‹ Histoire de mon temps 2e série, présidence décennale, Second EmpireChapitre 13 sur 28 · I. Mort le 10 mars · texte numérisé non relu

I. Mort le 10 mars

voyé extraord maire, renfermait comme attachés des généraux^ de jeunes membres du Corps législatif, et de brillants officiers de la garde impériale. Les fêtes de Moscou, la ville sainte, furent splendides. L'Angleterre s'y était fait représenter par lord Granvillc, TAutriche par le prince Paul Esterhazy, la Turquie par iMéhémet-Kebresli-Pacha, la Prusse et les États allemands v avaient envoyé les princes de leurs maisons régnantes, et la B( Igique un personnage qui portait avec élégance et dignité un nom rappelant les plus vifs souvenii's de la diplomatie de ce siècle, le prince de Ligne. Des députations venant de toutes les parties de Tempire avec leurs costumes particuliers et pittoresques devaient assister aux cérémonies du couronnement, à côté de ces envoyés de PEurope.

Ces derniers furent reçus par le nouvel empereur avec des nuances qui furent très-remarquées. Le comte de Morny, arrivé et présenté le premier a Alexandre II avait, suivant Tusage, pris le pas sur ses collègues ; il rei^ut à la cour un accueil trèsempressé et flatteur que la ville ne manqua pas d'imiter. Les attentions qu'on lui prodigua firent ressortir davantage la froideui* relative qui accueillit lord Granville, le représentant de la Grande-Bretagne. Bientôt, comme dans toutes les occasions de ce genre, des anecdotes circulèrent»des mots furent répétés, et il y en eut qui devaient avoir un grand

retentissement. Ainsi l'empereur Alexandre II dit

un soir au prince Esterliaz} représentant de TAutj^iche : « ie suis fatigué de la politique à double face; désormais je ne croirai plus à vos paroles mais à vosaetes^ je snîs à quoi m'en tenir sous ce rapport^ e àTheure qu'il est votre souverain n'ignore pas ma pensée à cet égard. » Malheureusement le prince Esterhazy était un peu sourd etTEmpereur avait dû parler très-haut.

On avait supposé un moment que le couronnement du tzar serait le point de départ de 1 émancipation générale des serfs, mesure qu'on sa^ ait déjà être dans sapensée; résolution très-grave^ et dont le résultat était fort problématique, car dans un pays d'habitudes et de traditions comme la Russie il était à craindre que les deux sortes d'intéressés, c*est-àdire les propriétaires et les serfs, ne fussent pas plus satisfaits les uns que les autres d*une innovation qui apportait une modification semblable à un état de choses auquel on s'était réciproquement habitué. Mais l'Empereur n'avait pas encore pris de décision suprême a cet égard, et il se contenta de dire à la députation des payssms de la couronne : « Je vous remercie de tout mon ccpur pour votre dévouement et votre zèle, vous en avez donné des témoignages certains pendant les épreuves de la dernière guerre, je suis convaincu que vous continuerez toujours à me prouver votre dévouement.

Priez Dieu pour qu'il me soutienne dans mes travaux, moi aussi je prierai pour vous, dites cela à tous les paysans de la couronneet des colonies. »

Seulement le couronnement du tzar devint l'occasion d'un très-fjrand nombre d'actes de clémence équivalant presque à une amnistie générale et qui ramenèrent au sein de leurs &mil1es beaucoup de condamnés politiques qui gémissaient depuis bien des années dans les mines^de ia Sibérie. .

En partant pour son ambasiiade extraordinaire le comte de Morny chargé de renouer les relations entre les deux empires, avait emporté les instructions suivantes, dont nous garantissons Tauthenticité : n Nd laissez porter aucune atteinte à l'alliance anglaise et loin de chercher à diviser les grandes puissances^ indiquez., au contraire, que si elles avaient le bon sens de s unir et de s entendre, toutes les misérables difficultés qui surgissent en Europe pourraient toujours se résoudre pacifiquement. »

Déjàf dans ces instructions se trouvait en germe, on le voit, l'idée d'un congrès européen.

En France» la session législative de 1 856, sanctionna des projets de lois relatifs au tarif des

douanes et aux sociétés en commandite dont on

semblait vouloir restreindre le nombre en leur im-

posaiil des conditions plus sévères. Assurément de graves abus s étaient produits en matière iinancière^ mais tous n'étaient pas diis aux sociétés en commandite. Les restrictions et les sévérités adoptées alors^ onty en grande partie disparu forcément depuis. Ce qui a déuioiiUe, une Ibis de plus, combien il est difficile de réglementer Tindustrie et d'en limiter ies opérations^ autrement que par la déiiauce ou le Lou sens.

Le contingent militaire de 1857 fut réduit de €[uarante mille hommes , conséquence naturelle de la paix. Le budget dont la discussion s'ouvrit le 4 juin présenta avec les chiffres rectifiés par la commission et le conseil d'État, des dépenses s'élevantàia somme de 1 698 904 664 francs.^ et des recettes produisant 1 700 874512 francs., ce qui donnait un excédant de recette de 1 0 969 848 francs, résultat qui n'avait rien de surprenant en présence des ressources fournies par les emprunts et par les impots de guerre.

La session qui devait être close le 21 juin ne le lut que le 2 juillet aprèsle vote d'un grand nombre de lois d'intérêt local et d*un projet attribuant à l'Empereur le droit d accorder par simple décret des pensions annuelles n*excédant pas vingt mille francs aux grands fonctionnaires de TÉtat^ à leurs veuves et à leurs enfants.

Un assez singulier incident avait signalé le ooni-

mencenient de la session : le 11 jan\ier 1856 un article paraissait au Moniteur engageant te Sénat à demeurer dans la sphère de ses attributions, c està-dire à contrôler seulement la eont>titutionnalité des lois votées par le Corps législatif sans les discuter en elles-mêmes. La forme de cet article était de nature à soulever beaucoup de susceptibilités dans le Sénat. C'était, en effet, une leçon donnée avec peu de convenance au premier des grands corps de l État. Les termes en avaient été blâmés par le public lui-même. Ce fut à cette occasion que M. Drouyn de Lbuys^ 1 un des vice-présidents du Sénat, crut devoir envoyer sa démission de ces fonctions qu'il occupait depuis la formation du Sénat en 1852, rentrant ainsi complètement dans la vie privée, et sa détermination causa une impression assez vive tant à 1 intérieur qu'à 1 extérieur du pays. Quelques années plus tard, ainsi qu on le verra ultérieurement, M. Drouyn de Lhuys consentait, après de vives sollicitations, à prêter de nouveau son concours au gouvernement impérial en acceptant le porteieuille des affaires étrangères et en reprenant un fauteuil au Sénat. • Dans 1 extrême pénurie d hommes d'État où se trouvait le gouvernement de Napoléon 111, c'était une bonne fortune que de pouvoir s'attacher de nouveau un bomme de cette valeur et de cette capacité.

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\je 3 septembre 1856, le canton de ^leufehatel, en Suisse, lui le théâtre d'événeiaenls graves et imprévus. On sait que la principauté de Neufchatel qui, jadis faisait partie des dépendances de la monarchie prussienne, avait été incorporée à l'empire français sous Napoléon P% puis, après les événements de 1814 et de 1815, et par suite des arrangements diplomatiques conclus à Vienne^ avait été cédée par la Prusse à la Suisse et était ainsi devenue un des nouveaux cantons helvétiques. Mais, de même qu'à Berlin le droit de suzeraineté sur cette ancienne possession de la couronne était tacitement maintenu en attendant le retour possible de Neufchatel à la niuiiai cliie prussienne, à Neufchatel même un parti nombreux existait, qui regrettait la domination du roi de Prusse et demeuiait secrètement iidèle à l autorité du monarque

Les luttes uiliuies si violentes dont la Suisse avait, depuis 1830, offert à plusieurs reprises le triste spectacle n'étaient point faites assurément pour attacher bien solidement à la confédération un canton nouvellement incorporé et dans lequel de vieilles traditions, d'anciens souvenirs exerçaient toute leur influence, possédaient encore tout leur prestige. Le parti prussien, nous venons de le dii*e, était nombreux. Il comptait parmi ses adhérents les familles les plus anciennes et les

plus estimées du pays entre autres ia {ainille

Pouit;ilès. Plusieurs des iiienibres de ces familles coDsidérabies se mirent à la tête d'une conspiration tendante à faire rentrer le canton de Neufchatel sous 1 autorité du roi de Prusse et à amener par conséquent sa séparation de la Confédération helvétique. Des armes furent secrètement achetées et distribuées; un pian tut adopté. Il s'agissait de s'emparer^ à FimproYiste, de la ville et du château, ce qui eut lieu. Mais là devaient se Loruer les succès des conjurés. Le patriotisme helvétique s'indigna à la nouvelle de cette insurrection royaliste contre le pai^ti fédéral. Des bataillons de volontaires^ devançant même la marche ordonnée des contingents officiellement réunis, s élancèrent des territoires voisins^ investirent Neufchatei et^ après un rapide combat^ s en emparèrent ainsi que des insurgés. Ceux-ci furent immédiatement incarcérés. Soumis aux lois fédérales, une terrible ventreaiicc semblait planer sur eux; mais le roi de Prusse intervint aussitôt en faveur de ces hommes très-honorables d ailleurs et dont le seul crime était d'être restés fidèles à sa maison. Les premiers pourparlers n'ayant pas abouti^ le roi alla même jusqu'à menacer la Confédération de faire entrer en Suisse une armée prussienne et réunit immédiatement un corps de troupes. Napoléon III, que les souvenirs de sa jeunesse rendaient iavorableà

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la Suisse întervitit alors entre le souverain irrité

et le gouvernement Tédéral. L'ancien bourgeois de ThurgoYie parvint à réconcilier les deux parties en obtenant d'abord la remise des prisonniers menacés de mort^ en secondant ensuite les négocialions^ et le principe si élastique de la nonintervention reçut encore en cette cdrconstance un solennel démenti.

En Espagne, les cortès constituantes qui, comine nous l'avons vu avaient^ au mois de juillet, interrompu leurs, travaux, s^étaient de nouveau réunies au mois d'octobre. Le congrès n'avait, avant de se séparer, discuté que les bases fondamentales de la constitution nouvelle, œuvre mort-née, d'ailleurs et qui, votée plus tard, ne devait même pas être promulguée. Le désordre et la désorganisation avaient été les fruits de la révolution militaire dont nous avons reproduit les péripéties et si Ton avait ébranlé ou renversé beaucoup de choses, on n'avait encore rien su réédiâer» Un fait commençait pourtant à ressortir de tout ce chaos politique : c est que les tendances révolutionnaires disparaissaient de plus en plus, c'est que les progressistes exaltés perdaient chaque jour du terrain.

Deux hommes dans le cabinet semblaient aux yeux des masses, personnifier le mouvement et la résistance, le parti conservateur et le parti avancé; c étaient le duc de la Victoire et le comte de Lucena,

Espartero et O^Donnell. Un membre des eortès

avait dit en parlant d'eux que le premier était lespoir de la révolution et le second l'espoir de la réaction. Il y avait du vrai dans cette appréciation des choses. Maintenant de quel cùlé pencherait la balance? Laquelle des deux tendances finirait par triompher? Ux était toute la question pour I Espagne.

Nous ne dirons pas les intrigues* de toute nature qui s ourdirent dans les eortès pour renverser le cabinet duquel on voulait exclure la fraction modérée. Par suite de ces attaques et des tiraillements continuels qu il subissait il se modifia diverse» fois. Mais les deux hommes essentiels demeuraient toujours inuiiuables, continuant à personnifier à peu près les deux principes opposés. Nous disons à peu près, car si O^Donnell paraissait très-décidé à résister au torrent démago- • gique, Espartero était ^ comme toujours^ flottant , indécis, taiitùt donnant de l'espoir aux exaltés, tantôt les gourmandant de sa parole sans vouloir, toutefois, agir contre eux ; homme politique incomplet, esprit médiocre et irrésolu, caracière audessous de la tâche qu'il s'était souvent atiribuée, du rôle qu'il avait voulu jouer dans les affaires de son pays.

Le représentant de FEspagne à Paris, M. Olozaga, avait quitié son poste au moment de la re-

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prise (les tiavaux des cor Lès pour aller porter le concours de son talent au parti progressiste et joindre ses efforts personnels à ceux de ses amis politiques pour en venir à la composition d'un ministère dans lequel, l'élément modéré une fois exclu, il serait entré lui-même en maintenant à la {)residence du conseil le duc de la Victoire. Mais les choses ne se passèrent pas comme il Tavait espéré; il vit, dès le début, que les résistances qu'il rencontrerait au sein des cortès seraient beaucoup plus vives qu'il ne Pavait supposé. Ces résistances s'accrurent même sous 1 influence de certains événements : tantôt c'était une nouvelle insurrection éclatant à Saragosse sous le prétexte de la cherté des grains, mouvement dans lequel le général Gurréa , capitaine général de l'Aragon et ami intime d'Espartero, était accusé d'avoir trempé luimême; tantôt c'était le soulèvement d*une compagnie de la milice nationalti qui , de service au palais des cortès, taisait soudainement entendre des cris contre le gouvernement et la majorité de rnssemhlée, éehauffourées singulières et vivement réprimées d'ailleurs. Vainement rejetait-on la responsahilité de ces événements sur le générai O'Douneii dont la présence au pouvoir était, disaiton, la seule cause. Les députés ne s y trompaient pas et répondaient même à ces accusations par un vote de confiance en faveur du comte de Lucena.

Le 14 janvier 1856 une nouvelle modification se produisit dans le ministère; mais les deux généraux y restaient toujours cote à côte. Il s'était formé au sein du congrès un parti modéi^é qui avail pris le nom de « Centre parlementaire » et qui ctail bien résolu à soutenir le gouvernement. Ce dernier avait besoin^ du reste^ d'être solidementappuyé pour résister à la dissolution anarchique qui menaçait d'envahir i Espagne et lui-même. Le 7 avril , une insurrection nouvelle éclatait à Valence. Le recrutement de l'armée avait, cette fois, servi de prétexte au parti révolutionnaire, et comme le généra! Villalonga , commandant militaire de la province, n'avait pas assez de troupes pour comprimer Témeute, on envoya de Madrid le général Zabala, ministre d'État, avec des pleins pouvoirs et des renforts qui ne tardèrent pas à étoulTer Tinsurrection^ irrac(î à un ensemble de mesures énergiques au nombre desquelles il fallait placer en première ligne le désarmement de la garde natioim le de Valence.

Aussi le parti progressiste du congrès dressait-il, le 23 mai, un véritable acte d'accusation contre le général Zabala et cherchait-il à envelopper le cabinet tout entier dans ses récrimiriations violentes; mais le ministère en appelait au scrutin et remportait une victoire complète* On voyait même que les opinions modérées gagnaient

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constamment dn terrain et que les tentatives révolutionnaires groupaient et rendaient chaque jour plus homogène le parti conservateur.

Vers la fin du mois de juin 1856 des troubles d'une gravité extrême éclatèrent à Yalladolid , à Plasencia, à Rio-Seco et sur plusieurs autres points de la Yieille-Castille. Des bandes armées parcourant les campagnes incendiaient les usines, manu-*

factures, habitations de plaisance et portaient partout la dévastation et la terreur. Le prétexte adopté cette fois par les meneurs de Témeute, c'était la cherté des grains. Le gouvemenient dut prendre aussitôt les mesures de répression les plus sévères. Tout incendiaire arrêté ou soupçonné était immédiatement jugé par les commissions militaires et passé par les armes^ s'il était reconnu coupable. Cette énergique répression ne tarda pas à rétablir l'ordre ^ et de ces incidents déplorables sortit bientôt une situation meilleure pour le pays comme pour la fraction modérée du cabinet.

Le ministre de Fintérieur, M. Escosura^ avait été envoyé à ValIadoUd pour étudier de près les iaiis qui venaient de se produire dans la Vieille-Castille et que le général O'Donncll u hésitait pas à attribuer à la fraction exaltée des cortès. M. l^scosura rapporta de Valladolid un projet de décret relatif à la presse, et dans le préambule duquel il accusait à son tour le clergé et le parti conservateur d'avoir

provoqué les manifeatatioDB anarchiques qu*il

venait d étudier de près. Ce projet de décret fut présenté au conseil des ministres et O'Donneii^ justement étonné et irrité, déclara qu'il ne consentirait jamais à rester dan» le cabinet eu ayant M. Ëscosura pour collègue. Vainement Espartero intervint pour rapprocher les deux ministres; il échoua complètement en présence de la ferme déterraination du comte de Lucena. Il eût désiré que les deux antagonistes se retirassent ensemble ou restassent ensemble y moyen de ne froisser en leur personne aucun des deux partis. Une fois la chose reconnue impossible > il fallut porter le débat devant la reine et en appeler à sa royale volonté.

Entre un homme comme O'Donnell^ dont les tendances la rassuraient d'ailleurs^ et un ministre comme M. Escosura, la reine Isabelle ne pouvait hésiter. Elle fit donc connaître qu elle acceptait la démission de ce dernier et qu'elle entendait con* server le comte de Lucena. Le dépit d'Espartero fut si grand en apprenant la résolution de la Reine qu il offrit immédiatement sa démission et celle du cabinet tout^entier, supposant qu'Isabelle embarrassée ou intimidée lui laisserait le soin de terminer Tincident à sa guise.

Mais la Reine, qui durant le cours de son règne a donné à plusieurs reprises des preuves de sa décision et de son énergie^ après avoir assez froidement

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insisté auprès du duc de la Victoire pour qu'il Retirât cette démission donnée^ déclara tout à coup, sur le refus d'Espartero, qu'elle acceptait la démission de tous les membres du cabinet excepté celle d'O'Donnell et qu*elle chargeait ce dernier de composer un ministère dont il aurait la présidence.

Le coup était frappé et la victoire restait au parti conservateur grâce à la décision de la Reine; mais on ne pouvait se dissimuler qu il faudrait traverser une dernière épreuve^ et que les exaltés voudraient probablement jouer une dernière partie à ciel ouvert. Cest ce qui arriva, en effet : c était le 14juil* let que la modification ministérielle avait eu lieu, • O'Donnell s était adjoint des hommes éclaii'és et capables, entre autres M. Rios-Rosas qui avait accepté le ministère de Tintérieur. Dès que la décision de la Reine et la formation du cabinet furent connues dans Madrid, les exaltés firent un appel aux. armes^ la milice nationale fut illégalement convoquée et ses bataillons allèrent prendre position sur les principaux points de la ville. La session législative était interrompue en ce moment; mais quatre-vingirdix députés présents à Madrid se réunissaient au palais du congrès et une motion était présentée par M. Pascuai- Madoz tendant à déclarer que le nouveau cabinet n'avait pas la confiance des Cortès. Cette proposition ayant été adoptée, une commission fut chaînée de la porter à la

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