‹ Histoire de Marie StuatChapitre 76 sur 214 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

réalisa point. Son mariage avec don Carlos, qui rencontrait la plus vive opposition en Ecosse , et des obstacles d'une nature diverse, mais d'une force éfjale en Angleterre, en France, en Autriche, échoua par les lenteui^ ordinaires de la cour d'Espagne, qui donnèrent à tous ces intérêts le temps d'agir et de prévaloir. L'empereur Ferdinand pria tellement le roi Philippe II d'accorder à l'archiduc auprès de la reine d'Ecosse les offices d'un bon parent, que Philippe II écrivit le 6 août 1564 à Diego Gusman de Silva, qui avait remplacé Quadra comme son ambassadeur à Londres : « Tout cela m'oblige d'abandonner le projet pour le prince royal, .le ne veux pas mécontenter l'empereiu' ni entraver le mariage de l'archiduc Charles, que je regarde comme mon fils. Je ne serais pas moins satisfait que la reine d'Ecosse l'épousât que si elle épousait le prince don Carlos, et je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour amener la bonne conclusion de cette affaire ' . m Il invita Silva à donner connaissance de son désis-

^ « ...Por cs(o y por otras causas que hay muy bastantes, cese de la platica de mi bijo, asi por no indignar al emperador, y al rey de Romanos mi hermano, comoporque tengo al archiduquc Carlos en higar de hijo, y no estimare menos que se concluya con el que con el principe, ni dejarexie liacer todo lo que en mi Fuere para ayudar â la conclusion y buen suceso del negocio. » Philippe II à Gusman de Silva , Madrid, 6 août 1.564. Archives de Simancas. Inçlaterra, le(f. 817.

teiiient et à s'employer avec le plu» de dextérité qu'il pourrait en faveur de l'arcliiduc. Indépendamment de 8on irrésolution naturelle, Philippe II était arrêté par les dispositions mêmes du prince don Carlos. Ce jeune honime, d'un esprit mal réglé, ayafit des inclinaisons violentes , porté h des déterminations extrêmes, avait eu la tête ébranlée par upe chute qui avait mis sa vie en danger*. Aussi, te même jour où Philippe II transmit ses intentions déBnitives à Silva , il écrivit au cai'dinal Granvelle ces paroles reinarquables sur l'tjéritier de ses couronnes qui eut, quatre ans après, une fin si funeste : « Considérant le naturel de mon fils et d'autres c]]oscs qui se montrent en lui, il me parait qu'il ne serait pas tiré de ce mariage le fridt que j'en espérai^, c'est-à-dire la réduction du royaume (l'Iu^Qs^e et du royaume d'Angleterre à la r-eligion cathnliques pour l^iquelle seule je m'exposais à tout

ce qui pQvuTait survenir *• «

* Philippe II, en informant Quadra de cet accident par sa dépecbp du 7 juin 15(i2, dalue d'Aranjuez, lui dit que la vie du prince ^ (iiè mise en danger de « una herida que tuvo en U cabcza de upa caid^t. » Arch. de Simancas. Ing[laierra9 le{;. 815.

* (( Considerada la disposicion de mi hijo y otras cosas que en ello se me representan, y parescerme que deste casamiento nq se piiede sacar el fruto que yo esperava, que era reduzir al reyno de Escocia y al de Inglaterra i la relig^ion catbolica, por la quai sola , y no por otra causa, me pusiera a (odo lo

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