‹ Histoire de Montauban (volume 2)Chapitre 4 sur 28 · A8 HISTOIRE · texte numérisé non relu

A8 HISTOIRE

{fortifications et les restes informes des églises détruites , principalement de la cathédrale , d’où, comme il a été dit, la reine-mère fit emporter trois colonnes de marbre qui furent placées au Louvre. Le roi partit, le 27, pour aller en Béarn, où il vit la reine, Jeanne de Navarre, qu'il ne put jamais déterminer à souffrir le rétablissement des catholiques dans ses domaines: Le séjour de Charles IX dans notre ville ne fut signalé que par l'ordonnance qui mi-partit le consulat. Les catholiques y obtinrent la seconde, la quatrième et la sixième place (2).

La: cour: ne fut pas plutôt sortie de Montauban, que les ministres, mécontens de la parx, firent tout ce quils purent pour faire chasser les catholiques que les commissaires y avaient fait revenir : ils le demandèrent dans leurs prèches avec tant d’emportement, que le petit peuple s'étant mis de leur côté, on eut beaucoup de peine à empêcher le massacre des ecclésiastiques et des autres catholiques. À cette nouvelle , la cour ordonna à Montluc de se saisir des ministres Tachard et Constans, principaux auteurs du désordre, factieux incorrigibles, qui déjà avaient été interdits par des lettres de ca-

porte du Griffoul, dans la maison des héritiers Paulet, où il logea. » Matériaux pour servir à l'Hist. de Montauban. Tom. 1. — Perrin.

chet. Montluc, n’osant pas frapper ce coup dans Montauban, en écrivit aux Consuls, qui lui députèrent Pogeti, l’un d'eux, avec Le syndic Malroux. Montluc leur signifia es ordres qu'il avait

reçus de la cour, et les chargea de les transmettre à la communauté; celle-ci lui renvoya le même Consul et un autre syndic, avec la procédure faite contre les deux ministres, pour lesquels le consistoire intervint aussitôt, et fit assembler , le 12 juillet, un conseil général où l’on rédigea des réglemens, auxquels Tachard et Constans recurent ordre de se soumettre. Ils refusèrent et furent bannis de la ville, où cependant ils demeurèrent cachés jusqu'au 26 mai 1565. Les catholiques ayant alors découvert qu'ils sortaient toutes les nuits, et soufllaient au peuple leurs passions haineuses, les obligèrent enfin de s'éloigner. Un an après, l’un des deux fut pendu à Toulouse, pour fausse monnaie. Cette circonstance empêcha Bèze de le ranger parmi les Martyrs de la Réforme. |

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