarchique de la noblesse. Il abattit les Douglas roux comme son bisaïeul Jacques II avait abattu les Douglas noirs. Il fit ensuite une expédition sur la frontière du sud, où vivaient dans une pleine insubordination les clans belliqueux des Hepburn. des Home, des Scott,