AVIS GÉNÉRAUX POUR LES SOŒURS
Nous leur accordons la Communion, qu’elles nous ont demandée, le jour de St Hugues Évêque de Lincoln.
Leur engagement étant conforme à celui des frères Donnez, on doit aussi les conformer à eux dans la couleur de l'habit.
Lo: sœurs infirmières doivent garder le silence dan; le dortoir, ou y parler ba:, lorsqu'elles sont obligées d'y aller pour les malades avant le lever ou après le coucher des Religieuses. Celles qui sont occupées à des travaux, dont le bruit peut interrompre le sommeil, doivent aussi en ces mêmes tems s’en abstenir. Le repos est nécessaire à nos chères filles. Il nous est prétieux : qu'on évite donc tout ce qui peut le troubler ; et qu'on place ailleurs ces poulets ; qui sont dans la cour de l’infirmerie. Des Religieuses qui vont à Matines n'ont pas besoin d’un tel réveil-matin. |
Nous exhortons les sœurs entr’elles d’avoir soin de celles qui
sont infirmes ; et nous voulons qu'on les soigne; qu'on les pourvoit avec toute la charité possible.
Les sœurs doivent garder le silence au Réfectoir, éviter le bruit, les allées et les venües, afin de ne pas interrompre la lectrice, ou empêcher qu'on ne l'entende.
Les sœurs doivent s'abstenir de donner au dehors du pain, du fromage, sous prétexte de charité, moins encore le porter elles-mêmes au tour. Elles n'ont pas plus de liberté que les Religieuses ; et elles doivent, côme elles, se contenter d’user de ce qu'on leur sert, selon leur besoin, sans disposer du surplus, que l'on est obligé de rendre.
Nous exhortons les sœurs qui sont chargées du dortoir, d'être plus soigneuses à le tenir propre, le baliant au moins une fois la semaine.
La sœur qui a soin de la lavanderie, doit laver plus souvent en été les tuniques et hardes des Religieuses, parce qu'en ce tems là elles ont plus besoin de changer, et que rien ne convient mieux à des filles que la propreté.
Prononcé en acte de visite à Mélan le 12° 7bre 1749.
F. J. A. CoLomsy, prieur et visiteur.
À. ANTHELME CHANEY, Prieur de St-Hugon pris pour adjoint.
REGLEMENS faits à la petite visite de Mélan au mois de Juin 1720.
(Inédit.)