LIVRE SEPTIÈME
Etat politique y commercial et littéraire de Marseille. — Son barreau. — Convocation des états-généraux. — Nomination de Mirabeau à Marseille et à Âix. — Il opte pour Aix. — Son triomphe à Marseille. — Insurrection populaire. — Garde citoyenne. — Le comte de Caraman. — Garde bourgeoise. — Affidre de la Tourrette. — Procédure prcvôtalc. — Département des Bouches -du -Rhône. — Nouvelle rounicipalité. — Garde nationale. — Le colonel d'Ambcrt. — Société populaire. — Prise des forts. — Assassinat du major de Bausset. — Assemblée de Brignoles. — Le peuple veut démolir les forts. — Le commandantpénéral Lieutaud. — Troubles qu'il cause. — Son arrestation. — Mort de Mirabeau. — Puissance du club. — Fuite de Lieutaud. — Le régiment suisse d*Emest. — Députés à l'Assemblée Législative. — Rérolte de la ville d'Arles. — Désarmement du régiment d'Ernest. — Expédition de Rebecquy et de Bertin. — Wigenstein et Puget iUrbcntane. — Enthousiasme patriotique et guerrier des Marseillais. — L41 Marseillaixe ^ chant de guerre. — Le premier bataillon. — Pendaisons. — \jt bataillon marseillais a Pari». — Journée du 10 aoiil. — Députés à la Con- \ciilion. — Pendaisons. — Barbaroux et Rebecquy iccuscnt Robespierre. — Le second bataillon. «^ Le tribunal pt>pulairc. — Procès de Louis xvi. — La eoominne et le
club (le Marseille demandent sa mort. — Vote des députés des Boiichcs-du-Rliône. — Etat de Marseille à la mort du roi. — Les Montagnards et les Girondins. — La Montagne triomphe à Marseille. — Le curé Olive. — Arrestation de Mourraille et de Seytres. — La famille d'Orléans à Marseille.— Les frères Savon. — Les sections en permanence; leur soulèvement contre la Montagne. -* Condamnations prononcées par le tribunal populaire. — Cartaux. — Armée départementale. — La section n** 1 1 attaquée et bombardée par les autres sections. — Défaite de Tarméc départementale. — Entrée de Cartaux à Marseille. — Règne de la terreur.
LIVBE YU.
Alors Marseille agrandir ht distinguait par de nombreux embellissemenb '. Sa position politique n'avait point changé depuis l'abolition du consulat. 11 était toujours <Ir droit publit- qur cette ville formait un état sépare, nullement subalterné à la province ni au royaume; mais
' I^ quartier de !■ me Paradis et celui d« la rue de Rome rommencèrent à i'é)e*er en I774> époque à laquelle le Tienx (hcmin de Roma'ful condamné pour faire place à la continuBiioii de la belle rue qui de la porte d'Aix •'sTaucc jniqn'à l'obrliiqur de la place C»tellanr.
En 177^, In propriëtaim des maisons «ilnées sur le* terrains en dehors de la porte des Fainéants et de celle de Noùlln tirent planter des arbres en allées pour perfectionner la prO' mcnadi^ ci-devant noinnif'e le Court des Capuciaet. De SetUC lie Mrillian , intendant de Provence, permit cH arrangement, ri 1rs f'-cliFvîns donnèrent ton nom à îa nouTclle promenade.
Des rrverbrret furent placé* dans toute* le* rue* de Marseille le 17 dtTembre 17S6 , et allumé* te a5 do mtoc moi*, jour de Noël.