CHAPITRE
Londi-es', et Marie Stuart dépêcha son secrétaire RauUet à Bruxelles , afin qu'il négociât directement ce mariage par Tentremise de sa tante la duchesse d'Arschot et du cardinal Granvelle *. En même temps Diego Ferez, secrétaire de l'ambassade espagnole en Angleterre, se rendit pour le même objet en Aragon , où se trouvait alor& Philippe IL
Ces négociations ne furent pas conduites si mystérieusement que le bruit n'en parvint aux oreilles des ministres protestants. Ceux-ci s'alarmèrent de projets de mariage de leur reine avec des princes catholiques, et Knox, selon sa coutume, en fit l'objet d'une remontrance publique. S'adressant à la noblesse réformée et l'aveiiissant du péril qui la menaçait, il lui avait dit : « J'entends parler du mariage de la reine. Des ducs, des frères d'empereur, des rois, tous veulent emporter le prix. Prenez note du jour où je vous l'annonce, mylords, pour en rendre témoignage plus tard. Si la noblesse d'Ecosse, qui sert
* Reladon que <&o Diego Ferez y seci^etario del obispo Qua^ dra. Mouzon, 4 octobre 1563. Arch. de Simancas, leg. 816, Voir Appendix C.
' Voir les lettres de Maric-Stuart à ce sujet dans LabanofF, 1. 1, p. 197 à 214, et une lettre fort curieuse écrite par le cardinal Granvelle au nouvel ambassadeur à Londres, don Dî^o Gusman de Silva, en date du 20 mai 1564, et insérée dans le t. H, p. V à xvi de la Correspondance de Philippe II sur les affaires des Pays-Bas, publiée par M. Gacbard, archiviste général du royaume de Bel(jiquc. ln-4% Bruxelles, 1850.
454 MArIE STUAIÎT:
lëSeigheui^ Jésiià-ChH^t; cbfaâent jàtiiaiâ à ce qu'uh Itifidèlë, et toUâ léâ pà^iisted Sbnt ihfldêléè, dëVietihë Yépôixx et Ife ihcttlbc de iiott* ^UVfefeirië j elle fëha bdH^ hir^ àdtàlit t{ii'it est eii elle, ;îc§Uâ-thHsl dé fcë Wyàiiiiië et tbltlbèt- là tértgëaiice de Diëll sUt- le pays K a
Là reine àvtiit été iHdi{jilëe de ce larigàgë, ëtj mdlgré Finudllté de ôfeis rfcpréâëntdtions |)t^écëdentëâj ëllfe fit Vehil- éttfcof e Hhb* dëtdht elle; Elle lul t-ëpt-oëha sbn ingratitude et ^ téitiéMtë: Elle lui dit qu'elle dtait tdut fâtt pdUr TâdoUei^ et le ëoUtëUtël* ; nlsdè qu'elle ti'ârstit tiëti ubtëhu de dbu esprit intraitable; Elle éclata aldt*d botltre lul pbur atbir bsë discUtël* âdU Uiaridgë^ qui tië le rëgâi^didt pbiUt, et le InëHâçd de sâ. teUgeaiieë^. Hnbit lui répoUdit quë, Ibr^qu'il ëtdit ëU cUait-e, il u'étdit paà matthe de lui, et qu'il obéissait âut ëomitiaiidetuëtitâ de eëlui qui lui âvdit brdoniié de tië pas flatter Id chair ; que se toeaddil u'étdit pdS de visiter la cdur des pritiees ni les ebambfes des dames, mais de prêcher l'ÉTangile^ a Je
le reconnais, répliqua la reine ; mais pourquoi vous mêlez- vous dé mon mariage? Qui êtes-vbiis dans i'Ëtat? — Je suis né sujet de ce royaume, répondit Knox sans se U^oubler, et, bien que je ne sois, madame, ni baron, ni lotd, tii comte^ Dieu in'a fait, tout indigne que je VoUs en paraisse, membre utile de cet État. Comme tel j'ai le devoir, aussi bien
• Knox, Histotij of ihe refoniuition, t. II, p. 385.
* ibid., p. 387. — 3 ibid.
rik