CHAPITRE III
LES CUÈRES ATTACHES ET LES SACRIFICES DE M° DUCHESNE SA FAMILLE, SON MONASTÈRE, SES ENFANTS SA NIÈCE ALOYSIA
Nous nous en souvenons, M" Duchesne, racontant à la mère Barat la sorte de vision qu’elle avait eue de son avenir, durant la nuit lumineuse du jeudi au vendredi saint 1806, lui disait, en parlant de cette veille trop courte au gré de ses désirs : « J'avais tant à faire avec tous mes sacrifices! J'avais à offrir une mère, et quelle mère !...des sœurs, des parents, une montagne ! » Le sacrifice muiliple que signalent ces lignes était celui de ses plus profondes affections. C’était donc un brisement, un déchirement cruel, que la séparation qu’elle appelait cependant de ses vœux impatients; et le tableau des tendresses de M" Duchesne pour sa famille d’abord, ses sœurs, son père, tous les siens; pour Sainte-Marie ensuite, ses religieuses, ses pensionnaires; enfin cl spécialement pour sa nièce Euphrosyne, l'enfant de son espérance , nous apportera, sur la générosité de ce beau cœur, la plus émouvante comme la plus édifiante des révélations.