RAPPORT DE M. PASQUIER AU ROI
prenait le caractère le plus odieux, où Madrid et les principales villes du royaume étaient désolées par les hideux succès dont nous avons parlé. C'était alors que se formaient il Saragosse et à Valence les folles réunions de transfuges français^ parmi lesquels se trouvaient le général Vaudoncourt et le sieur Cugnet de Montarlot. Au nombre des avantages attachés aux armements que je conseillais, était celui de pouvoir les employer à ramener Tordre de l'autre côté des Pyrénées et à porter secours à la couronne d'Espagne. Quel que fût alors le parti auquel la France jugerait bon de s'arrêter, il était indispensable qu'elle se montrât en état de le soutenir et qu'il fût bien prouvé que rien ne se ferait dans la Péninsule contre son gré, que rien même ne s'y devait faire que de son consentement et par son intervention.
Ce rapport peut être considéré comme le dernier acte émané du ministère Richelieu relativement aux affaires étrangères.