‹ Histoire de Marie StuatChapitre 77 sur 214 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Obligée de renoncer à 4oii Carlos , et qe voulaqt pM épouser lArchiduc» qui, disait-elle, « était le parti le moin» qonimode pour l'avwccmçnt de ses affaire

tant m Écos^p qu'en Aî)gl§t^rr^ , " Marie Stuart ne ^ngea plua h ^ marier av^c iin prince du continent, tu étaient également explu^ de son choix , les \m^ 4 caU9e d^ leuF eroyance , 1^ aiitr^ à cause de leur dé8i9t^n)0nt, cpuKrel comme trop puissants, cevu^-li comme trop faibles, pt tous parce quils rencontmient la répugnance de 9^ sujets et Toppositlon de la reine sa yoisinp, Dan^ cettp situation, que pou^ vait-elle faire? ¥ Je résolus, dit-^He^ d'e^pous^r UU de peste isle« cp h quoy {ps catholiques et protPSrtants touji deu¥ me solicîtoient vivement et meng^

«oient pleinpm^ut n^ souffrir Ip pontraire', «

Ce fut vers ce temps qu ÉU^beth, craignant tou-» jours qu elle ne ne mariât avec un princp étt^anger, chargea «on ambassadeur Qandolph de lui fair« Ipuverture la plus étraugp« KUp lui propona d'épouspr Robert Dudley, ton proprp ilavQri, Randplph hésita d'abord à remplir unp pareille mission. Bien qup Robert Qu4Iey fût fils du dup d^ Northumbprlwd , qui avait gouverné l'Angleterre avec la plus grande autorité sous Edouard VI après la chute du duc de Somerset , il était trop loin du tr6ne pour aspirer

que pudiera venir. » Philippe (I au cardinal Granvelle, 6 août 1564. Arch. de Siipancas, legf. SU, * Dans LabanofF, t. I, p. 297.

sérieusement à la main d'une reine, et il ne semblait pas possible * qu'Elisabeth eût l'intention réelle de donner son amant pour mari à sa cousine. Cependant , sur de nouveaux ordres de sa souveraine , Randolph en adressa la proposition formelle à Marie Stuart. Celle-ci la trouva offensante et lui dit avec fierté : " Pensez-vous , maître Randolph , qu'il fût honorable pour moi d'avilir ainsi mon rang? La reine votre maîtresse agit-elle conformément à la promesse qu'elle m'a faite de se conduire envers moi comme envers sa sœur ou sa fille , quand elle me conseille de me marier avec milord Robert, de m'allîer à son propre sujet*? » Randolph insinua que lord Robert Dudley serait rendu digne de cette haute alliance en recevant d'Elisabeth des honneurs et des avantages considérables. Il crut ainsi tenter Marie en lui laissant entrevoir la succession d'Angleterre comme prix de ce mariage. Mais Marie répondit que cette perspective même ne la déciderait pas, Elisabeth pouvant d'ailleurs se marier elle-même et avoir des enfants. « Où serait en ce cas, dit-elle spirituellement, ma garantie, et qu'aurais-je gagné*? « Elle consentit cependant à en parler à Murray, à

' Lettre ms. de Randolph à Cecil du 21 février 1564, au Stat. Pap. Off., et dans Tytler, t. VI, p. 336 et 337.

^ Lettre nis. de Randolph à Cecil du 30 mars 1564, extraite du Slat. Pap. Off. , et citée par Tytler, t. VI, p. 338.

3 Ibid,, p. 339.

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