‹ Histoire de Mme DuchesneChapitre 14 sur 247 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

stupéfaction en présence des perspectives que cette immensité ouvre devant l'Évangile; on tressaille d'espérance, et on comprend qu'il y ait des cœurs qui ne veulent pas de repos tant que ce vaste monde n'est pas conquis à Jésus-Christ.

Dans le progrès colossal que nous venons de signaler, l'éducation catholique a été et est encore la grande force motrice. Or, ce sont principalement les congrégations religieuses qui la mettent en jeu. Les évêques l'ont reconnu par un acte solennel; et le Sacré-Cœur a sa part dans la reconnaissance que le sixième concile plénier de Baltimore exprimait, en octobre 1866, aux communautés de femmes quand il écrivait : « Nous accomplissons un devoir qui nous est doux, en rendant justice à l'héroïsme de ces vierges chrétiennes, dont la vie répand partout parmi nous la bonne odeur de Jésus-Christ; et qui, par leur dévouement et leur esprit de sacrifice, ont contribué peut-être plus qu'aucune autre cause à produire un heureux changement dans l'esprit d'un grand nombre de ceux qui étaient éloignés de notre foi. »

Des femmes , des vierges apôtres , eurent donc l'honneur de mettre la main à cet ouvrage. Déjà on en avait vu paraître de très grandes dans la mission canadienne du xvii* siècle; et le courage de ces saintes filles qui s'appellent Marie Guyard ou Marie de l'Incarnation, Marguerite Bourgeois, Marie Barbier , Marguerite Lemoine , Marie - Louise Dorval , M"" d'Youville et M'"' Mance, a mérité cet éloge d'une plume protestante : « Des femmes jeunes et

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