‹ Histoire de MontaubanChapitre 10 sur 60 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

devons--nous en attribuer l’origine ? est-ce à saint Martin lui-même, à Sulpice Sévère, son disciple, ou aux aieux de saint Théodard? — 11 y aurait de fortes présomptions en faveur de chaque hypothèse. Martin d'abord avait tourné tout son zèle vers les campagnes encore pleines de païens; partout où il rencontrait une idole, il s’efforçait de la détruire et d’y élever à la place une église ou un monastère. Æines était indubitablement dans ce cas. Il n’y aurait qu’une objection majeure tirée de l'éloignement du saint évêque de Tours; mais l’objection se change en probabilité, en se rappelant que dans l'été de 380 , il passa à lines avec l’évêque de Bordeaux et Phæbadius, évêque d'Agen, pour se rendre au Concile de Saragosse. Nous ajoutérons que son voyage en amont, sur les bords de la Garonne et du Tarn, paraît confirmé par plusieurs églises et noms de lieux restés, pour ainsi dire, comme jalons de son itinéraire. D'un autre côté, Sulpice Sévère, disciple fervent enthousiaste, nouvel Élysée, dès que son maître eut quitté la terre , se dévoua tout entier à sa glorification. Il écrivit sa vie, nota soigneusement ses miracles, et bâtit deux églises en son honneur. Or, Sulpice Sévère était Aquitain , il avait des biens non loin de Toulouse, il habitait la campagne, et cette campagne pouvait être Fines. Quant aux aïeux de saint Théodard , ils n’ont pour eux qu'une assertion jetée dans la vie de ce saint.

Quoi qu'ilen soit, deux siècles plus tôt ou deux siècles plus tard, un monastère, sous l’invocation de saint Martin, fut fondé sur le Mons Aureolus.

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