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INiaiODUCTION
gnîfiquement décoré; l'ascension exécntée le l'J janvier 1784, fut de
courte durée
Ici doit s'arrêter l'histoire de la naissance d'une impérissable découverte, que l'on peut résumer par trois j^rands noms français : Montgollier, Pilaire de Rozier, Charles. Les Montgolfier créent, par l'expérience, le principedes ballons; Pilâli't' lie Rozicy, par son as-
Apparell Toli
cension, en démontre l'usage pour voyager dans les airs; Charles transforme l'invention nouvelle, et crée l'art aérostatique.
Nous ne continuerons pas l'histoire de l'Aéronautique : il nous suffira de rappeler que dès l'origine, après avoir essayé, quelques tentatives de direction exécutées soit avec des rames comme l'avait fait Blanchard, soit avec des palettes mobiles et des propulseurs à bras, comme essaya de l'exécuter Guyton de Morveau, les ballons ne servirent plus pendant longtemps qu'à défrayer la curiosité.
Pendant les guerres de la première Révolation ils rendirent de grands services comme ballons captifs à nos armées en campagne ; le brave Coutelle, capitaine des aérostiers militaires, assista du haut des airs, dans la nacelle de son ballon YEnti-epremint, à la victoire de Fleurus en 17U4.
Le gt^ni^ral Jourdan commandant l'armée française n'hésita pas à reconnaître les services des aérostiers militaires, et Carnot.dans ses Mt^tiioiivs. déclare que sans XEntt-eprenant bien des opérations de l'année autrichienne auraient été cachées au général français, par des accidents de terrain qui n'arrêtaient pas le regard de l'aéronaute juohédanssa nacelle.
Pendant que Coutelle dirigeait IVquipe de ses aérostiers. la Convention nationale ayant eu connaissance des premiers résultats obtenus, pn>nait la décision d'organiser à Meudon nne école aérostatique sous le commandement de Conté. Cette école aérostatique a très heun-usement fonctionné pendant plusieurs années; nous publions, à ce sujet, des gravures laites d'aprt's les aquarelles inédites de Conté: elles nous monlrtMit comment on vernissait alors les ballons remplis d'air, et comment on les protégeait en campagne contre les l'ITorts d« vent. \P,-»i.vs XVI et XVII.:
L'EwIe aérx>statique de Meudon, supprimée sons le premier Empîr«, * éli' rt^Mislituée do n.^s jours, et tous nos corps d"année sont a)|jonr\i'hui (xuirvus d'un^' équipe de ballons captils.
Au fommeuoemenl de nolri' sî^-le. Tèt^î des ascensions scientifiques, estvutées d.ins W bm d'o\plorvr l'aïmosphipe . ei d'y faire lies obs^rralions. a été brillamment ouverte i«rCîay-LussacetBiol, Roberts^w et Lhvwst. continuée par Dupuis-Delconrt, reprise «n ISTtl par t^m) et lïixio; elle a été continuée de nos jours par MM. lîtatsWr. Flammarion. \V. de Konvielle. G. «ft A.
Tissandier; nous n'insisterons pas sur l'intérêt de ces expériences que le présent ouvrage a pour but de faire comprendre.
La question la plusintéressante de celles que présente'aujourd'hui l'étude des ballons, est assurément la direction des aérostats allongés. Quelques praticiens, ont blâmé les efforts qui ont été faits dans ce sens en préconisant les appareils volants, les hélicoptères, \g^ aéroplanes, en un mot les mécanismes^/î/s lourds que l'air. Mais les moteurs connus sont actuellement beaucoup trop lourds pour qu'ils soient capables d'élever un appareil à ailes, ou à hélice. On n'a vu fonctionner jusqu'ici que de petits jouets, comme lesoiseaux volants de Penaud dont les ailes étaient mises en mouvement par un petit ressort de caoutchouc (page XX). — Les hommes qui ont eu la témérité comme de Groof en 1874, de quitter un aérostat avec un appareil volant de grande dimension (page XXI) ont été précipités du haut des airs et se sont tués.
Malgré les difficultés que le ballon de grand volume ollre au navigateur aérien, c'est au ballon qu'il faut recourir. Nous espérons le démontrer dans un des chapitres de notre livre. Les appareils plus lourds que l'air sont peut-être les systèmes de l'avenir, mais les aérostats allongés munis de propulseurs sont assurément lesvéhicules aériens du présent.
Les conséquences de la constrution d'un navire aérien dirigeable, seront des plus importantes. Le navire aérien flottant dans un milieu d'une faible densité, n'î pourra jamais assurément se comparer aux bateaux, quant au poids qu'il lui sera ])0ssible de transporter, et encore moins aux chemins de fer sur lesquels glissent des trains chargés de milliers détonnes; mais il pourra servir au transport rapide de certaines marchaudises précieuses, ou à celui des voyageurs. Avec lui, il n'y aura plus de barrières à la surface des continents. Le pôle
INTRODUCTION
n'aura plus de mystères, les déserts de l'Afrique, les forêts de l'Aus^ 1 traiie s'ouvriront à t'esplorateur.
L'air parcouru sur de grands espaces, ne tardera pas à être émdié comme l'océan. On y révélera les lois de ses mouvements, et la connaissance des courants ne manquera pas d'être utilisée dans les voyages atmosphériques au long cours.
Le navire aérien doit être considéré enfin comme l'engin de guerre le plus terrible qu'on puisse imaginer, puisque les frontières naturelles ou les forteresses, ne l'arrêteront pas. et qu'il sèmera impunément la mort et l'incendie sur sa route. Nul ne saurait prévoir les conséquences de cette arme formidable mise entre les mains des nations.