‹ Histoire de mon temps. Mémoires du chancelier Pasquier (volume 3)Chapitre 124 sur 229 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Proposition de M. Dupin, relative au serment. A qui prêtera-t-on ce serment? — La Chambre des représentants, dans un ordre du jour, reconnaît Napoléon II empereur des Français. — Influence de M. Fouché dans la commission provisoire. — Il choisit les commissaires chargés de négocier avec les souverains. — Le maréchal Masséna reçoit le commandement de la garde nationale de Paris.

— Manifestation des fédérés en faveur de Napoléon. — M. Fouché parvient à lui faire quitter Paris; il se retire à la Malmaison. — Élargissement de M. de Vitrolles. — M. Hyde de Neuville, envoyé secrètement par Louis XVIII, remet à M. Pasquier et à plusieurs autres membres éminents du parti de pleins pouvoirs signés du Roi.

— M. Pasquier les considère comme absolument inutiles et ne donne pas connaissance de ces faits à M. Fouché. — L'agent Foudras le met au courant de ce qui se passe à la Malmaison. — On craint que Napoléon ne se remette à la tète de l'armée. — Sa proclamation aux troupes n'est pas insérée dans le Moniteur. — Le général Beker est commis à la garde de sa personne. — M. Pasquier et le général de Girardin partent pour étudier l'état d'esprit des soldats de Grouchy. — Ils apprennent en route que ce dernier a cédé le commandement au maréchal Soult et se décident à rentrer à Paris. — Préparatifs au Havre pour faire passer Napoléon en Amérique, — Les généraux alliés refusent leur sauf-conduit. — A la nouvelle de la marche des ennemis sur Paris, Bonaparte offre ses services à la commission de gouvernement. — Sa proposition est repoussée, il part pour Rochcfort. — Jugement sur sa conduite pendant les Cent-jours. — Après son départ la cause de Napoléon H est irrémédiablement perdue. — Le parti dirigé par M. de La Fayette persiste à croire qu'il pourra déférer la couronne au prince qui se montrera le plus soucieux de protéger les libertés publiques.

Je persiste à penser que si M. Fouché eût voulu ou osé franchement pousser à la reconnaissance de la maison de Bourbon, si ses amis, si les hommes dont il disposait, s'étaient joints pour cela aux nombreux députés dont les intentions n'étaient pas douteuses, il eût été très possible de former une majorité et de l'engager dans cette voie.

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