‹ Histoire de Mme Duchesne [microforme]Chapitre 25 sur 270 · INTRODUCTION XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXI

pouvons pressentir dès maintenant, c’est que cette conquête devra être le prix de rudes combats. Depuis quinze ans surtout gronde contre les catholiques une haine jalouse qui menace en Amérique l’ancienne liberté; et il ne tiendra pas aux six mille loges maçonniques qui oppriment les États que la Révolution ne passe l'Atlantique pour forger là aussi à l'Église romaine les chaînes qu’elle a juré de lui mettre partout. Mais n’ayons pas de crainte, l'Amérique catholique possède , entre autres forces, un puissant gage de victoire : c’est son union d’esprit et de cœur avec.le Saint - Siége ; là réside sa grande puissance. L’attitude de ses évêques au concile du Vatican a montré qu'elle était loin de vouloir l’abdiquer ; et que son attachement à Rome n’a fait que croître depuis que Grégoire XVI en parlait de cette sorte : « Dans aucun pays du monde, je ne me sens plus pape qu'aux États-Unis. »

Puissent, réunis par ce lien d’unité et de charité, les deux mondes n’en faire qu’un, et donner ainsi raison aux paroles évangéliques du premier télégramme transmis par le câble transatlantique, le 18 août 1858 : « L'Europe et l’Amérique sont unies désormais. Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »

Puisse cette paix se faire au sein de la vérité, et s’accomplir ainsi les vœux qu’exprimait, il y a trois ans, un des plus vaillants champions de cette sainte croisade : « La foi catholique est le seul élément religieux dont le mouvement progressif soit en

Page 1