‹ Histoire de Marseille (volume 3)Chapitre 15 sur 29 · H15T01UE · texte numérisé non relu

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duc de Guise, sortant de son apathie, assembla les états-généraux à Tabbaye Saint-Victor le 10 janvier 1631 , pour avoir leur avis dans ces circonstances critiques. Nicolas de Bausset, lieutenant général au siège de Marseille, y présida en qualité de commissaire député. Tout s'y passa dans une confusion extrême; et comme on savait que le prince avait pouvoir de traiter pour la révocation des édits, on délibéra de suspendre 1m mouvements jusqu'à son arrivée.

Condé entra bientôt en Provence. La ville d'Aix se résigna à voir s'éloigner d'elle les cours souveraines, et k recevoir des consuls et un conseil nommés d'office. Condé, au nom de la cour de France , demanda deux millions aux états-généraux, pour le rachat de ces édits funestes; les états ojQfrirent 1,500,000 francs; la cour accepta, et les édits ne furent point révoqués; le sort des affaires resta ainsi incertain. Condé quitta la Provence, et le duc de Guise que Richelieu détestait, fut obligé de s'exiler en Italie, au mois de mars 1632. Le gouvernement fut donné au maréchal de Vitri qui fut reçu à Marseille avec les honneurs dus k son rang.

L'affaire des édits fut enfin terminée, et la nation provençale resta en possession de ses droits. Cependant il y eut encore quelques signes de mécontentement. Talon, conseiller d'état, fut envoyé en Provence pour augmenter le prix du

sel, d'une double manière, en imposant la mesure plus haut, et en la réduisant. Le pays repoussa cette nouvelle atteinte à ses privilèges, grâce k la résistance de Marseille, qui portait jusquesà la turbulence Tamour de la liberté. Vitri et Talon allèrent dans cette ville , mais ils furent obligés d'en sortir précipitamment pour se soustraire k la vengeance du peuple. La cour, après avoir fait beaucoup de difficultés, rétablit Tancienne mesure, et la tranquillité régna partout '.

Dans la nouvelle guerre qui s*était élevée entre la France et la maison d'Autriche, les Espagnols s'emparèrent, le 13 et le 14 septembre 1635, des îles Sainte -Marguerite et Saint -Honorat^ Les ennemis menacèrent ensuite le village de Cannes et le fort de la Croizcttc. Henri de Séguiran, premier président de la côur des comptes, se rendit il Marseille pour aviser à tous les moyens de défense. Louis Dumas de Castellane d'xMlemagne fut élu mestre de camp de la milice bourgeoise. On nomma plusieurs capitaines de crue*^ pour la ville et le territoire. Le conseil municipal donna, pour les frais de la guerre, 30,000 livres, et des munitions pour G, 000; il fournit six vaisseaux, deux polacres et deux barques. Les deux

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^^.j0 0ois de mai 1638, le prince Casimir, ^ .ii540guin de Ladislas VII , roi de Pologne, ^\^ Je Gênes sur une galère que le sénat de la /f^/ique envoyait à Barcelonne pour ramc- ^ges ambassadeurs qui revenaient de Madrid. ^^5Î0iir fiaiisait route vers le Portugal oit il allait ^plir les fonctions de vice- roi, et le gou- ^nemcnt français croyait que ce prince avait itc secrètement sollicite par les émissaires de l*empcrcur d'accepter de l'emploi en Espagne. Ce qui confirma la cour de France dans cette idée, c'est que Casimir, accompagné de douze gentilshommes polonais, prit terre à Saint-Tropez, se rendit h Toulon et à Marseille, sous le nom de comte de Kanaposki, et examina peut-être un peu trop attentivement les fortifications de ces deux villes. Le comte d'Alais remit à ChanliTcinr , capilaino de ses gardes, l'ordre qu'il avait rcru d'arrêtiT le prince. Chantereine partit *^ur-le-champ pour Marseille oii il ne trouva plus

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