CHARLE DU PASQUIER
DüucrETET, notaire.
En ajoutant à cette liste sœur Péronne de Saint-Sixt, absente, dit l’acte, pour cause de maladie, on trouve alors à Mélan une communauté de 21 professes originaires, pour la plupart, des plus nobles familles du Faucigny”.
La fin de cette mème année 1634 est signalée par la mort de Jean Michallet du Pas, décédé le 21 septembre. Les an-
1 Louise de Vallon était la sœur de Charlotte-Francoise de Gex qui fut abbesse du couvent cistercien de Sainte-Catherine de Semnoz (1640- 1672). (Fr. Mugnier, Abbaye de Sainte-Catherine, 1886, p. 217.)
3 V. preuves, n° 10.
nales de l'Ordre! le désignent comme grand bienfaiteur de Mélan, sans dire quels furent ses bienfaits. Il eut un anniversaire dans tout l'Ordre.
Dans le courant de l’année 1635, D. Claude-Emmanuel de Lorme était institué vicaire de Mélan par le Révérend Père.
Ce religieux avait fait profession en Chartreuse le 11 juin 1602. D'abord vicaire de la chartreuse de Portes, il fut ensuite prieur de Saint-Hugon de 1613 à 1617. Déposé à sa demande, il devient vicaire, puis prieur de Valbonne en 16192.
D. de Lorme administra deux ans notre monastère, de 1635 à 1637. En cette dernière année, sur ses instances et à cause de graves infirmités, on lui fit miséricorde. Il demeura cependant comme hôte à Mélan. Le Chapitre recommande à son successeur et au procureur de cette maison de prodiguer au pieux vieillard leurs consolations. Mais son pèlerinage touchait à sa fin; il mourut et fut enseveli à Mélan en 1638. On lui accorda une messe de Beata dans tout l'Ordre.
À l’époque où nous en sommes de notre histoire, un fait surprend tous les historiens, c’est l'état de pénurie où sont tombés de nombreux monastères en France. Pour ne parler que des moniales chartreuses, on constate alors une pauvreté douloureuse dans les monastères de Bertaud*, de Saint-André de Ramièresi et de Prémol*. Ces monastères avaient cependant de vastes domaines, des troupeaux nombreux, de beaux droits de dimes. Mais les faits sont là qui prouvent une détresse alarmante. Malgré l'esprit des statuts, on dut en venir à permettre et mème à exiger une dot pour l'entrée en reliœion. En 1653, la dot exigée à Prémol était de 3000 liv.6. En 1716, les visiteurs obtinrent du Saint-Siège que cette somme fût portée à 3500 liv. 7. Une demande semblable fut évidemment faite par Mélan vers le premier tiers du xvn° siècle. Nous voyons, en effet, apparaître sous le vicariat de D. de
1 T. IV, p. 363.
2 Burnier, Saint-Hugon, c. 1x, p. 35.
3 Chartes de N.-D. de Bertaud, par l’abbé Ch. Guillaume, p. xxxvII. 4 Ms. de M. Lucien Gap à la chart. de Valsainte.
5 J.-J.-A. Pilot, p. 75.
6 Ibid.
7 Ibid., note 3.
Péod. eee TESTÉ