CHAPITRE TROISIÈME
IX milieu des nuages i neige, le 8 novemlire iS^,
Mee deux premiers voyages aériens, exécutés comme on vient de le voir dans des conditions si différentes et si intéressantes, n'avaient fait qu'exciter mon ardeur. Un aéronaute de profession, M. Gabriel Mangin, alors lieutenant delà compagnie des aérostiers, société de jeunes praticiens, avait assisté il notre départ du Conservatoire des Arts et Métiers. 11 m'avait offert spontanément de mettre â ma disposition son ballon l'Union cubant 1 OOÛ mètres. J'acceptai l'offre de grand cœur, et uous ne tard&mes pas à organiser une nouvelle expédition où mon frère Albert. Tis&andier fit ses premières armes aériennes. Le voyage aérien fut tixé au dimanche 8 novembre 18tî8 et le gonflement eut lieu à l'usine de la Villette.
Le ciel était fort brumeux dans la matinée du 8 novembre. Dès le matin, Gabriel Mangin commença le gonflement. A onze heures l'aérostat se berce gracieusement sous les ondulations du vent. Mon frère et moi, nous prenons place dans la nacelle avec notre pilote aérien.
Nous nous élevons lentementau milieu de la ncigequi tombe en grande abondance, bientôt nous ne distinguons presque plus la terre qui s'étend bien loin sous nos pieds. Dans le lointain, nous apercevons encore les gazomètres de l'usine à gaz de la Villette ; le groupe de nos amis qui nous saluent de la main, nous apparaît confusément à travers les flocons qui
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nous entourent. Nous offrons, du reste, a ce que nous avons supins tard, un remarquable spectacle pour tous ceux qui nous regardent. L'aérostat dana les airs semble attirer à lui les parcelles de neige qui se heurtent ^ aa surface. Il parait entouré d'une auréole d'une blancheur étincelâate ; c'est un énorme glaçon flottant au milieu d'un tourbillon de neige.
Cette croûte de glace nous appesantit singulièrement, nous nemontons qu'en vidant à la fois plusieurs sacs de lest ; grùce à ce délestage, nous nous élevons à t 800 métrés d'altitude et nous assistons an curieux tableau de la formation de la neige. Tout t l'heure de gros flocons voltigeaient autour de la nacelle; maintenant, ce sontdes paillettes brillantes, presque irisées, qui s'attirent, s'agglomèrent et grossissent à vue d'oeil, & quelques centaines de nu^tres sous la nacelle. Au-dessous de nos tètes, la nuée est moins épaisse, plus transparente, et on devine que le soleil n'est pas loin; mais notre aérostat, chargé de neige, n'a pas la force de monter. La température n'est pas très basse, car le thermomètre marque seulement un degré au-dessous de zéro. Du reste, on ne se lasserait pas d'admirer ce jeu de la cristallisation de l'eau que nous saisissons pour ainsi dire sur le fait, et mon frère, en sa qualité d'artiste, manifeste surtout sa profonde admiration. C'est, comme je l'ai dit, la première fois qu'il a quitté la terre lerumdans la nacelle d'un ballon, mais il oublie qu'il est suspendu dans les airs, et il prend un croquis de ce qu'il voit, tout comme s'il était encore sur le plancher des dessinateurs.
ilitlt — Tout autour de nous, en haut, en bas, à droite, à gauche, c'est une sarabande de cristaux microscopiques qui décrivent de toutes parts (nille courbes capricieuses, mille sinuosités bizarres ; ils s attirent, se repoussent,s'agglomèrent et retombent en tuurljillormant jusqu'à la surface du sol.
Nous nous sommes décidés à sai'rîlii'r du lest et, malgré la neige, nous montons encore. Js voudrais lancer notre ballon :\ travers cette brume demi-lransparente qui me caclio les layons solaires, je voudrais traverser ces vapeurs translucides et voir le soleil qui nous donnerait des ailes. — En sept minutes nous montons de ■JOO mètres seulement. Quelle
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pénible ascension I Mais comment vaincre ce poids gui chai'ge sans cesse les épaules de notre coursier ? Tout ce que nous pouvons faire, c'est de dépasser le niveau de 2 200 mètres. — Les parcelles de glace sont très ténues; on dirait une infÎDité d'ai^'iiilles cristallines. Encore unelFortetuous verrons le soleil ; nous avons assez de lest, pour franchir ces dernières plages aériennes au-dessus desquelles l'astre doit briller.
Midi quinze. — Nous tenons un conseil de guerre, et d'un avis unanime nous décidons qu'il ne faut pas songei' îi nous élever encore. Pour dépasser ces dernières assises de vapeurs, il faudra épuiser nos forces, c'est-àdire sacrifier le dernier lest. — Si nous avons le malheur de plonger notre navire aérien dans l'océan de lumière qui brille au-dessus de nos tètes, la couche de ueige qui nous appesantit, ne manquera pas de se fondre, nous perdrons cette eau solidiliée qui n'aurait jamais dû se condenser sur nos toiles, et, délestés d'un poids considérable, nous serons emmenés malgré nous vers les hautes régions. Quand nous quitterons les couches supérieures de l'air, où nous aurons pu admirer d'en haut les nuages chargés de neige, quand nous reviondrons â terre appelés par cette force invincible de la pesanteur, de nouveaux flocons nous alourdiront encore, ils augmenteront de moment en moment U vitesse de notre descente, et comme nous n'aurons plus de lest h'i jeter, comme nous aurons dû gaspiller ce qui est notre vie dans les plaines atmosphériques, nous toucherons la terre avec une force telle que nous serons sans doute brisés par le choc, — Gravir encore les plages aériennes serait témérité, il faut regagner lentement le fond de notre océan gazeux qu'on appelle la terre.
Midi vingt-cinq. — Nous entendons distinctement des voix humaines elle roulement d'une voiture... Jamais bruit terrestre n'avaitfrappé mon oreille à cette altitude (1800 mètres i. La neige, qui a débarrassé l'air de l'humidité qu'il renfermait, l'a sans doute rendu meilleur conducteur des rayons sonores.
Midi quarante-cinq. — Nous voilà rapidement revenus à l'altitude de 1000 mètres au-desaus du niveau du sol. Je retrouve les mêmes flocons
de noige, plus abondants, plus épais que tout à l'heure; ils exécutent toujours leur danse aérienne. L'air est encore presque sec, comme l'indique le psychromètre, et la terre ne se montre pas.
Le ballon ne tarde pas à descendre avec une assez grande rapidité ; notre provision de lest est épuisée ; il faut revenir en vue déterre' Les flocons très épais à cette hauteur, nous cachent à quelques paysans de la localité que noua apercevons sur une route et que nous appelons en vain à notre aide de toute la force de nos poumons. Nos cris les fout retourner cependant les uns après les autres, mais aucun d'eux ne lève la tête et ne semble se douler que nous planons au dessus. La brume terrestre seraitelle plus transparente de haut en bas que dans le sens inverse !
Nous rasons bientûl la surface du sol... Notre guide-rope touche terre et la nacelle de r&'n(Oit est brusquement Jetée au milieu d'un champ. Je détache l'ancre qui mord, tandis que Mangin ouvre la soupape, puis la referme subitement ; nous sommes arrêtés par notre corde. Des paysans accourent et nous apprennent que nous sommes à Chenue vières-sur- Marne... Notre course n'a pas été rapide, car il y a une heure et demie que nous avons quitté Paris ; il n'est pas tard, et je ne veux pas encore dégonfler notre aérostat, pensant que le manteau qui le recouvre ne tardera pas à fondre. Le temps parait un peu s'éclaircir, slle soleil allait se montrer, il sécherait bien vite nos toiles et nous permettrait peut-ê( d'es.écuter une seconde ascension.
Les habitants de la localité grossissent en nombre, et un aimable propriétaire de ehennevières, M. Rouzé, qui a couru avec ses deux fils après notre guide-rope, au moment où il rasait les champs, nous invite à déjeuner. J'accepte l'offre aimable d'une hospitalité inattendue, mais cependant je ne veux pas quitter mon cheval aérien, craignant qu'il ne ijrenne le mors aux dents pendant mon absence.
— Ne vous inquiétez de rien, me dit notre hôte, je vais vous faire conduire â la porte de ma maison.
Ce qui est dit est fait ; quelques bras vigoureux nous saisissent, st lèvent notre nacelle dans laquelle nous demeurons tranquillement assis.
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et nous voilà triomphalement reinorqué^ à travers champs par une bande joyeuse qui nous acclame. Ce ballon couvert de neige, soulevé par quelques hommes et penché parle vent, ces paysans qui l'entourent en poussant des cris de joie, ces chasseurs et leurs chiens, ce garde-charapètre. torment le plus curieux tableau. Notre voyage, quoique terrestre, n'en offre pas moins le charme d'une excursion aérienne. Nous franchissons ainsi la terre labourée jusqu'à la route de Ghennevières, que nos conducteurs nous font traverser habilement, sans qu'aucune branche ait atteint le ballon.
Nous passons encore, sans difficultés cette fois, au-dessus d'une autre plaine, et je donne le signal de la halte sur un avis de notre hôte, qui m'a appris que nous étions chez lui. Mangin, mon frère et moi, nous descendons de la nacelle et je remplace notre poids par celui de quelques grosses pierres que j'aperçoiâ sur une route voisine. Pour faciliter le transport des matériaux, j'organise une chaîne humaine avec les paysans de bonne volonté et je charge notre panier d'osier de pavés et de moellons qui le rivent solidement à la terre labourée. Ces manœuvres, si simples qu'elles paraissent, ne s'exécutent pas toujours facilement, car l'enthousiasme des gamins qui accourent toujours en grand nombre en pareille occurrence, est difficile à maintenir. Les uns se pendent à nos cordes et y voltigent comme aune balançoire; les autres frappent l'étoife du ballon, et, sans penser à mal, ils mettraient tout en pièces si on n'y mettait ordre. M. Rouzé nous fait entrer dans sa charmante villa, et nous sommes admirablement reçus par une société si aimable que je doute qu'on en trouve de préférable au ciel même. On a garni la table en notre honneur de bons plats et d'excellents vins, nous faisons très bon accueil â tout ce qui nous est offert. La neige nous a valu de l'appétit ; tout en maniant la fourchette, je ne peux in'empêcher de penser que nos amis, qui nous ont vus partir, supposent sans doute que nous sommes en train de geler dans les hautes régions de l'atmosphère ! Comme ils sont loin de soupçonner que nous déjeunons dans une bonne salle à manger, bien chaude et bien confortable!.-. N'avais-je pas bien raison de dire au départ
l|l|H II) (iiiii'Ulit Hli liitlloit 11" [pniil hntli'o c.im luiiKHon» aériens qu'on nom- IIIN Imh iMliiiJitN, H<iiiM fiili'i' i|iii<h|iin nnif'orilrii 6t)'tiii({i;, imprévue?
Iiil i<iMivt<l<MMlliiii N'Miiliiini tniil m iiitUNiuil AvoR noB hôtes, je regarde le t<liO il" lti(ii|ifi i>li tniiitm »l ,|ii viiIm nvoo un» Indicitile joie que le soleil jlHliiH Ih IlitH \ In llitliitt uni. rninliio ni l(> Ui\\\<m »{> dùlinrrnsse de cette maullUlM'ilIlH llllllllilll^.
Niiilt V'tllHitvniin itiMtiii^, difjp hiPiiliM, lo spectacle d'une d«sMnl« v\\ lirtllitii, t|tll H |iHlit ViMtn li)l(W«i~i(>i-vlvi>mo»t, vous me permettrez iprés' \* \\#ww\, tli> \\\\\*. iMMr it^lul i)'uito«8»itsiou: je tiens i m'ea «Bfr far U V»l* \\\\\ sw"* MVi\\\\\\ t\'t.
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sans toucher à notre unique sac de lest... La température s'ahaisse; 3 degrés au-dessus de zéro à 3000 métros.
Les nuages éclairés par le soleil ont une couleur étrange : ils paraissent violacés, roses et forment des lignes élégantes, régulièrement étagées à l'horizon! Mais ceci n'est que le prélude du tableau que va nous fournir tout à l'heure le coucher du soleil.
L'astre bientôt disparait sous un rideau de nuages qui nous cache une illumination magique : on voit surgir sous un manteau de pourpre raille rayons d'or, tellement éblouissants que l'œil peut ;\ peine en supporter l'éclat. Ils semblent émaner d'un même centre qui se devine sans être vu... Jamais poète n'a pu rêver un soleil aussi radieux, jamais peintre n'a pu concevoir des lignes de feu aussi étincelantes. Nous montions jusqu'à 3 800 mètres, au milieu du calme absolu qui règne dans la nature, à l'heure solennelle du crépuscule !
Saisis d'une sorte d'extase, nous regardons la terre, qui ne nous apparaît plus que sous la brume transparente, comme masquée derrière un voile de mousseline rose. Ici, la Marne sillonne la campagne et un long ruban de vapeurs s'exhale de ses eaus azurées ! plus loin,c'est un aqueduc que l'on entrevoit au milieu de ce décor, comme le seul vestige de tout travail humain! Quelle joie paisible nous éprouvons à regarder de si haut cette campagne microscopique et à Jeter les yeux sur ces bas-fonds, sans faire partie de leur substance boueuse !
Jamais je n'avais été aussi surpris des changements de nuance et de couleur qui se manifestent au milieu des nuages éclairés par les feux couchants du soleil. A mesure que l'astre baisse pour aller éclairer d'autres contrées, les tons vifs s'effacent peu à peu. D'abord c'est une richesse de nuances incomparables... la pourpre colore des mamelons vaporeux dont une frange dorée termine les contours ; lo ciel est d'un Ideu indigo le plus franc, le pins foncé, la terre est verdàtre comme une pâte émeraude, et la Marne est aussi rose que le pétale d'une fleur naissante ; nous sommes enveloppés dans ces deux liémisphères formés par le ciel et la terre. notre aérostat trace son invisible sillage au milieu di- toutes ces merveil-
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les. Mais peu à peu l'harmonie des couleurs se dissipe, les nuages pas», ' sent du ■violet pourpre i des tons plus gris; la campagne se voile d'unie mousseline plus opaque, plus fonct^e, comme un crêpe ic, deuil. Tout ce . qui vit, va sommeiller au milieu du silence de la nuit ! Le disque solaire va s'éteindre, comme pour dire un dernier adieu à ces vastes prairies qu'il égayait, à ces beaux nuages qu'il colorait de pourpre et d'or ; il jette un dernier feu étincelant sur res palais l'ncliaiités de vapeur. L'air s'em-
brase pendant un instant, il se colore d'une nuance Trouge-o range, comparable aux reflels d'un incendie lointain ; les nuages, l'espace bleu tout il'beure, la terre elle-même, se revêtent subitement de cette nouvelle parure, et nos yeux aveuglés perdent bientôt le pouvoir d'admirer ce reflet de splendeurs, renfermées dans les zones où les ballons n'ont pas encore pénétré. A peine avons-nous le temps de nous rendre compte de ce beau phénomène, que tout se dissipe avec une rapidité inconnue aux crépuscules terrestres, où la lumière lutte longtemps contre l'obscurité;
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legrand flambeau de notre humble planète vient de se i-acher sous l'écran de l'horizon : avec lui meurent bi luraièro et les couleurs !
Que ne pouvons-noua maintenir dans l'espace notre ballon jusqu'à l'heure de l'aurore, jusqu'au moment où le soleil va venir de nouveau animer la nature entière ! Quels regrets en pensant qu'il va falloir regagner la terre, et que demain, à cette.même place, renaîtront encore, toujours splenriid^s ffnijnurs nnuvfinuN, ira.lniiraliles L:i!il,=iins colorés
de ClieDn«vi6rsa-SDr-U>rii« à Virt-Sni
par ces jeux de lumière ! Ils ne pourront ôtre contemplés par aucun œi? humain. Une fois revenu sur le plancher terrestre, l'architecture bizarre, grandiose des nuages n'est plus la même; si imposante qu'elle puisse être à terre, elle ne ressemble plus à celle qui s'olTre au regard de l'aéronaute. Les cumulus, les masses de vapeurs aériennes, vus d'en bas sur le sol, ou d'en haut dans les airs, offrent des aspects différents ; ou dirait qu'ils ont deux parures distinctes. Contrairement à l'agate qui est éblouissante quand un rayon lumineux la traverse et qui est terne
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lorsqu'on la place sur un objet opaque, les nuages ne revêtent leur plus brillant f^clat que pour l'œil privilégié qui a pu traverser le grossier épiderme formé par les nuées inférieures.
Mon frère a eu le temps de prendre plusieurs croquis de tous ces beaux paysages, et j'ai par moments interrompu mes méditations pour lire le thermomètre et le baromètre. Notre hauteur maxima a été de 3 850 mètres. — La température minima a été de 5 degrés au-dessous de zéro.
Quoique basse, elle n'est pas sibérienne comme se l'imaginent ceux que nous avons laissés à terre. Nous ne sommes pas véritablement saisis par le froid; cela tient sans doute à ce qu'il n'y a pas de vent en ballon, et qu'aucune brise ne peut vous fouetterle visage. Notre respiration n'est nullement embarrassée, et la seule remarque que je puisse faire, c'est que nos paroles ne se propagent pas facilement dans cet air raréfié; ilfaut un peu crier pour se faire entendre. J'éprouve un certain bourdonnement dans les oreilles, une douleur sensible dans le tympan ;c'est que l'air contenu dans le tuyau auditif se dilate par suite de la diminution de pression extérieure.
Mangin me fait observer qu'il est bientôt5heures et qu'il serait prudent de descendre ; le ballon est bien équilibré dans l'espace, et il faut jouer de la soupape pour le faire osciller. A mesure que nous approchons de terre, le dernier rayonnement de la lumière solaire disparaît ; les couches d'air se foncent et deviennent blafardes, la campagne est obscure, et la nuit va la cuuvrir bientôt de son manteau.
Nous atterrissons mollement dans un champ, aux environs de Melun, à Vert-Saint-Denis (Seine-et-Marne), en face des bouquets d'arbres qui sont les avant-postes de la forêt de Sénart. — Le vent nous traîne quelques instants dans la terre labourée, le ballon se couche sur le flanc ; nous sommes couverts de boue et de terre détrempée.
Triste retour ! C'est le réveil après un beau rêve !