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mauvais plit et d’abuser de la patience de celles qui doivent se confesser après elles.
Il ne faut point permettre aux postulentes et novices d'écrire ny de recevoir des lettres qu’elles n'aient été vües, lües, ouvertes, et fermées par la Vble Mère Prieure, ou Maîtresse des novices.
Le moins qu’on leur permettrat d’escrire et recevoir des lettres ce sera le meilleur, et encore faut-il que ce soit des pères, mères, frères, ou autres personnes seulement dont elles ne peuvent légitimement s'en dispenser.
Les postulentes ne paraîftront jamais à la grille de même que les novices que pour parler aux pères, mères, frères et sœurs, oncles et tentes, au premier degré seulement, et jamais pour d’autres personnes de quel état ou condition qu’elles puissent être, ce point icy est fort essentiel à Mélan, et en présence de la Maîtresse des novices qui leur servirat d’assistante.
Les postulentes et novices n’iront point chez la V. M. Prieure, pour des raisons à elles bien connües : mais, la V. M. Prieure se donnerat la peine d'aller au Novitiat, pour leurs parler, ou les reprendre, lorsqu'elle aura quelque chose à leurs dire ; ou à les avertir ; ou en général ; ou en particulier dans leur chambre.
La Maîtresse ne perdrat jamais de vue les postulentes, et novices ; elle les accompagnerat partout, faisant bande à part, coe il est remarqué dans le statut, au spatiament, et aux récréations ; ne permettant pas qu'elles s'arrêtent, et parlent aux Religieuses et aux sœurs : elles les accompagnerat aussy allant, et retournant de l'Eglise, et du Refectoire ne souffrant pas qu'elles s’écartent d'elle sous quelque prétexte que ce puisse être ; si ce n’est qu'il y ait une nécessité urgente et bien reconnüe.
Ce serat la Maîtresse qui seule serat chargée du soin de leur apprendre leur chant, leurs cérémonies, l’ordre de l'office, qu'elle dirat avec elles dans le: heures qui seront réglées entre elles pour cela : elle aurat aussy la vigilance de pourvoir à leurs besoins et elle leur fairat donner raisonnablement sans qu'elles soient obligées de s'adresser à d’autres, elle serat aussy soigneuse de les faire occuper utillement dans le temps des récréations, les jours que l’on ne peut la prendre où dans les jardins où ailleurs.
Elle leur prescrirat leurs lectures, et elle ne souffrirat pas qu'on leurs donne, ou reçoivent furtivement d’autres livres que
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ceux que les supérieurs où elles, jugent à propos qu'elles lisent dans ce commencement de leur conversion.
Elle ne permettrat en aucune manière qu'aucunes Religieuses ou Sœurs entrent au novitiat pour parler aux postulantes et novices, ny que les novices, et postulentes entrent chez les Religieuses furtivement, ny sans une nécessité indispensable et avec licence.
Que si quelques Religicuses avaient à dire quelque chose aux postulantes et novices, ou les avertir; pour lors, elles en avertiraient le V. P. D. Vicaire; la V. M. Prieure, ou la Maîtresse.
Enfin la Maïitresse des novices aurat soin de les élever dans tous les exercices de piété, de devoirs, et d'obligations soit pour l'extérieur, soit pour se former à devenir intérieures, qu'elles ne doivent pas ignorer, et conformément à l’état qu'elles se proposent d'embrasser.
Sa Révérence notre très Rd Père Général, ayant vû, et examiné ce présent règlement, veut, entend, et ordonne par sa lettre à moy soussigné écrite du 14 juin 1712 qu'il soit gardé et observé à la lettre, enjoignant très étroitement au V. P. D. Vicaire, aux V. V. M. M. Prieure et Sous prieure, et à la Maîtresse des novices d’y tenir la main sous peine d'en être responsables, en foy de quoy j'ay signé cet extrait conforme à l'original à Ripaille le 23° de juin susd' année.
Fr. Raphael Ranez,
Prieur de Ripaille et Visit" de la prov-.
AVIS donne en l'acte de visite de Melan ce 6 Décembre 17 14. (Inédit.)
joue cvitter toutes les allées et venües dans les confessionaux sans permission des supérieurs, la sacristaine de son côté et le coadiuteur du sien, fermeront les portes de l’église après nones pour n'être plus ouvertes qu'aux vespres, excepté les veilles des jours de confession qu'on les ouvrirat de part et d'autre dans le tems que le Y. P. D. Vicaire l’aurat réglés.
Les jours de spatiament pendant que la communauté y devrat être l'on ouvrirat point les parloirs et personne ne s’y présenterat que dans des cas inévitables. La Vble Mère Sous prieure servirat d’assistante aux jeunes professes et les VV. SS®= de Belle Combe et Joseph de La Grange aux autres Religieuses.
L'on prendrat un soin tout particulier de ne plus ouvrir si facilement la porte du grand tour pour parler aux séculiers de l'un et de l’autre sexe; mais seulement pour entrer et sortir ce qui est nécessaire qui passe par cette porte, sans s’arrester à parler et à discourir inutilement. Les V.V. S.S" portières y feront leurs plus sérieuses attentions et elles seront responsables des abus ou transgressions quy s'y commettent.
Le petit jardin que les cuisinières avaient fait depuis quelques années seulement à la sortie de la porte de la cloche nous paraissant fort peu utile et nécessaire nous recommendons très expressément, qu’on ne le travaille plus : mais qu’on le remette en présent comme il était cy-devant et que l’on ne confie plus si facilement les clefs de cette porte ny à autres personnes qu'aux portières. Nous ne désapprouvons pas que l’on continue dans la pratique et louable coutume ttablie dans cette maison comme dans les autres maisons de filles d'aller recevoir l’eau bénite deux à deux comme il a été réglé par les visiteurs n y y ayant rien d'opposé aux statuts. Nous déclarons aussi que l'on peut entrer dans le chœur et prendre sa place quoyque l'on entonne ou chante quelque chose, pourveu que l’on prenne garde de ne point couper la voix, c'est-à-dire de ne point passer entre celuy ou celle qui entonne, ou chante seul quelque chose et l’autre, ce qui n'arrive jamais, lorsque les pères officiers remplissent leurs devoirs de prestres hebdomadaires ; mais il faut éviter de faire du bruit et lorsqu'il s'agirat de prendre la place d’une Religieuse absente, il faut que celles qui sont averties suivent et prennent la place qu’on leur cède.
Les Religieuses, de même que les sœurs s'abstiendront surtout devant les séculiers, de se tutoyer, et de se donner des choubriquets qui ne ressentent ny la modestie, ny l’honêteté ni la religiosité et qui ne pourraient que les malédifier. Les Religieuses doivent aussi s'abstenir d'aller chez les sœurs et dans leurs obédiences à moins qu'elles n’en aient obtenues la permission de la Vie Mère prieure de même que de les détourner de leurs ouvrages pour les occuper ailleurs et assez inutillement.
Nous ne pouvons approuver ce grand attachement et empres-
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sement à faire des chapellets ou l'on perd un tems infinit, et causent beaucoup de dépenses et de peines à celles qui les font même au préiudice de l’observance et de la solitude, même aux jours d’abstinence et de fêtes commandées. Nous les avertissons sérieusement que si elles ne se réduisent à en faire une quantité raisonnable, nous en défendrons entièrement la confection. Les VV. Père D. Vicaire et Mère Prieure seront plus soigneux à l'avenir de tenir devers eux les clefs des parloirs qu'ils ne confieront pas indiféremment à toutes sortes mais ils les feront rendre par ceux à qui ils les auront confiés dès lors que les parloirs demeureront vaquants par la sortie de ceux pour lesquels ils avaient été ouvert. A l'avenir l’on ne ferat plus sortir les sœurs données sous prétexte quel qu'il puisse être de la grande closture excepté au tems des fainaisons, qui vont au prés pour fainer, à moins qu'elles n'aient obtenues la permission du Rd Père ou des visiteurs dans une nécessité inévitable.
Nous avons convenu avec le V. P. D. Vicaire qu'il fairait poser un volet dernier la porte du bas du degré qui donne l'entrée dans la cours du puis, pour que les Relig** retournant de l'office, ou d'autres endroits n’en fussent pas incommodées surtout en hyver par le mauvais air ou le froid qui en vient.
Nous vous recommandons encore d'être plus affectionnées à la solitude, à la retraite, au silence et au voyle surtout lorsqu'il y entre des séculiers dans l’intérieur de la maison.
Nous renvoyons les dispositions des sœurs dans leurs obédiences aux soins de la V. M. Prieure du conseil, de V. P. D. Vicaire, et l’on fairat incessament teindre en couleur de muse ou tané leurs habits gris ou de couleurs qu'elles ont apportées du siècle conformément au statut qui l’ordonne ainsy. En foy de quoy nous avons signés et apposés les petits sceaux de nos maisons l’an et jour que des sus.
Fr. Raphaël RAMEt, prieur de Ripaille.
: visiteurs.
Fr. P. DuRiER, prieur de Pomier.
VISITE du 12 septembre 1719.
(Inédit.)