M. DE GALLO CONFINE A GORITZ
ministre des affaires étrangères de Naples, M. de Gallo. Ce dernier était cependant ministre du roi, nommé par lui fort peu de jours avant son départ. Cette qualité n'avait pas empêché qu'une fois arrivé sur le territoire autrichien, on ne lui eût interdit d'entrer à Laybach. On avait fini par obtenir un ordre du roi son maître pour lui enjoindre de se rendre à Goritz, où il resta jusqu'au 29 janvier; c'était pousser loin la précaution. Quant aux plénipotentiaires italiens, ils n'entrèrent en congrès que le 26 janvier, alors que tout était convenu. A mesure que chacun d'eux était arrivé, on avait pris toutes les précautions nécessaires pour le bien préparer et pour s'en assurer. Le jour où ils furent admis, c'étaient des auxiliaires certains, qui n'avaient paru que pour joindre leurs voix à celles des ministres des deux empereurs.
Il s'était d'ailleurs commis une supercherie qui fut tenue fort secrète, car le ministre de France lui-môme n'en fut pas informé, et le silence gardé à cet égard par les plénipotentiaires français vis-à-vis de leur gouvernement est certainement un de leurs torts les plus graves.