‹ Histoire de mon temps. Mémoires du chancelier Pasquier (volume 2)Chapitre 15 sur 30 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

La journée du 13 vendémiaire. — La Convention cernée par soixante mille hommes. — Le général Bonaparle. — Avortement du soulévement, faute d'un chef royaliste. — Les assemblées primaires et les nouvelles élections. — Sortie du Temple de la fille de Louis XVI. — Le gouvernement du Directoire. — Barras et Mme Tallien. — La bonté de Mme de Beauharnais. — Rentrée des émigrés. — Le besoin de plaisir. — Le salon de Mme de Staël. — Benjamin Constant. — M. de Talleyrand, ministre des affaires étrangères. — Le 48 fructidor. — Déportation des vaincus. — Le général Pichegru. — Les soulévements de la Bretagne et du Maine. — La chouannerie. — La paix de Campo-Formio. — Les projets du général Bonaparte ct les défiances du Direcloire. — L'expédition d'Égypte. — Réunion de la république de Genève à la France. — Opinion de Carnot à ce sujet. — Oceupation de l'Italie, — Les finances de 1799. — Établissement de la conseription. — La coalition entre l'Autriche, l'Angleterre et la Russie. — Le général Souvarow en Italie. — Retraite des Français. — Une vengeance odieuse de Barras. — Retour de Bonaparte en France. — Les hommes qui ont contribué au 18 brumaire. — Organisation du gouvernement consulaire. — Attributions des trois consuls. — Les sentiments de Bonaparte envers les émigrés. — La machine infernale. — Georges Cadoudal et son émissaire Suint-Régent

La journée du 13 vendémiaire vint troubler notre paix. Quelle journée! C'était dans Paris que Le principal mouvement se manifestait, mais la France entière y répondait. La Révolution était attaquée dans son sanctuaire; elle allait être vaincue dans le lieu où elle avait puisé ses principales forces, là enfin où étaient les ressorts de son gouvernement, et où une défaite entrainait sa ruine absolue. Un seul jour de victoire à Paris décidait plus que des batailles sur le Rhin.

Je me suis trouvé au milieu de ce mouvement du 13 vendémiaire. Je m'étais lancé dans l'assemblée primaire du

Pecq. j'y avais parlé le langage de l'indépendance, j'y avais invoqué les principes de la liberté, car c'é eux-là que nous avions l'avantage de combattre la Convention. I ait de mettre en exécution la nouvelle constitution, qui a été appelée Constitution de lan HE, La Convention

ait avec

s'ag

avait décidé que son renouvellement ne s’'eMectuerait que

par la sort

et le remplacement, successivement opérés

d'année en année, d'un tiers de ses membres, en cela plus habile que l'Assemblée constituante, qui avait voulu qu'au-

siens ne pât être réélu.

umblée primair

du Pecq s'était prononcée contre

cette décision avee une grande véhémence, qui fut en partie mon ouvrage, et j'avais été chargé d'apporter son vœu à l'assemblée cantonale de Saint-Germain, puis aux sections de Paris. J'étais done dans cette ville pendant les trois jours qui ont précédé le combat, et je n'en suis sorti qu dire perdu, tant il fut de courte durée. Je n'a té plus à portée de con-

après l'avoir vu engagé, jamais naitre à quel point les meilleur

les plus fortes posi

pable d'en pro-

ns

peuvent devenir inutiles. faute d'une tête

fit

J'étais arrivé à Paris. comme lant d'autres, avec la convietion qu'une main forte dirigeait le mouvement. Que trouvämes-nous? Rien qu'une cohue animée des meilleures

et des plus courageuses intentions. beaucoup de bavards

dans les tribunes des se

tions. Tous se remuaient, poussés par un sentiment commun, et tous se demandaient : « Que

fera-t-or a-t-on? »

quand ag

Soixante mille hommes au moins de la garde nationale de Paris étaient armés: toutes les villes environnantes se it le ? Quel nom ayant quelque autorité

disposaient à envoyer à leur secours. mais où ét général de celte armé

mettait-on en avant? Ah! S'il eûl été possible qu'un Bonchamp ou un La Rochejaquelein eussent apparu! Si on nt brillamment

s'était assuré seulement d'un général à,

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