‹ Histoire de Marie StuatChapitre 8 sur 214 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

{|u'al>attre le clei^é c'était fortifier la noblesse, que tes biens du premier de ces corps ne pouvaient pas lui «tt% enlevée sans être reçus en grande partie par le second. Agir ainsi c'était contredire ses prédécesseurs et se désavouer lui-mêine; c'était abandonner le plan suivi depuis plus d'Un siècle à l'égard de la noblesse pour en adopter un tout opposé. Jacques V considéra de plus que le clergé, dans lequel étaient renfermées presque toutes les lumières du royaume et qui fouminait la plupart des bommes capables d'exercet- les bautes fonctions civiles, livrerait, «i disparaissant, l'Ecosse à l'Ignorance et laisserait l'aristocratie féodale sans contre-poids dans le parl»-

aullres subtiles moyens, lolîcltolt et cnnVenoit (réUDllsolt) Unge grand parte des seigbears, barons et ttibjectes, et est TUia, en manière de guerre, luy-mames en personae avec- ■ queseux, et nousaasseigé aprementet aetivelment par unge pièse de temps, dedans noslre cliaatiau d'Ëdingburgh, et nous lenoit là-dedans, jusqiies h ce que, pour la sauvete de nostre vie et pour éviter grandes dangiers et périculu, nous estions fi»«és et com pelles, contre nostre intention et voloir, de mettre nostre person, auctorité et gouvernement de nostre royalme en ses mains et aucunes aUlires ses collées, estant avec luy par son solistation , 'k l'èvre desquelles le comte d'Angus, ion IVèreet oncle, eitiotit principaulx , lesquelles sont et ont esté par longe lenipt nos rebelles érecquei (avec) nos énetnys d'Englelerre, lesquelles sont la principale cause et occasion des grandes dommages que nous et nostre dici royalm, a siutenu de par nos dictes enemys d'Engleterre. » P. 97 et 98. Celle pièce, qui s'étend de la page 95 à la page 108, est d'un grand intérêt.

ment comme sur le territoire. Le primat Béaton, archevêque de Saint -Andi^é, et les auti*es évêques contribuèrent encore à le persuader en lui offrant, au nom du clergé , un subside annuel de 50,000 livres ' qui devait apaiser sa convoitise et l'aider à se défendre contre Henri VIII , si ce prince mécontent lui déclarait la guerre.

Obligé de choisir entre la mine de TÉglise catholique et rabaissement de la noblesse féodale, Jacques V persista dans ce dernier parti. Mais, en repoussant Famitié oppressive d'Henri VIII, il fallait qu'il recourût à l'alliance protectrice de François I". Il revint donc forcément à la vieille politique de sa famille et de son pays. Il se rendit lui-même en France pour y épouser en 1537 Madeleine, fille de François P' *. Cette princesse étant morte peu de mois après son mariage, il prit en secondes noces, l'année suivante, Marie de Lorraine, veuve du duc de Longueville, et sœui^du duc François de Guise. Cette union annonçait la conduite qu'il se proposait

^ Mémoires de J. Mehnlf traduits de l'anglais. 3 vol. in-12. Edimbourg, 1645. T. I, p. 1 ù 11.

^ M. Teulet a publié un projet de mariage avec Marie de Bourbon, fille du duc de Vendôme, que Jacques Y alla voir en septembre 1536 sous un déguisement, et qu'il n'épousa pas parce qu'elle ne lui plut point (t. I, p. 109 à lâl), et des pièces curieuses i*e1atives à son séjour et à ses dépenses en France, depuis la fin de décembre 1536 jusqu'au mois d'avril 1537 (t. I, p. 122 à 126).

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