DÉPENSE ANNUELLE
Outre l’aumône générale que l’on fait une fois la semaine et le pain qu'on donne journellement, l’on donne environ pour
aumônes en argent . . . . .. . . « «LL 200 »» L'on paye pour notre part de la portion congrüe
du $ curé de la Rivière-Enverse. . . . 126 » » Pour celle du $ curé de re nous payerons
environ. . . .. . . 420 >»
Pour l'entretien du vicaire de Châtillon. . . . 300 »»
Nous devons en Chartreuse un capital de 9000 liv.
de France qui font argent de ce pays L. 7500 dont
nous payons les intérêts au 4 °L. . . . 300 » » La taille effective des biens acquis sur les: pa-
roisses de Fleyrier, Châtillon et Thyz se monte à . 208 18 2 Il y a cette année 1787 une augmentation de
12 s. 4 par livres à Fleyrier, et de 18 s. à Châtillon
et Thyz qui font . . . .. 149 15 »
La taille figurative se monte à 5: 749. 7. 10. Nous payons pour les deux tiers. . . 499 42 »
Nous payons annuellement une taille affectée sur la figurative pour les ouvrages de la province, l’année dernière nous avons payé L. 187. 11. 1. Cette année elle augmentera. Je ne mets que la même
somme . . . À Frais de justice. ne 70 »»
Entretien des églises où nous sommes décie
mateurs. . . RC 50 » »
Réparation des bâtiments et granges. .. + + + 200 »
Le vestiaire . ; . . . . ï «+ + + 800 »»
Honoraires de médecins, gages de ee et drogues . : 800 » »
Pour luminaire de l'église et huile à à brûler | 400 » » L'huile d'olive n'entre pas ici en compte parce que depuis plusieurs années le Vénérable Père Dom Jacques, prieur d’Aillon, en veut bien faire la dépense. L'on doit donner à la cuisine vingt et un quintaux de bœurre qui à peine suffisent et outre ce que l’armaillerie et les grangers fournissent il en faut acheter tous les ans quatorze nu à L. 50 l'un pour le moins. . . . 100 »»
Outre six balles de franc alé que nous avons tous les ans, il en faut acheter ordinairement neuf balles à L. 35. 12. 6. | 320 12 6 Pour les provisions de Caresme . 532 » »
Pour poisson frais. 850 » »
Pour poisson salé . 250 » »
Pour les œufs . | . 900 » »
Pour tabac et autres nécessités de la communauté non compris les intérêts des douze mille livres placées à Lyon et qui servent pour cet Us 300 » » Pour les souliers . 250 » »
Pour le voyage du Chapitre général . 200 » »
Pour les gages des domestiques 900 » »
Pour journées d'ouvriers et d’ouvrières. 390 Pour ports de lettres, douanes et voyage 200 » » Pour les domestiques et ouvriers il faut, pendant l'année, environ quarante quintaux de fromage maigre. L'armaillerie en fournit environ 28, il en faut acheter douze 270 » »
Pour les chandelles 260 » »
Pour emplette de fer, charbons, clous et jour nées de maréchal. 400 » »
Pour culture des vignes. 700 » »
Pour la culture de la Rosière . 330 » »
Pour l'entretien de l'écurie. 200 » » Pour différentes dépenses extraordinaires . 400 » » Total de la dépense annuelle. .12.344 89 — recette . 7.199 18 »
La dépense excède la recette de . . 0.144 10 9
Pour subvenir à l'excédent de L. 5144. 10. 9 l’on reçoit tous les ans des bienfaits de la PUS’
deux mille L. de France qui font . . . . . 4.699 18 » De vin vendu et autres pre casuelles, environ. 41.000 » » Qui font. . . . . 2.699 18 »
Par conséquent l’on voit que pour faire les dépenses de la maison il faut encore annuellement deux mille livres pour le moins. . . . . . . 2.444 129
L'on doit observer qu'auparavant que la maison ait été obligée de prendre la pharmacie à son compte, elle était fournie de drogues et en retirait annuellement L. 400 et qu'aujourd'hui elle dépense pour cet objet environ tous les ans L. 800, par conséquent c’est L. 400 de diminution sur le revenu et L. 800 d'augmentation sur la dépense. De plus, les denrées, les draps augmentent tous les jours de même que les impositions royales pour lesquelles et pour l'emplette du sel on perd sur le changement des espèces. Et l’on peut voir par les comptes depuis 1780 que la dépense a toujours excédé la recette de plus de L. 4000.
Il est à remarquer qu’en 1770 on a établi un vicaire à Chôâtillon dont nous payons seuls l’entretien ; en 1774 on a établi un curé à la Rivière-Enverse, et en 1788 un vicaire au dit lieu; en 1783 un curé à Verchey desquels nous payons la portion congruë pour notre cotte part. En 1773, les rentes ont été réduites au 4 °/.. En 1782, l'on a remis une imposition sur la taille figurative pour l'entretien des ponts-et-chaussées et les ouvrages de la province.
Et en 1783 l’on a commencé à payer les deux tiers de la ditte taille figurative, lesquels objets occasionnent encore une diminution considérable sur les revenus de la maison.
En 1787, on a rebâti à neuf la scie, on a pris les chaînes au Clozet, la maison a fourni les planches et le reste du bois nécessaire de même que les ardoises et on a dépensé en argent
pour la poudre pour la carrière sous Marcelley . L. 2 » > Pour 83 journées + de maçons à 44s.. . . . 5917 » Pour 128 journées de charpentiers à 1&s. . . 87 10» Pour la meule à aiguiser. . . NES & pp Pour 41 livres -- de fer à g s. 6 d. . Ju. 3 183
Pour 20 milliers clous d'ardoises à L. 3. 10 .. 10 » »
Pour 2 milliers clous maltaillés à L. 9. 10. . . 149 » » Pour 90 crosses pesant 34 livres à 9 s«.. . . . 15 6» Pour une scie. . 145 12 »
On l'avait fait faire en 1718 et elle a coûté en argent déboursé L. 83. 8. 2.
En 1788, on a réparé le mur des vignes à Vigny depuis la Lombarde jusqu'en bas et on a dépensé :
Pour 2% couppes de chaux . . . . . . . . 25 10 » Pour 33 journées de maçons à 16 s.. . . . . 26 8» Pour 11 journées de manœuvres à 85s.. . . . & 8» Pour 10 journées + à65.. . . . He 3 30 Et pour réparations à la grange du Bosson. ee 7 16»
En 1788, par ordre du sous-intendant de la province, on a raccommodé le chemin depuis Taninge jusqu’à Samoën, et comme on l'a élargit, on a défait les fondations de l’ancien mur qui tait entièrement détruit, de la longueur de 45 toises pour que les Corvistes ne le prissent pas pour les réparations du dit chemin, lesquelles 45 toises ont été faites à neuf de la hauteur de cinq pieds compris les fondations, on a fait aussi à neuf dix toises en suivant à l'exception des fondations qui se sont trouvées en état et à la largeur convenable du chemin; et on a réparé le reste du mur qui avait été fait environ en 1740.
Comme il fallait des pierres pour la construction de ces cinquante-cinq toises, on a acheté les débris d’une vieille maison qui était auprès de celle des Buchilles pour L. 17. 17 ; ce qui a moins coûté que s’il eût fallu les aller chercher plus loin.
Payé pour le bois pour le four à chaux . . .L. 35 14 Pour conduite de 36 voitures de pierres Ru la carrière sous Marcelly à 32 s. . . . 07 12
Pour dédommagement du dégât causé ‘din [les terres de différents Hs en conduisant Îles
dites pierres . . ÿ, 26 10 Pour 34 journées à 16 S. pour le four à chaux à 27 % Pour 7 journées de manœuvres à 8 s. pour ledit
four. . . . RE. 2 16
Pour achat des pierres pour le MURS Le à À 17 17
| Pour 123 journées de maçons à 14 et 165. . . . 99 14 | Pour 79 journées de manœuvres à 8s. . . . . 31 12 298 19
LISTE DES PROVISIONS ANNUELLES EN 1720 ET LE PRIX DES DENRÉES EN CETTE MÈME ANNÉE.
Le poisson frais se vendait alors depuis à jusqu'à 9s. la livre, l'on donnait environ 14 quintaux de beurre pour fondre à L.20°/., 18 quintaux fromage gras à L. 20 °/.
! fallait environ un pot d'huile de noix par semaine à 165. l'un, une dizaine de livres d'huile d'olive par an à 145. l'une, autant de cassonade à 12 s., douze livres de poivre à 30 s.
Clous de girofle, trois quarts de livres à L. 9. 42 la livre.
Canelle, autant à L. 7. 44 la livre.
Muscades, autant à L. 8 la livre.
Ris, un quintal à L. 14 la balle.
Capres, dix livres à 10 s. l’une.
Brignolles, douze livres à 8 s.
Passules, douze livres à 8 s.
Figues, 12 livres à 6 s.
Raisins d’amas, 12 livres à 7 s.
Saffran, deux onces à L. 2 l'once.
Écorce de citron, une livre à L. 4, 12 la livre.
Moutarde, quatre livres à 8 s. la livre.
Le suif se vendait 10 s. la livre et les cierges 29 s. la livre.
Si l'on compare les provisions annuelles qu'on donnait en 1720 avec celles de 1788, l’on verra que les dernières sont beaucoup plus considérables et que le prix est augmenté presque du double.