RETOUR DU DUC D'ANGOULÉME
trop complètement, du pouvoir absolu que donne le commandement dans un pays soumis à la force des armes. S'il avait gardé son autorité jusqu'à la reddition de Cadix, il lui eût été sans doute facile d'imposer à Ferdinand des conditions dont il n'aurait pas osé s'écarter, au moins dans les premiers moments. La situation eût été meilleure pour tout le monde, pour le souverain non moins que pour les sujets.
Le rôle de généralissime cessait dès que Ferdinand deve* nait libre; ce qu'il avait de mieux à faire était de quitter l'Espagne au plus tôt. Il n'avait plus à recueillir que de stériles honneurs n'ajoutant rien à sa considération, et sa présence avait l'inconvénienl de donner une sorte de sanction à une conduite, à des actes qu'il ne pouvait approuver. Il y séjourna cependant encore près de deux mois. Je passerai rapidement sur les faits qui remplirent ces deux mois et qui intéressent beaucoup plus l'histoire d'Espagne que l'histoire de France.