‹ Histoire de Monseigneur Olivier, évêque d'ÉvreuxChapitre 21 sur 47 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

U voiE publicpie dMgoaii depuis leof UMnps le otiré AiJSftiat-Ro^ à ua ùàgê èpi§eùp%l ( ehaiiae fois ^tie la mort venait frapper un de nos vénérables préUti fie réglise gallieftiie, lei fidèles parolssieae de Baint- Redit attristée» se ereyaient à la veille de per^e crini de»t la charité Immense nourrissait ses jNiuvres, dMi rétoqMBee persuasive remplissait si souvent le tanple du Sdgneuf , dont la saffe admlnislration avaifc Csit de Saini^dodi la paroisse modèle de teutes les paroisses de la capitale.

Ou ohjeetera peut«ètre que le B^lUëire a dit dans lâprwièreéditioudesabiograpUe t « 81 M. Olivier « a relasé plusieurs Ms Tépiseepat, U a bien fiait, et « fcra Men de le refuser toujours. » Mais eu ignare peut-être que dès la deuxième édition» il a siagulière- ; modiiiees opfadens» que dans les sept ou huit \ de ses études biographiques il rs^ient cousiammeut avee admiratieu sur M. Olivier, et qu'il lui a eeusaeré mi artiole spécial dans Isl Miogr^Me 4$ m ti^mfUu. A la phrase que nous avoua citée, Il weute I sa Bocoude édiUon, p. 7ft t

« VoQà du moins ce que j^écrivais lors de la pre* ce mière édition de cette notice. Avec de nouveaux « jours sont venus de nouvelles informations. Comme « d'autres, j'avais jugé M. Olivier, non pas seulement « sur des renseignements exacts, mais un peu êur les « apparences. Les apparences sont trompeuses \ voici « une lettre qui le prouve bien. Si jamais la permis- « sion nous est donnée de publier la signature, je la c( promets à mes lecteurs :

« Vous avez dit, Monsieur, dans une biographie « pleines d'appréciations Justes sur M. le curé de « Saint-Roch, une chose qui m'étonne. U s'agit de sa « Bomination possible à un évèché. Je prends la Uc( berté de vous soumettre quelques observations à ce « propos.

« Pourquoi M. Olivier férait-R bien de refuser Fé- « piscopat? Est-ce à cause de ses opinions politiques T « Serait-ce que vous jugez sa vivacité de caractère « incompatible avec une dignité si haute? Doutez-vous c de l'étendue de ses talents, bien que leur accordant « une grande importance? Acçs trois hypothèses la « réponse est facile.

c M. Olivier n'est point un hoiùme politique, mais « un prêtre. S^il était un homme politique, il agirait « comme ceux qui lui reprochent de l'être. Une voit « ni au-dessus 4e lui, ni à son niveau les révolutions; « elles sont à ses pieds. Quelle que soit leur isfiie, il « a une marche tracée qu'il suit imperturbablement ; « peu lui importe qu'elles se trouvent ou non mi « opposition avec ses principes. Pour lui, les quea- « tiens de personnes ne sont rien, les principes sont <c tout, n n'est pas de ceux qui trouvent absurde, faute « de la comprendre, cette parole admirable : pérùsent.

« iMdoIdutei (et roniTers même, 8*il était poMible}, « plutôt qa'uD principe. Veuillez, Monsieur, vous re- « cueillir, peser les choses, et me dire si un honmie « pareil mérite aussi bien Tépiscopat que certaines « imaginations boudeuses et ridicules que je tous « nommerais bien.

m J'insiste peu sur la question de vivacité. Chaque a position a ses exigences; la cure de Saint-Roch « n'est pas un évèché de province, et même un arc chevêche de Paris. Je connais assez M. Olivier pour € pouvoir affirmer que, s'il se porte à certains excès t apparents, c'est avec connaissance de cause, et surc tout avec réflexion ; il l'a montré en mille circons- « tances. Mon Dieu I Monsieur, que je voudrais vous c connaître pour vous initier dans l'intimité de cet « homme admirable, et vous le faire admirer.

« Quant à ses talents, soyez sAr qu'un homme qui m peut administrer la paroisse Saint -Roch, telle « qu'elle a été et telle qu'elle est encore, n'aura pas « de peine à diriger un diocèse. Je me contente de cea « derniers mots. »

L'évêché de Saint-Flour fut offert à M. le curé de St-Roch par M. le garde des sceaux. Mais il répondit an ministre : « Je suis né à Paris et habitué à son cli-

< mat; je ne sais si ma santé pourrait supporter le

< froid des montagnes et des neiges. Et puis je ne sais € pas parler patois. U n'y a pas de grandes villes. Je « m'y tet>uverats par conséquent frappé d'impuissance* « CqieDdant si le roi ordonne, j'obéirai, »

À la mort de M< de Beaureifafd, èvè^ue d^Orléaîig; qui Tavait déjà demandé pour coadjuteur, le curé dé Montargifl et ud grand nombre de prêtres de ce dlo-^ cèee lui écritirent pour le prier d^accepter sa nomiiia-* tien au siège d'Orléans. M. Olivier ne fit aucune ré'* ponse, puisqu'il n'était pas nommé. La députation dtf Loiret le força cependant de parler, car elle vint tout entière le trouver pour le même sujet. Il lui répondit en souriant : a Je ne puis me permettre d'accepter ce K qui ne m'est pas offert. j> Lorsque M. Morlot fui élevé au siège d'Orléans, les ennemis de M. Olivier répandirent dans le public qu'il avait échoué parce que les députés du Loiret étaient aHés faire des re^ présentations h Louis-Philippe pour protester contre sa nomination.

A la vacance du siège de Lyofli les députés du Rhône firent auprès du curé de Saint*Roch la même démarche que ceux du Loiret, et reçurent la même réponse. Le choix du gouvernement s'arrêta sur M. de Bonald, et les ennemis de dire encore que c'étaient ]es députés de Lyon qui avaient agi auprès de Sa Majesté le roi des Français pour empêcher sa nomina* tion. Ces bruits trompèrent le chapitre d'Evreux.

Au sujet de Versailles, M. l'abbé X y, alors curé

de **\ son ami public, son ennemi secret, vint trouver M. Olivier au presbytère de Saint^Roch, et lui dit*.

« — Allons, je Vous prie de ne point faire de U « diplomatie avec moi. Vous êtes nommé évêque de « Versailles? M. Olivier fit une réponse négative.

« — Ah! vous jouez le diplomate. Ce n'est pas bleu « avec un ami.

« -•Jlon, je dis loujoiirs Vrai.

L'hidiicfetvMieur pensait à cet évéchA pottr luimême, et il étudiait les obstacles. li ajouta donc dis* cfètemeDt, et comme un homme qui clierche à rendre service : « Si on vous propose cet évAché, Je vous lé « dis dans votre intérêt, n'acceptez pas. Vous auriez d la confiance de la cour, mais vous mettriez Mgr c Tarchevêque de Paris dans le plus grand embarras « et dans la position la plus fausse. L*épiscopat tout « entier se tournerait contre vous : il ne verrait en « vous que le favori de la cour.

« ^ Soyez tri^quille, répondit M.' Olitler, si le c roi me fait proposer rétèché de Versailles, je suis • bien résolu à ne pas Taccepter.

« -^ Alors, veuilles m*écrlre une lettre oh vous tné c parlerez de votre refus dans le cas où Ton vous pro« i poserait Févêché de Versailles, v

Oh 1 alors, M. Olivier comprit tout ce que voulait rhomme astudeux dont la parole s'amollissait de plus #n plus, et 11 résolut de le prendre dans ses propres filets.

« le ne signerai Jamais une pareille lettre, lui dit-

< il aussitôt. D'ailleurs à quoi bon? Non, ce n*est pas

< moi qui sais nommé à Versailles, mais ce sera Té-

< vêqne de Maroc.

« — Ohl alors, acceptez, acceptez \\\ t '' &i 1837, M. Affire, qui était alors chanoine tilulatre de la métropole depuis qu'il avait quitté Amiens, fit de grands eflbrts auprès de M. Olivier pour lui faire Mcopter la coadjutorerie de Strasbourg. Mgr Tharin rappelait auprès de lui avec instance. Son vicaire gé^ néral, M. Biryz, avait écrit le 12 juin 1837 de MarleaUem^ à M< Tabbé Lecointre, vicaire général de Paris s

« Un petit échauffemeot à un œil qui exige du re- « pos, un petit mal de dents, moins douloureux qu*in- « commode prive Mgr l'évèque de Strasbourg du « plaisir de vous écrire, et me procure à moi Thon- « neur de répondre à votre lettre du 28 de ce mois.

» C'est une découverte fort heureuse que celle de « M. Olivier. Le portrait que vous en faites, et les « dispositions que vous avez remarquées en lui de ré- « pondre au désir de Monseigneur, comble êa Grandeur « de plaisir et d'espérance,

« M. le curé de Saint-Roch s'exagère beaucoup « trop robstacle qu'il croit voir dans la langue vul- « gaire de cette province; Mgr Tharin n'en savait pas « un mot non plus, et Monseigneur qui la parle n'en « a jamais besoin dans ses rapports obligés, ni même « dans ceux de convenance, la langue française s'est « beaucoup répandue ici depuis quarante ans ; il est « peu de communes rurales où elle ne. soit aujour- «c d'bui enseignée. Ce n'est donc pas de ce côté qu'il « faut entrevoir des difficultés... »

. Mgr l'évëque de Strasbourg écrivit lui-même de sa propre main à M. le curé de Saint-Roch pour le prier^ de la manière la plus touchante, d'avoir pitié de ses infirmités et de venir à son secours en consentant à recevoir une charge dont il le savait si digne.

« Acceptez, lui disait M. Affre, vous aurez le pied « à l'étrier. Nous vous demanderons ensuite pour ar- « chevèque de Paris, et nous vous obtiendrons. »

Quelle tentation pour Olivier, s'il eût été vraiment ambitieux I Mais il considérait dans l'épiscopat, charge redoutable à ses yeux, non la gloire qu'elle procure, mais le dei^ir qu'elle impose et ruUUté de l'Eglise. Or, ses plus intimes amis lui disaient : « A quoi pense^

* t-on de vous envoyer à Strasbourg. On parle alle- « mand dans tout le diocèse. Toute votre puissance, « qui est dans la parole, se trouvera par le fait an^ nihilée. »

Cette considération frappa tellement l'esprit de M OUvier qu'il répondit par un refus absolu, et ce fut M. Aifire lui-même qui fut plus tard nommé coadjuteur de Strasbourg et mit ainsi le pied à l'étrier pour devemr archevêque de Paris.

M. Olivier refusait la coadjutorerie de Strasbourg, et Mgr de Quélen pensait souvent à lui pour celle de Paris même. L'auguste prélat lui dit un jour : k Je « sens que mes forces s'affaiblissent. Le fardeau de « répiscopat, dans un évêché comme celui de Paris, m m'écrase. Ah I si je pouvais obtenir du Gouverne-' « ment de vous avoir pour coadjuteur I j»

Mais ce mot fut recueilli avec un certain effroi par le protégé que M. le curé de Saint-Roch avait jadis fait entrer en grâce auprès de Mgr de Quélen, et le digne homme, pour lui témoigner sans doute sa reconnaissance, travailla dès lors à le perdre dans l'esprit de son archevêque. A force d'insinuations perfides, calculées et répétées chaque jour, il répandit des ombrages dans l'esprit de Mgr de Quélen. On lui fit entendre que s'il demandait au roi un coadjuteur, il ne pourrait alors se dispenser de se présenter à la cour de Louis- Philippe, et sa gloire était intéressée à n'y pas paraître une seule fois. S'il allait à la cour, que dirait la

ooblesfiieîQqepenseraieut los légitimiflies en Toyani s*évaoouir leur héros ?

Pèp lors OQ tenta de rendre H. Olivier odieux à H. de Quéleu, en lui persuadant qu'il aspirait à l'archevêché d9 Paris après sa morl« Maia le prélat avait eu tant de preuves du désintéressement et de la modestie de M. le curé de Sainti^Roch, qu'il résista à toutes les suggestions, U pouvait bien, eomme toutes les belles âmes, laisser surprendre quelque temps sa confiance | mais il revenait bientôt à son bon naturel et à la droiture de son cœur.

Pendant la maladie de M» de Quélen, M. le curé de Saint-Roch le visitait presque tous les jours. Mais voyez la faiblesse de caractère dans un homme si fort et capable, à Toccasion, d'une résistance héroïque : le pauvre archevêque se cachait de M. Tabbé X..., qui avait fini par le dominer, pour recevoir en secret M, OUvior, qui seul le consolait, M« le curé de Sainte Hoch entrait quand les visiteurs ordinaires étaient sortis ; le domestique avait ordre de lui ouvrir. M. Oli^ vier, sans que personne le sût. conversait ainsi plug d'une heure et demie, quelquefois deux heures, avec son archevêque mourant. Qui pouvait plus di^ement que lui entretenir cette grande ftme des joies de Téternité dans laqfuelle elle allait entrer?

Quelle différence entre ce récit et la prétendue aoecdote racontée t)ar M. B..., dans la Biographe (fa U' Olivier, par un Solitaire I Celui-ci ne Ta citée que pour en faire ressortir et Tinvraisemblance et la fausseté, comme il a eu soin de l'insinuer dans une note,

a J'étais ^ l'arche vôché, dit M. B..., au pied du lit « de M, do Quélen, au pied du Ut sur lequel il devait

« mourir, cq a^ml prétotl il m'entretenait des affaire; 4 relatiires h son diocèse et de ce que nous deyieadrion^ « Jorsqu'il ne serait plus, Le valet de chambre an- « nonce une personne : itf. OlivieTf curé de Saintf Bçch.

« le Yis sur le TÎnage de H, de QuéleATexpressiou, % la moins douteuse possible, de répugnance, a Faire; « $ntr$r », dit le yéuérable prélat. Par discrétion, je f Toulus me retirer* « Non pas, dit M, de Quélen , « restez là, j» Je fus me placer dans un coin de la ff chambre» Alors une conversation s'engagea entre f M. l'archevêque et M, Olivier; sur quel sujet, j« i l'ignore ; mais M. de Quélen, à plusieurs reprises, « se dressa sur son oreiller ; et, par dessus la tête de « M. Olivier, qui ne Vohscrvait pas (quelle iuvraisem- « blance I}, me fit des signes d'impatience qui signin liaient beaucoup ; car il haussait les épaules, »

J'ai voulu répandre sur ce point toute la lumière powibld, et je me suis adressé au digne et fidèle domestique de M. de Quélen pour m*assurer davantage de la vérité qua je connaissais déjà. Le 26 février der* mer, j'ea ai reçu la réponse suivante, qui confirme pleinmnent rexaetÂtode et la fidélité de mes récits ;

« Monsieur le curé,

€ Il m'est impossible de me rappeler quelles per- M sonnes étaient auprès de Mgr l'archevêque le 30 « décembre 1839, veille de sa mort, au moment où je % reçus l'ordre de faire entrer M. le curé de Saint- « Roch, qui avait toujours ses entrées,,, 11 me souvient « senlement que M, le curé de Saint-Roch obtint de f M. l'archevêque un prédicateur que M, l'abbé X..« « avait refusé. Il me dit pourquoi il veniiitt et en sor«

« tant qu^il avait réussi. Momeignewr aimait M. OU- « tter, ET LE RECEVAIT TOUJOURS AVEC PLAISIR. Il y avait « pourtant de$ p^nonnes qui le desservaient par tous « les moyens possibles... »

Or, voici maintenant quel était le sujet de*la con^ versation dont M. B... dit avoir été le témoin, qu'il avoue avoir ignoré, et sur laquelle il s'est si étrangement et si odieusement mépris. Ce qu'il a pris pour des signes d'impatience, étaient les mouvements de l'honnête indignation du saint prélat mourant : t'I hauêsait les épaules, parce que, sans la noble démarche de M. Olivier, le dernier acte de spn épiscopat, accompli sous son nom vénéré, eût été une révoltante injustice et une tache à sa gloire si pure.

Croirait-on que la perte de l'un de nos plus célèbres prédicateurs, qui est plus qu'un orateur, qui est un homme de génie, et aujourd'hui évèque, avait été résolue I II avait été décidé en conseil que les chaires de la capitale lui seraient interdites I Seulement la sentence n'avait pas encore été mise à exécution, et M. Olivier, qui l'avait invité à prêcher le carême de l'année suivante, se rendait auprès de Mgr de Quélen pour lui dévoiler l'intrigue et l'injustice qui l'avaient fait rendre. L'archevêque, comme tous les mourants, se faisait encore des illusions en présence de la mort même. Il dit d'abord à M. le curé de Saint-Roch : « Je « me sens mieux aujourd'hui, et je commence à croire a à mon rétablissement. Je vous promets de prêcher « moi-même le carême à Saint-Roch, quand j'aurai» « repris mes forces. »

« — Monseigneur, répondit M. Olivier, je sens toute « la faveur dont vous me comblez : elle me glorifie € aux yeux de tout Paris et de toute la France. Bhis

ff je ne puis l'accepter au prix du sacrifice d'un ami. « Non , pas vous-même , monseigneur , mais bien « M. l'abbé Cœur. • Et il plaida chaleureusement sa cause; le noble prélat, qui était bon, doux et juste, ouvrit les yeux, gémit sur le sort des grandeurs exposées à commettre de grandes injustices, d'énormes abus de pouvoir avec de bonnes intentions, et haussa les épaules de pitié et de mépris pour les perfides calom* niateurs qui s'insinuent auprès d'elles. L'abbé Cœur était sauvé, et M. de Quélen partait dans l'autre monde en lui continuant son estime et son admiration.

Le lendemain, 31 décembre, jour d'une trop juste douleur, M. Olivier était au pied du lit de M. de Quélen expirant. C'est lui qui lui parla le dernier ; c'est lui aussi qui reçut sa dernière bénédiction pour le clergé et le diocèse de Paris. Ainsi, M. de Quélen a aimé M. Olivier jusqu'au dernier jour, et jusqu'au dernier jour M. Olivier a été près de lui et pour lui un ami fidèle, un fils tendre et reconnaissant. Aux funérailles du saint archevêque, tout le monde fut frappé de la douleur toute filiale de M. le curé de Saint-Roch.

M. de Quélen mort, tous les regards se tournèrent vers le curé de Saint-Roch : Topinion publique lui destinait ce grand ^ége, qu'il était si capable de bien remplir. Quelques-uns seulement paraissaient redouter son activité, son zèle, son amour de la régularité, de l'ordre et son esprit réformateur; mais ces appréhensions intéressées se perdaient dans les vœux à peu près universels que le diocèse de Paris faisait en sa faveur. On dit que la politique trembla à l'idée d'un afcbevèqne pulssinit en œuvres et en parole, et soutenu par une immense popularité.

9 II fut au9si qudstioB, di( M. Adrien do la Page, « dans la Revue H Gazette muêicale d$ Pari», 29 octo<* « bre 1854, de nommer archevêque dQ Paris H. de <c Latour d'Auyergne, archevêque d'Arras, déjà fort « ftgé; on lui eut donné pour coadjuteiir M, Olivier, € Quel malheur pour les églises et pour le clergé de <« Paris, et, par dessus tout, pour la musique reli-> « gieuse, que, par suitç du refus du vieux prélat, ce t prqjetne sç çoitpas réalisé I l^'église métropolitaine « de Paris aurait été bieplôt la première de l'Europe a dans toutes les fonctions du culte; eUe fturait posa sédé une musique et une maîtresse école pour les- « quelles M. Olivier n'aurait pas hésité à dépenser H cinquante mille francs, et toutes les autres églises 4 eussent, h Tenvi, organisé des chœurs de musique, c se faisant l'un à l'autre une heureuse concurrencei € encouragés comme ils l'auraient été par l'appui et «c l'exemple de Tautoritâ eedé^iastique, à la v^ix de <« laquelle l'enseignement d^ la musique eût ^^ssi a pénétré dans les séminaires \ tandis qu'aujourd'hui (j l'on n'y apprend pas même le plaia-cbant, et que la « cathédrale est dfveftue, squp le rapport musical, la <i risée des provinciaux et dfs étrai^gers, qui obser- <i vent que la musique y ^ moins d'importance qu'oq % ne lui en donne daqs la plus petite Qt 1^ plus pauvro « des succursales, »

Uue faisait cependant M. Olivier, l'objet de lant de vœux 1 II usait de toute sen influence et de tout son crédit à la cQur PQur faire élever aa siège de Parit M. Alfre. dé^k nommé Q9JMUPteur.de Strasbourg» et ré« pon^iait h toutes leB objections élevéen centre le caractère inflexible 4e son aneien maître et de son ami , et parvenait à lo ff^re as^e^ûr ^^^pi \^ chaire d*

SmtrUêum, d'où II w devait deacôndra que martirr^i « Plaioa remerciait le ciel, dit à ce sujet le SolU « twre, de ce qu'il Tavait fait oattre au temp» de < Soorate, H, AlTre aurait de quoi remercier le ciel de c ce qu'il Va fait naître au temps de M. Olivier, » VoiUi la vérité. Voici mainteuant la fable : « Est^il vrai , disait uoe dame à M. Olivier, que « rarchevéché de Paris a été offert à M. le curé de c Saiot^Boch? Non, madame, puisque M. le curé de c Saiut-Roch n'est point archevêque. » (Le Solitaire)^ ^ m Jamais je n'ai prononcé le mot que Ton me prêta c sof Farcbevêché de Paris , a dit plus tard M. Oli- « vier (le mercredi 9 août t843) ; il est absurde et par € trop ridicule. »

Page 1