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48 HISTOIHEUE M ES ASCENSIONS
Elle rebondit comme une balle et les secousses que noua éprouvons août atroces. Notre ancre voltige au-dessus des champs et ne veut pas mordre : on dirait un bouchon de liège pendu à un fil ! Nous sommes saisis par une force épouvantable, qui tantôt nous l'ait rebondir dans l'espace ettantôt nous précipite contre la terre.
C'est le traînage qui commence an milieu d'un ourayan furieux.
On a lu, au commencement de ce chapitre, les circonstances qui ont accompagné notre descente : nous n'y reviendrons pas ; nous ajouterons seulement que nous avons traversé la surface d'un botsàla cimedes arbres,dont les grosses branches se cassaient sous notre passage ; l'une d'elles pénétrant dans la nacelle blessa mon compagnon île voyage et lui démit le pied. Après huitjours de repos, il fut rétabli, toujours prêt à courir à de nouvelles aventures aériennes.
Il est regrettable que nous n'ayons pas eu dans cette occasion lesressources d'un aérostat plus volumineux, en meilleur état, capable de séjourner longtemps dans l'atmosphère; avec une vitesse de 30 lieues à l'heure nous eussions pu parcourir jusqu'au soir un espace considérable. Mais nos premières expéditions aériennes étaient exécutées difficilement : en dehors du concours que voulaient bien noua prêter quelques aéronautes et quehiues amis, nous devions tout faire par nos propres ressources.
Le fait le plus important qui soit à signaler dans notre aecension du 7 févrierl86y,est,comme on le voit, la présence au-dessus des nuages d'un véritable ileuve atmosphérique chaud, dont la température s'est élevée sans doute dans les régions tropicales d'où il provenait, à la fai,'on du Gulf-Stream océanique. I>a vitesse inusitée de ce courant n'est pas moins remarquable que -sa température élevée.