LA SOCIÉTÉ JUIVE ORGANISÉE
tique. Il fut très instructif, non pas seulement par les choses positives qu’il m’a mis dans le cas d'apprendre, mais encore par l'aperçu qu’il me donna sur la manière dont se suivaient ou se terminaient les affaires avec l'homme que le destin avait placé si haut au-dessus de nos têtes. Ce me fut un premier avertissement qu’il y avait plus d'incertitude et d'instabilité qu'on ne croyait dans ses plans et ses résolutions. Et cependant, ainsi qu'il n'appartient qu’au génie, ses idées, mème fugitives, laissaient des traces profondes; il est resté de ce grand mouvement deux actes importants : l'organisation en France de la société juive et la déclaration doctrinale du grand Sanhédrin.
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Le Danemark, profondément blessé d'une attaque aussi inattendue et aussi contraire à tous les usages admis entre les nations, n'hésita plus à se jeter entre les bras de la France et conclut avec elle un traité d'alliance. La violence que le gouvernement britannique s'était permise, envers une puissance en état de neutralité, excita au plus haut degré l'indignation de l'empereur Alexandre. Abandonnant le rôle de médiateur, il n’hésita plus à cesser tout rapport avec ce gouvernement et proclama de nouveau les principes de la neutralité armée; il déclara en outre qu'aucune communication n’aurait lieu entre la Russie et l’Angleterre, tant que le Danemark n’aurait pas été satisfait, et tant que la paix ne serail pas conclue entre la France et
l'Angleterre.
d'autres preuves que la quantité d'hommes qu'il a fournis au gouvernement royal, après la Restauration.
Ainsi emple, les maitres des requêtes avec lesquels j gé ont fourni cinq ministres : MM. Louis, Molé, Portal, Chabrol et moi. La grande existence que Napoléon avait donnée à ce conseil était propre à agrandir la sphère des idées et à donner aux facultés tout le développement dont elles étaient susceptibles, outre qu'on y traitait les plus hautes matières législalives, administratives et quelquefois même politiques. N'y a-t-on pas vu paraître, pendant deux hivers de suite, des fils de souverains étrangers dont l'éducation venait s'y compléter?
Ces deux princes, dont l’un était le prince héréditaire de Bavière, et l’autre le prince héréditaire de Bade, n’ont pas manqué une séance toutes les fois que l'Empereur prési dait, et quelquefois mème ils s'y sont trouvés sous la présidence de l'archichancelier.