‹ Histoire de Monseigneur Olivier, évêque d'ÉvreuxChapitre 24 sur 47 · VU · texte numérisé non relu

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Lesjouruaut parlsieuà, éU auuouc^nt la mort de M. révèque d*Evreut, désignèrent eu même temp^ M. Olivier pour sou successeur. Je reçus en même temps à Evreut une lettre d'an homme dont l'autorité est grande eu matière ecclésiastique, et les jugements autant d'oracles. M. Picot, qUl mettait alor^ia dernière main à i^ Uém^im pùi/t iervir à VEUtoite

- S44 -* êedértaêHqm du XVtW siècle, m'écritàit eu c«ft

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« Hoosieur et ami,

« On s'aceorde à dire que c'est M. le curé de Saint*^ ff Rooh qui est désigné pour Evreux... Gela m'est venu « de tant de c6tés« que je n'en doute pas. Vous aurex « un homme de beaucoup d'esprit, d'une extrême c activité, d'un talent rare pour la parole. De plusf « on dit qu'il est très bon, très aisé à vivre. Puisqu'il t vous est destiné» il iaut voir les beaux côtés^ et « surtout ne pas orier. Cela ne servirait qu'à aigrir de • part et d'autre \ Honora mo coram plebt (honores* « moi devant le peuple). Ceci est pour v^us, mon cher c ami; je ne me permettrais pas de donner des avis à c votre clergé, composé d'hommes sages. Je suis touc jours absorbé par mon travail ; priez Dieu que je « puisse le terminer, et que je n'aie d'autre vue que le « bien de l'Eglise. Adieu ; vous savez que je vous suis c dévoué.

« Picot.

« Paris, 12 avrIL »

Les ennemis de M. Olivier remuaient cependant ciel et terre pour faire échouer sa nomination au siège d'Ëvreux, et faisaient grand bruit de prétendues pièces accusatrices qui étaient entre les mains de Mgr l'archevêque de Paris. D'où le savaient-ils ? Quoi I vous le demandez I Ils les connaissaient parfaitement bien, puisque c'étaient eux-mêmes qui les avaient fabri-^ quées. Toujours est-il que Louis-Philippe, qui apportait \fL plus grande circonspection à la nomination des évoques, et qui a eu le bonheur de doter la France de prélats digues des plus beaux siècles de TEglise, manda

Mgr Affre pour savoir de lui ce que signifiaient ces pièces qu'on disait entre ses ma^ji^, et lui en demanda communication.

€ li n'en existe aucune, répondit Mgr Tarchevèque « de Paris, que je puisse mettre sous les yeux de «r Votre Majesté. Ce sont toutes lettres anonymes « qu'elle couvrirait comme moi du plus souverain « mépris. Je tiens M. Olivier, qui fut mon élève et que c je connais mieux que personne, pour un des plus « zélés et des plus admirables prêtres de France. »

Deux jours après cette conversation entre le chef de TEtat et le chef du diocèse de Paris, le dimanche de la Quasimodo, 18 avril 1841, une ordonnance royale nomma M.Olivier évèque d'Evreux.

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