CHAPITRE CINQUIEME
n de La Villetlc au cimetièru du Clicliy
n doux heures 30 uiiuuks) ie 11 uvril IHUO.
Contraîremect au voyage aérien qui précède, et pendant lequel nous avoDS été emportés avec une vitesse prodigieuse, celui-ci est remaniuable par l'immobilité presque iibsolue de l'aérostat. Le ballon ÏUniun que nous montions,estrestépeQdant une ticure exactement ùlamÊmeplace,à 1 000 mètres au-dessus du point de départ, comme s'il avait été retenu parunc&blo.Les feuilles politiques de Porisont mentionué cette curieuse circonstance que le public avait attentivement remarquée. Voici ce que disaient les journaux à ce sujet :
■ Le ballon, qui dimanclie a plané si longtemps sur l'usine de la Villette, avait à son bord MM. W. de Fonvielle, Gaston Tissandier et l'armateur du navire aérien, M. Gabriel Mangin. Jamais un souille. Ou eût dit une bouée Hottante retenue par un càbk- invisible. Après une station de deux heures à 2 00U mètres, les aéronautes ont jeté l'ancre... dany une avenue du cimetière de Clicby. »
Nous donnons le récit de ce curieux voyat;e toi ([an nous l'avons publié quelques jours après l'ascension '. Comme ou va le voir, notre voyage a été exécuté par un temps calme, principalement pour démontrer que les aérostats sont susceptibles de fournir un utile concours à l'importante vérification de la loi des hauteurs barométriques.