XII INTRODUCTION
sont au martyrologe de cette Église naissante. Ibo et non rcdibo, (tcv\\^\i\Q P. Jogues, en partant pour son dernier voyage chez les Moha^vks. Chacun de ces hommes savait qu'il était baptisé pour la mort, « Mais déjà morts au monde, dit le même historien, et possédant leur âme dans une paix parfaite, ils ne reculaient jamais. L'histoire de leurs travaux se rattache à l'origine de toutes les villes mentionnées dans les Annales de l'Amérique française. On ne doublait pas un cap, on ne traversait pas une rivière sans qu'un jésuite en montrât le chemina »
Ce fut un jésuite, le P. Marquette, qui le 15 juin 1673, accompagné de Joliet, et monté avec lui sur un simple canot d'écorce, reconnut le Mississipi jusqu'aux Arkansas. Ce fut un récollet, le P. Ilennequin, compagnon de Cavalier La Salle, qui descendit son cours en 1682. Cinq ans après, La Salle, dans un second voyage, donnait à la vallée le beau nom de Louisiane, en l'honneur de Louis XIV, et peu après les Français, sous la conduite de Le Hontan, puis d'Yberville, y établissaient des postes de défense et des stations de commerce, au nom du roi de France.
Alors sur le fleuve et sur ses affluents, l'Ohio, la Wabash , la rivière des Illinois , les missionnaires groupèrent des Congrégations : toute la contrée s'apprêta à devenir chrétienne. Au récit des souffrances rédemptrices de l'Homme-Dieu, l'Ottawa, rillinois, le Potowatomie, déposant leur férocité, en-
> Bancroft, History of the United States, vol. II, p. 783.