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volontés despotiques. Antoine d*Arène, son collègue, intéressé par ses opinions exaltées au triomphe de la ligue , rcsidût auprès de la cour, où il avait été envoyé avec Spinassi, membre du conseil de ville , pour les affaires ds U commune. Dalvis, viguïer, Roque, troisième consul, et Hfertinenqui , assesseur , n'eurent plus qu'un titre sans pouvoir.
Dariez, croyant qu'il loi convenait de se placer sous la protection d'une puissance étrangère, pour exercer sa tyrannie avec plus de sûreté , atUra dans la rade les galères de Toscane. Rien alors ne put arrêter ses fureurs insensées. U ordonna anx habitants, mus peine de mort, de porter sur leurs chapeaux une croix blanche, signe distinclifdes ligueurs, cl de dcuoncer ceux qui étaient suspccls de calvinisme. Toutes les passions abjectes, tous les res^oiitimenls parliculicrs se cachèrent sous le vuîlc du aie religieux. Plusieurs citoyens recominandablesfurenttraînL'Scn prison ' ; l'effroi glaça tous les cœurs honnêtes. Claude Boniface, qui convoitait la succession de son frère, l'accusa d'hérésie , quoiqu'il eût toujours donné des preuvesde sit fcrtcur catholique, le Ht impitoyablement massacrer par une troupe de sicaires, et vint jouir d« ■^rs cris lamentables et de sa lente agonie. Un re \riulviir, nommé Chirusc, et Clavier, vieillard
lu HISTOIUE
septuagénaire, furent extraits des prisons et livrés à la fureur du peuple, qui les traîna par les rues jusques aux remparts du côté de la Major, d'oii ils furent précipités à demi vivants. Un emballeur fut aussi précipité des murailles; et comme cet infortuné avait encore un reste de vie, il se traîna péniblement pour s^éloigner d'une terre teinte de son sang ; mais ses bourreaux ne le perdaient point de vue du haut des murs , et deux d'entre eux descendirent pour Tachever < . L'évêque Frédéric Ragueneau et plusieurs citoyens notables attachés à la personne et aux intérêts du roi se réfugièrent à Tabbaye Saint- Victor, comme dans une citadelle. Ragueneau alla ensuite dans son château d'Aubagne, qui était fortifié, et de la à Âix, où il joignit le duc d'Ângoulême, grand-prieur de France, qui soutenait vivement la cause royale contre la ligue '•
Dariez assurait à quelques-uns de ses partisans qui étaient de bonne foi , qu'i7 aidait commission (Ui roi de faire tuer tous les Huguenots ^. Ces amis abusés le supplièrent de convoquer une assemblée générale à Thôtel de ville, et de montrer les ordres qu'il disait lui avoir été transmis. Dariez, ne pouvant pas reculer devant leur invi-
' Rufli , t. I , lÎT. VIII , cil. III.
• Hist. des Eveques de Marseille, t. m, liv. xv.
' LouTCt de BeauTais, ouv. cit., i*"* part.
talion pressaDif!, convoqua l'assciiibltic, coinposct: du conseil nuiiiicipal et «les principaux habitants. Le consul r<*Wllc y exposa avec beaucoup (l'adresse, mais •■n torino* vagues, les motiCi de sa conduite. Il parla do la pureté de ses intentions, de son zèle puiir tr service ilu roi. Il assura que, connaissanl ^es devoirs et sactiant les remplir, il serait toujours digne de la confiance de ses cODcitoyensj que sa seule ambition était d'asseoir sur des bases inébranlables la gloire et le bonbcur du peuple marseillais; que des cirron<^tances impérieuses lui cominandaient de ne pas montrer encore la commission qu'il avait reeuc du roi, mais que bientôt il la ferait connaître, et que l'on apprécierait alors la juste cause <Ie son prudent silence.
Nicolas de Itausset , prenant la parole avec une francbise énergique, lui répliqua que s'il était véritablement animé de l'amour de la patrie , il devait en donner des preuves en effaçant, par l'oubli du passé et par une réconciliation générale, toutes les traces des discordes civiles et des calamités publiques. Il lui proposa de rappeler tous eeui qui s'étaient réfugiés à Saint- Victor. Daricz y consentit, rn dissimulant son rrsseiilimeiit. On assure que cet homme, aveugle • t l>;irliare dans son U'^urpalioii , avait nposlé des ■^i<-3ires pour faire maîii basse sur rassemblée, presque toute eouiposée de royalistes; mais qu'il
lie HISTOIRE
ne donna pas le signal du carnage, parce que la plupart des assistants, craignant pour leur vie , avaient eu la précaution de venir armés '.
L'humanité serait trop misérable si les tyrans Topprimaient toujours impunément, s'il ne se levait jamais contre eux quelques-uns de ces généreux citoyens qui , prenant en main la cause de leurs semblables , combattent à leurs propres risques l'usurpation triomphante : François Bouquier fut de ce nombre. Ce digne Marseillais, d'une naissance illustre et d'une réputation sans tache, nourrissait dans son cœur le projet de punir Dariez et de délivrer sa patrie. D'autres gémissaient en silence et cachaient leur douleur; celui-là osa parler le mâle langage de la liberté, et lever un front sur lequel était écrite, en caractères menaçants, l'horreur du despotisme. Dariez jura sa perte; maisBouquier sutle prévenir.
Le grand-prieur, instruit de ses bons sentiments et connaissant son courage , lui écrivit une lettre flatteuse dans laquelle il l'engageait à faire tous ses efforts pour abattre la tyrannie qui désolait Marseille '. Bouquier crut qu'il ne fallait pas différer l'exécution de son dessein ; il enflamma le zcle de quelques citoyens disposés h le seconder , et leur donna rendez-vous sur la place Neuve,
• Papon, t. IV, liv. xi.
* Gaufridr, t. ii, Ht. xiii.
pendant la nuit. Ils s'y rendirent en armes. Bouquier leur peignit, dans une courte harangue, la justice de la cause qu^ils allaient défendre ; il leur dit qu'au premier signal ik verraient accourir sous leurs enseignes une foule d'kabiUu^ fidèles qui n'attendaient que Toccasion de se montrer. 11 leur fit ensuite jurer de répandre, s'il le fallait, jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour le succès de Tentreprise.
Dariez, ayanteu connaissancedela conspiration, se mit à la tête de ses partisans et de ses satellites, doubla tous les corps-de-gardes et fit quelques dispositions militaires. Ses mouvements et ceux de Bouquier jetèrent l'alarme dans la ville. Quatre mille habitants prirent les armes , an milieu crune confusion inexprimable , que la nuit augmentait encore. Trois mille, ne sachant quelle impulsion suivre, attendirent dans l'inaction lissuc du drame qui se préparait. Mille hommes, plus résolus ou mieux inspirés, vinrent se joindre h la troupe du libérateur. Le viguier, le troisième consul, Tassesseur, les juges Balthasard de Grenier et Jean-Paul de Foresla, Guérin^ avocat du roi , les membres du corps municipal et les principaux citoyens qui n'avaient pas épousé la cause de Dariez, accoururent a Thotel de ville, se réunirent en assemblée extraordinaire pour prendre des mesures de salut public , et déclarèrent lu séance permanente.
Ces préparatifs menaçants et celte attitude imposante intimidèrent Dariez, qui vit alors la base fragile de sa puissance éphémère. La défection se mit dans les rangs de ses soldats découragés. Bientôt, vivement pressé par le brave Bouquier , il se réfugia dans un corps-de-garde avec Claude Boniface et cent cinquante des siens, qui ne tardèrent pas à l'abandonner. Dariez et Boniface, ne voyant autour d'eux que vingt-cinq complices, sentirent qu'ils ne trouveraient de sûreté que sur les galères de Florence, et cherchèrent à s'embarquer; mais Bouquier, qui était à leur poursuite, les arrêta au moment oii ils allaient entrer dans un bateau, et les conduisit à rhôtel de ville devant l'assemblée, qui fit retentir la salle d'applaudissements prolongés. Sur la réquisition de Guérin , les deux coupables furent constitués prisonniers. Lie viguier fit enlever à Dariez le chaperon consulaire, qui fut remisa son collègue Roque. L'assemblée ordonna que les portes de la ville seraient fermées ; elle destitua les quatre capitaines de quartier, zélés partisans de Dariez et de la ligue, et en nomma vingt-huit h leur place, c'est-k-dire,'8ept par quartier. Après avoir pris ces premières précautions, l'assemblée choisit vingt-quatre de ses membres pour la direction des affaires et les mesures de salut public.
Ce comité somma les commandants des galères
de Florence de s'éloigner , sans délai , des côtes marseillaises; ceux-ci, apprenant la chute de Dariez , obéirent aussitôt. Le comité députa ensuite au grand-prieur Honoré de Montolieu, chargé de remettre au prince une lettre par laquelle on lui annonçait Theureuse révolution qui venait de s'opérer : a Celle^i, lul4isaît-on,» est spécialement pour vous asseurer que la ville est uniifersellement résolue , du plus grand jus» ques au plus petit , de viure et mourir sous la fideVté et obéissance du roi , notre souverain seigneur. » Le grand-prieur partit sur-le-champ pour Marseille , avec le grand-sénéchal Gaspard de Pontevis , une chambre du parlement et l'évéc|ue Ragueneau. Il arriva a onze heures du soir el descendit a rhôtcl de ville, où le comité siégeait en présence de François Bouquicr. Ce prince Bt reloge de la fidélité des Marseillais , embrassa le libérateur et lui dit : « Monsieur Hoitquier, vous avez f^ngné une bataille au roi. » Le sénéchal ordonna d'informer contre Dariez et Koniface. La procédure ne traîna pas en longueur, et les deux coupables furent condamnés à être pendus. L'arrêt fut exécuté le 13 avril 1585, à minuit, en présence du grand-prieur, qui était a une fenêtre voisine. Roniface ne vit qu'avec un lâche ellVoi 1rs approches de la mort; Dariez montra beaucoupplusdeconrage. Croyant, même sur Téchafaud^ que le (hic d'Angouléme
lui accorderait son pardon y il dit aux assistants : (( Obéissez à monseigneur; c'est un prince débonnaire ^ magnanime j et frère du roi. Servez- le mieux que je n'ai fait. » Il lui donna d'autres éloges; mais quand il vit que ce prince ne se laissait pas fléchir , il s'écria , avec l'accent de la colère ;, « Je me dédis de ce que je viens de dire. Prenez garde à vous : il y cl dans la ville des personnes qui ont fait ligue avec le roi de Navarre , et veulent vous trahir. Tout ce que j*aifait ne vient que du zèle que j'avais pour la foi catholique. Empêchez j tant que vous /x>u9*' reZj que les religionnaires ne se rendent les maîtres, n Ensuite se tournant vers l'exécuteur: ^5tu peur? lui dit-il ; ce serait à moi de trembler. Il se mita genoux, fit une courte prière, se livra aux mains du bourreau et fut lancé dans l'éternité '.
Henri m était dans la salle du Louvre lorsqu'il apprit ces événements. Le prince , au comble de la joie, voyant dans cette salle d'Arène et Spinassi , députés de Marseille , s'approcha d'eux et leur dit : « Mes amis, je vous accorde ce que vous m'avez demandé, et davantage , s'il est besoin. Ma libéralité ne suffira jamais pour reconnaître votre f délité. » Le roi écrivit ensuite
* Rufïi, t. I, liv. Yiii, ch. m. -- Louvet de Beauvais, oiiv. cit. i'* part. — Tous les historiens de Provence. — Pilloii , Hist. d*A.ix.
DE MilRS£ILL£. 121
au conseil municipal nnc lettre pleine de bienveillance ei d'éloge» '.
La Provence était toujours déchirée par les discordes civiles, et le seigneur de Vins sous les drapeaux de la ligue luttait contre le grand* prieur sous les enseignes royales.
A Marseille, les esprits étaient tropitgit^, les passions politiques trop ardentes , les querelles religieuses trop envenimées , pour que le calme fut durable. Les élections municipales, vivement disputées par Tintrigue et la cabale, causèrent les plus graves désordres. On en vînt aux mains dans rhôtel de ville ; un citoyen , appelé Jean Maiffren, fut tué, et plusieurs autres blessés. Sommati et le seigneur des Pennes accoururent à Aix pour avertir le gouverneur de tous ces troubles. Henri d'Angouléme se rendit en toute hâte à Marseille , accompagné du président de Coriolis, des conseillers Saint-Marc et d'Aymar, et de l'avocat-géncTal Monier.
11 convoqua une assemblée générale pour aviser aux moyens de rétablir la concorde. On y fut unanimement d'avis de faire des changements au dernier règlement municipal, et on s'en rapporta sur ce pointa la prudence du gouverneur, qui fit le réglemeut suivant, désignr par le nom i\v cv prince ' :
Kllr r»l à U date ilu i6 avril i ^H V > Rcglriiienl d^Angouk^mr, approuvé par le roi Henri m le 6 octobre i585.
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11 fallait que le viguicr fut gentilhomme, qu'il possédât 500 écus de rente et qu'il ne fût point parent des consuls >.
Le premier consul devait être aussi de race noble et posséder 10,000 écus de capital; le second devait en posséder 6,000 , et le troisième 1,000. L'âge de trente ans était exigé pour tous^ et ils ne pouvaient être réélus qu'après dix ans d'intervalle. Quant à l'assesseur, on n'exigeait que vingt-cinq ans d'âge, et il pouvait être choisi parmi les fils de famille. Tous recevaient cinquante écus de salaire et achetaient à leur frais la robe d'écarlate et le chaperon.
Les consuls, soumis à la résidence, ne pouvaient sortir de la ville, durant l'année de leur charge , que par exprès commandement du roi , du gouverneur de Provence, ou du parlement, et lorsqu'ils étaient députés aux états-généraux. S'ils trahissaient leurs devoirs, s'ils commettaient un acte qui blessât les lois de l'honneur , ils étaient déclarés incapables d'exercer des fonctions publiques, et cette peine frappait leur postérité jusqu'à la troisième génération.
Le nombre des membres du conseil resta fixé à soixante-douze. Les conditions d'éligibilité et la durée de la charge demeurèrent les mêmes ; ,
' On maintint la iHspositidn des ( liapilres âc paix par la- «lucllc le viguicr devait être étranger à la ville.
DE MARSEILLE. fîS
on ajouta seulement l'obligaiion de posséder au moins 2,000 écus.
Sous la présidence du viguier , les consuls et Tassesseur en exercice, ceux de Tannée précédente, les vingt-quatre conseillers des honneurs, formaient une liste de soixante - douze candidats , c'est - k - dire , dix- huit par quartier. Le conseil pouvait écarter au ballotage six de ces noms sur chacune des listes ; ceux qui restaient étaient écrits sur des bulletins placés dans quatre urnes de verre. Il en était choisi six dans chaque vase par un paui^re garçon casuellemeni irouue'j âgé de six ans et au-dessous y ayant les bras nus ; ledit viguier , pour éviter fraude , à i instant ornerait et lisait publiquement ces bulletins, qui étaient aussitôt enregistrés par le secrétaire de la ville '. Ces vingt-quatre nouveaux élus remplaçaient les vingt-quatre conseillers r/r5 homwurs y qui sortaient de charge; et chaque année le corps municipal se renouvelait ainsi par tiers.
Chacun des trois consuls, en prc'sence de ceux qui avaient exercé Tannée précédente, proposait pour son remplacement trois candidats, qu'il connaissait ^ selon Dieu et sa conscience^ être tyliis propres et dit^nes de la charité '. Les «an
1 1 Mil» ^ «1« lotdonn.inf r lov.ilr (lu r» (M Inliir ijHS
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cliclaturcs devaient êlrc approuvées au scrutin secret par les quarante-huit conseillers restants. Lorsqu^un candidat était rejeté, le consul qui Tavait présenté en proposait un autre y lequel était également soumis à Tagrément de l'assemblée. Lorsque les neuf candidats avaient été agréés, l'assemblée élisait immédiatement seize conseillers parmi les vingt-quatre nouvellement nommés, et adjoignait à ces seize conseillers nouveaux huit conseillers sortants. Ces vingtquatre élus , demeurés seuls avec le viguier et le secrétaire de la commune ', écrivaient les noms des neuf candidats sur autant de bulletins qu'ils jetaient dans une urne de verre. Un jeune enfant en tirait successivement trois au sort, et ces noms étaient ceux des nouveaux consuls. La même assemblée des vingt -quatre nommait, séance tenante, les quatre capitaines de quartier, les juges des marchands et les autres fonctionnaires doilt le choix était du domaine du pouvoir municipal.
Les meilleures intentions sont méconnues dans les temps de discorde et de bouleversement. La justice prend alors la couleur trompeuse des passions politiques. Le grand-prieur, placé au milieu de tant d'intérêts opposés, était dans une position trop difficile pour no pas soulever con-
' Ce sccrvUirc clait toujoiirsi un notaire.
ire lui des ressentiments dangereux; aussi il voyait entraver tous ses projets et toutes sa opérations. Plusieurs voix accusatrices le poursuivaient jusques auprès du trône. Philippe Al tovitis, de Marseille', s^ctait toujours montré son ennemi. Ce gentilhomme, époux de Renée de Rieux, ancienne maîtresse de François i*', jouissait d'un grand crédit. Il écrivit à sa femme, qui était alors à la cour, une lettre injurieuse pour le grand-prieur. Cette lettre fut mise sous les yeux du roi et envoyée par un colonel corse , nommé Alphonse Omano , au grand-prieur lui-même , qui , en la lisant, ne put contenir son indignation. Altovitîs était alors h Aix avec un grand nombre de députés des communes provençales. Henri d'Angoulêmc, aveuglé par la vengeance , ordonna au capitaine Seguiran et a quelques gardes de le suivre, courut' il rhôtellerie oii logeait le gentilhomme marseillais , cl, Tcpée a la main, entra brusquement clans sa chambre, oîi se trouvait d'Arène, premier consul de Marseille. Às-tu écrit cette lettre? dil-il à Altovilis j reconnais-tu ce ^emg? Altovilis, interdit, veut faire des excuses; mais le grandprieur, sans lui laisser le temps de s'expliquer, lui donne un coup «IVpre et se dispose :i lui en
La f.iiiiillr irAlloxitiN, une i\v> |)lti«i jiicioniu's «1 ilr> plus illiisJn'H flrla ToM-aiir, m- nfii^ia;i Marsrillc en i.4 7<», lors<|iit» iltjlio rtail «Irchiréo par lis (iiiflff^ v\ \cs (iibrliiis. . Lr i'^ juin i58G.