‹ Histoire de MontaubanChapitre 11 sur 60 · LA LA · texte numérisé non relu

LA LA

« ILest un lieu (*), écrit l’envoyé de l’empereur à Narbonne, en 821, un lieu doublement frontière, qui marque la séparation du territoire Tolosate et de ce lui de Cahors. Là s'étend une vaste plaine entourée

d’une ceinture “épaisses forêts. Les habitans du pays

ont leur séjour à peu de distance. Voici que tout-àcoup une multitude d'oiseaux s'y abattit comme un bruyant tourbillon On y voyait ceux qui vivent sur les rivières, ceux qui naissent dans les forêts, ceux qui habitent les champs incultes, ceux qui jettent leurs nids aux creux des rochers. Ils ne se ressemblaient ni par la manière de vivre, ni par celle de voler, ni par leur chant, la couleur , le plumage, le bec, les ongles, les mœurs, la patrie et l'instinct. Car les uns étaient venus avec le souffle du Midi, l’aquilon avait apporté les autres, et l’on eût dit que chaque parti avait ses drapeaux. Divisés en deux corps, ils se rangèrent dans la plaine et laissèrent entre eux un espace vide comme un champ de bataille. 11 semblait que des envoyés allaient et venaient d'une armée à l’autre, afin de décider la paix ou le

(”) Nempè Tolosana locus est rurisque cadurci Extimus , hoc finit pagus uterque loco.

Illic campus nest... , étc., elC., etc.

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