CHAPITRE VII
} EPENDANT quelque protection que le fAÏS Comte promît aux habitans de sa nou- & velle ville, et quelques sermens qu'ils en eussent obtenu, ils étaient toujours dans l’appréhension que l'abbé et les moines ne les obligeassent de retourner à Montauriol; car quoique le Comte fut seigneur souverain, il était hommager du roi de France, qui eût pu, sur la plainte des moines de cette Abbaye et de celle de Moissac, également maltraités, en user
à l’égard d’Alphonse comme Pépin en avait usé à l'égard de Waifre. Dans le désir que leurs anciens seigneurs fussent satisfaits, ils prirent l’occasion des menaces du Pape contre Alphonse, et firent connaître à Raymond , son fils, la nécessité de parer ce coup, comme il fit enfin, l'an 1149, par une transaction et donation de la moitié de tout Montauban à l'abbé et aux moines de Montauriol, dont voici la teneur :
« Au nom du Seigneur, moi Raymond, comte de Toulouse, duc de Narbonne et marquis de Provence, pour moi et pour tous les miens, de bonne foi et sans aucune fraude, je cède , abandonne et rends à Dieu, au monastère de S.t- Audard, et à toi, Amélius, abbé du même lieu, et aux moines présens et à venir, la moitié de tout ce qui appartient à la seigneurie de Montauban, maintenant et dans lVavenir, excepté mon château que je me suis réservé et me réserve.
Quant aux terres que le susdit abbé possédait, avant la construction de Montauban , autour et au dehors des clôtures de cette ville, je les lui remets et cède de nouveau.
De même, je remets et cède à ceux qui tenaient des terres du monastère et de l’abbé, et qui demeurent présentement dans ladite ville, les mêmes terres, pour qu’ils les servent et les tiennent de l’abbé, selon l'usage de la terre.
En outre, je donne et cède aux mêmes abbé et moines toute la moitié d’Islemade, savoir : de toute la seigneurie, de toutes les justices, des oublies (*), lods et ventes (**), et de tout ce qui appartient généralement à ladite seigneurie.
‘) L'histoire, bien faite, des mots de notre langue serait aussi intéressante
DE MONTAUBAN. 13 Je donne aussi toute la moitié de mes terres et seigneuries, qui se trouvent entre le Tarn et l'Aveyron, savoir : de
Bretenor et de Lègres, et de toutes mes autres possessions qui sont auprès d’Islemade.
qu'utile; ce serait une histoire précieuse des choses. Le mot oblie, oublie doit son origine au grec 6Bekias &oros, petits gâteaux que l’on offrait à Bacchus. On employa ce mot, dès les premiers temps de l’église chrétienne, pour désigner les petits pains, ronds, sans levain, transparens , que les fidèles offraient , oblata, pour le sacrifice de la messe. Les seigneurs du moyen-âge s'en servirent pour exprimer la redevance que leur payaient les tenanciers, d’abord en pain, puis en grains , en chapons , en poules et même en argent : oblias nummorum , dit le comte de Toulouse, tit. 1, art. 18. Enfin la seule signification que le mot oublie ait conservée, se rapporte à une sorte de pâtisserie que l’on fabrique depuis bien des siècles, puisque les oublayeurs étaient, sous saint Louis, organisés en corps de métier, |
("*) Par ces mots lods et ventes on exprimait autrefois la redeyance qui devait être payée au seigneur, sur le prix des propriétés, lorsqu'elles changeaient de mains par venté ou par acte équivalant à une vente. Ce droit, qui variait selon les coutumes et les titres, était fixé, à Montauban, au douzième ou à un denier par sol (y. acte de fondat., pag. 64). Deux priviléges faisaient exception à ce droit.
1.0 Il n’était dû aucuns lods ni ventes pour les acquisitions que faisaient les Consuls en vue de l'ornement ou des fortifications de la ville. 2.0 Les lods et ventes furent abolis, en 1322, pour la coupe des bois de haute futaie du Ramier. (Liv. des Serm., fol. 57). |
Le mot lods semble dérivé du teuton laud, qui veut dire vassal ; ou bien du vieux mot lod , qui signifiait consentement , volonté, gré. Le verbe latinisé laudare est souvent employé dans le sens de consentir, céder, accorder ; ainsi dans la cession que fit, en 1149, le comte Raymond en faveur de l’abbé de Montauriol, on trouve plusieurs fois répétés les mots , laudo , concedo, comme synonymes; onlit dans la Coutume de Toulouse , rédigée en 1285, part. IV, tit. de feud, : laudaverit vel concesserit. En effet les vassaux ne pouvaient vendre sans le consentement du seigneur (voy. charte de 1144, pag. 64) ; et en recevant le droit de lod , celui-ci approuvait, agréait la vente, et investissait ce nouvel acquéreur.
Ces mots lods et ventes ne sont plus dans notre langue; mais l'impôt a été conservé sous le nom de droit d'enregistrement.
Je donne également aux susdits la moitié des deux rivières et de leurs rivages, ainsi que de leurs ports.
Quant aux églises qui seront bâties dans les lieux sus-nommés, je les cède et remets pleinement et intégralement, maintenant et pour toujours , avec toutes leurs appartenances et dépendances, aux susdits abbé et moines dudit monastère.
De plus, je tiens et reconnais maintenant et à toujours le monastère de S.t-Audard, avec tous ses hommes, pour libre, exempt et quitte de tout devoir envers moi et mes successeurs.
Et toutes lesquelles choses , moi Raymond, comte de Toulouse , je donne et cède, voulant qu’elles demeurent à jamais assurées et intactes en faveur dudit monastère de S.t-Audard, ne me réservant rien ni pour moi ni pour mes descendans.
Je promets aussi que tous les hommes que ledit abbé fera venir, où qui viendront d'eux-mêmes habiter dans la vieille ville, soient libres et exempts de tout devoir envers moi, pendant quinze ans.
Laquelle donation et transaction, comme elle est rapportée ci-dessus, labbé Amélius, pour lui et pour tous ses moines, à agréées et reçues dudit comte Raymond, les accordant de bonne foi et pour le bien de paix, dans la ville de Béziers.
Les témoins qui virent et confirmérent le présent acte, sont : Roger de Béziers, Sicard, vicomte de Lautrec, Sicard de Laurac, Guillaume de Bruguières, Pierre de Guilhermi, de Toulouse , Bernard , évêque de Béziers, Bernard Ducit, Ricard de Lille, Raymond de Guilhermi, de Toulouse, Bernard d’Adalbert et Raymond de Sarrazin. Cette Charte fut faite la 6.e férie du mois de mai, sous le règne de Louis VII, l'an de
lincarnation de N. S. 1449. — Elle fut écrite par Honoré Vitalis, secrétaire du Comte — (D’après le texte latin de Perrin, chap. 8).
Ceci était moins une donation qu'une transacton , ainsi que le mot concordia , répété en trois endroits de l'original, le justifie ; c'était une véritable restitution , ainsi que le marque le mot reddo , répété plusieurs fois, et la promesse que fait Amélius au bas de l’acte, tant pour lui que pour ses moines, de l’agréer et exécuter. il fallait que cette pauvre Abbaye eût souffert de grands pillages et d’étranges excès, à en juger seulement par la restitution faite dans cet acte, lequel cependant ne s’exécuta pas facilement, puisque les gens du Comte y apportèrent de continuels obstacles, jusqu'en l’année 1251. Cette année, par transaction passée entre Raymond VII et l'abbé AlbertIl, tous leurs différends furent terminés. J’ai cru devoir mettre ici ce troisième acte, parce qu'il contient presque tous les droits dont jouissent ou doivent jouir l’évêque et le Chapitre de Montauban, qui ont succédé à l'abbé et aux moines, comme le roi au comte de Toulouse.
« Sachent tous,
Que, comme une contestation s'était élevée entre Albert, abbé de S.t-Théodard , de Montauban, d’une part, et le seigneur Raymond, par la grâce de Dieu, comte de Tou- Jouse, de l’autre, sur ce que ledit abbé demandait au seigneur
Comte la moitié des hautes justices de Montauban et d’Islemade , et de toutes les confiscations etamendes qui pourraient survenir dans ces dites villes et leurs juridictions ;
Demandait que ledit Comte reconnût le reste de ce qu'il tenait à fief de l'Abbaye dans lesdits lieux ;
Que le viguier de l’abbé reçût les redevances et rendit la justice dans lesdites villes, de même que le viguier du seigneur Comte ;
ue les saisies v fussent faites au nom du seigneur Comte Q Y 5 et de l’abbé, ainsi que les bans et édits;
Demandait la moitié du salin que le seigneur Comte tient dans la ville de Montauban ; la moitié du blé que ledit Comte recevait dans lesdits lieux pour les ferremens des moulins et tous ouvrages de taillanderie ;
Et le port du Perget, qui appartenait, disait-il, au monastère ;
Que le seigneur Comte reconnüût tenir en fief du Moüûtier de S.t-Audard , le château de Tolviou avec ses dépendances, et rendit, pour ce fief, à chaque abbé montant à cheval, le devoir de lui tenir l’étrier ;
Demandait que le seigneur Comte lui rendit certaines re-
devances et certains cens qui étaient dus à lPéglise , pour quelques terres et vignes que possédait ledit Comte ;
Demandait la justice sur les hommes-liges de l’Abbaye, sur les moines, sur les clercs, sur les donats laïques et ceux de sa famille, lesquels donats, reçus en Chapitre, s'étaient donnés, eux et leurs biens, au monastère, promettant obéissance à l’abbé et à ses successeurs, et sont nourris de la mense de l'Abbaye;
Que, dans le cas où les détenteurs de biens appartenant a l’église , à titre de cens annuel, encourraient quelque peine, l'abbé eût l’entièrerconfiscation de ces propriétés ;
DE MONTAUBAN. M Demandait en outre que le consulat de Montauban füt
aboli, et que la Maison-Commune, qui est située sur la place publique de cette ville, füt détruite ;
Demandait GCCCC livres aux hommes de la ville , quine voulaient point lui prêter le serment de fidélité, auquel ils sont tenus, selon ses dires , par suite du compromis qui fut passé , entre parties, par M. Pierre de Colomiés ;
Demandait certaines redevances et terres que le seigneur Comte détient, et qui appartiennent au monastère ;
Sur quoi finalement intervint l’amiable composition suivante, entre le susdit abbé et le seigneur Comte, de leur consentement et par lentremise de Durand, par la grâce de Dieu, évêque d’Alby , Pons de Villeneuve , chevalier , Pierre Martin de Castelnau, en cette forme :
À savoir, que le seigneur Comte a accordé, livré, rendu et donné à l’abbé et au monastère de S.t-Théodard , aujourd’hui et à perpétuité, la quatrième partie des hautes justices et de tous les cas qui dorénavant auront lieu dans les villes de Montauban et d’Islemade ou leurs juridictions ;
Que le viguier de l’abbé recevra les rentes et rendra la justice dans lesdites villes et leurs juridictions, de même que le viguier du seigneur Comte ;
Qu’à l'avenir, chacun aura sa part des amendes et autres droits casuels, savoir : de V sols et au dessous, l’abbé aura la moitié, comme de coutume; et au dessus de V sols, il aura les trois parts ;
Le seigneur Comte à accordé en outre qu’à l’avenir les saisies se feront dans lesdites villes, ainsi que les bans et les édits, au nom du Comte et de l’abbé ;
Que l'abbé aurait 1/4 du salin susdit; toutefois si le Comte délaisse ou abandonne ce salin à la communauté de
18 HISTOIRE la ville, ainsi qu'il le peut, s’il le veut, labbé aura la moitié des droits du sel, comme de coutume.
Et sous la même forme, ledit Comte accorda au même abbé la moitié des droits que le Comte perçoit, dans ladite ville, à l’occasion de Las aguzaduras ({ socs des charrues et autres instrumens qui s'aïiquisent ). Cependant, si le seigneur Comte abandonne et délaisse las aguzaduras ainsi qu'il le peut, s’il le veut, l’abbé aura la moitié de ces droits;
Il accorda également que l’abbé aurait son bateau au port du Perget, où pourraient passer tous ceux qui voudraient, sans être contraints par l’abbé, ni empêchés par le seigneur Comte ou les siens.
Le Comte a reconnu, en outre, qu’il tenait en fief de l'abbé et du monastère de S.t-Théodard , le château de Tolviou avec ses dépendances, et que par conséquent il doit, quand il en est requis, tenir l’étrier, une fois, à chaque abbé montant à cheval.
Il accorda que l’abbé aurait ses fiefs, ses cens et ses autres droits, comme par le passé et selon la coutume ;
Et que lui, Comte, rendrait partout à l’abbé, pour les terres qu'il tenait de lui, le cens et les autres droits, ou une indemnité équivalente.
Il accorda que si les hommes-liges de l'Abbaye ont procès entre eux, devant l’abbé, celui-ci aura toutes les justices et les amendes, et, au contraire, que s'ils plaident devant le viguier du Comte , l'abbé n'aura que sa part, comme des autres hormes.
Le seigneur Comte accorda encore que l'abbé aurait l’entière justice des moines , des clercs, de sa famille spirituelle , de ses donats qui sont reçus comme il est dit plus haut, et qui ne peuvent tester sans le consentement de l’abbé.
Il accorda en outre que, si les détenteurs des terres tenues
de l’église à cens annuel ou en fief, encourent la confiscation, ces terres soient vendues à des personnes compétentes , et que l’église ait les ventes, l’acapte et ses autres droits, et la quatrième part de cette confiscation ainsi que des autres, le Comte en retenant trois parts , ce qui doit s'entendre des terres soumises au cens et des fiefs du seigneur Comte, qui sont dans lesdites villes de Montauban et d’Islemade ou dans leur juridiction.
Il accorda encore que les Consuls de Montauban, nouvellement élus, jureraient tous les ans, sur les Saints-Évangiles de Dieu, de défendre et garder loyalement tous les droits du monastère de S.t-Théodard et de Fabbé.
L’abbé, de son côté, a tenu quittes les habitans de Montauban , du serment qu’il en exigeait, ainsi que des CCCCC livres qu’il leur demandait, par suite du compromis sus-mentionné, et s’est désisté de ses prétentions relatives au consulat et à la Maison-Commune, consentant à la conservation dudit consulat et de ladite Maison-Commune , et renonçant aussi généralement à toutes autres demandes ci-dessus présentées, hormis celles qui lui sont accordées, comme de droit, dans la présente transaction.
L'abbé a renoncé, en outre, à tous les actes qu'il avait obtenus de M.e Pierre de Colomiés et de Raymond de Saint- Ange , cardinal-diacre, autrefois légat du Saint-Siége.
Il fit aussi remise de toutes les obligations qui lui étaient acquises , à lui ou à son monastère, pour ces causes.
Il fut convenu également que tous les titres et actes anciens de l’église de Montauban, dont il n’est pas fait ici mention, resteraient dans toute leur foree et vertu.
Et tout ce dessus sera exécuté à l'égard d’Islemade comme à l'égard de Montauban, et dans les limites de la juridiction de ces deux villes.
Et l'abbé aura et percevra, comme de coutume , fes péages.. les leudes et autres droits dans les susdites villes, dans leurs fiefs et leurs seigneuriés , ainsi que le Comte, qui aura tous les droits et possessions qui lui ont appartenu jusqu'à ce jour , excepté ce qui a été accordé par la présente transaction à l’abbé et à l’Abbaye de S.t-Théodard.
Et si les viguiers du Comte prennent plus qu'ils ne doivent des possessions communes à l’abbé et au Comte, tout sera rapporté et mis en commun; ce qui sera aussi observé par l'abbé et les siens, en cas qu’ils fassent de même.
Toutes lesquelles choses susdites, Raymond, par la grâce de Dieu, comte de Toulouse, céda, livra, rendit et donna au susdit abbé Albert, et au monastère de S.t-Théodard ,. pour être possédées par l’abbé et ses successeurs, paisiblement et à perpétuité. Fait l’an de l’incarnation MCCXXXIH, et le 15e jour du mois d'octobre, dans la ville de Gaillac, régnant Louis (IX), roi des Français, etc., etc., etc. Ce que nous Gérard, par la même grâce de Dieu, abbé de la Chaise-Dieu * avons approuvé, faisant apposer notre sceau sur cet acte. »
Cet acte fut suivi d’une charte confirmative donnée par Alphonse , frère de saint Louis, comte de Toulouse et de Poitiers, et par Jeanne de Toulouse, sa femme (‘), que j'ai, ainsi que les
(”) Alphonse, comte de Poitiers, frère de saint Louis , marié à Jeanne, fille de Raymond VIT, devint comte de Toulouse, par la mort de son beau-père (27 septembre 1249). Les deux époux étaient alors en Orient. La régente de France, qui savait l'attachement des peuples du midi à la glorieuse famille des Raymond, et leur éloignement pour les maîtres d’outre-Loire, se hâta d'envoyer des commissaires pour recevoir, au nom d’Alphonse et de Jeanne , le serment de leurs nouveaux sujets (octobre 1249). L'acte du serment prêté par les Consuls de Montauban, est rapporté en ces termes dans un desregistres de nos archives :
autres, extraite des archives de l'évêché et traduite en ces termes :
Alphonse, fils du roi de France, comte de Poitiers et de Toulouse, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut en notre Seigneur.
Nous avons cru qu'il était et de notre piété envers le prochain et selon le droit, d’acquiescer aux justes désirs de ceux qui servent Dieu. C’est pourquoi nous voulons que vous sachiez qu'ayant été prié instamment par Bernard de Malemort, abbé du monastère de Montauban, et par tout le couvent du même lieu, qui est du diocèse de Cahors, qu'il nous plüt, tant pour nous que pour notre très chère épouse, Jeanne, comtesse de Toulouse et de Poitiers, à perpétuité approuver et Con-
« Conoquda cauza sia als presentz e als avenidors que nos cossols e capitoliers de la vila de Montalba , so es a saber : W. de Biole, en W. Amiels, en Ramon Hugs, en Arnautz Parias , e nostre Cosseilh, so es a saber : en Arnautz Folcautz, en Joans Aultores, en Joans Merles, protestan e retenen la senhoria e la drechura de nostra dona Joana, comtessa de Tolosa e de Peiteus (Poitou), e salvas e retengudas a nos totas nostras franquezas e nostras costumas e nostras drechuras , nos juram que serem fisels al senhor Yanfos, comte de Tolosa et de Peiteus, Marques de Provenssae als filhs communals de lui e de la dona Joana sa molher sobredicha, filka que fo en reire (auparavant) del senhor Ramon, comte de Tolosa, e a lor vida e senhoria, juram e a totz aquels que per los tendran la terra, a bona fe salvament si Dieus nos ajut, en aquels santz evangelis que ab nostras proprias mas tocam. Vezentz e testimonis nesso de tot en aissi co de sobre escrijut es, lo senhor Sicar Alaman, vequer generals del comtat de Tolosa, en Phelips, tresaurers de la gleia de Peiteus (trésorier de l’église Saint-Hilaire de Poitiers) en Pons Astoautz (Pons d'Astoaud, chancelier d’Alphonse, jurisconsulte célèbre ). Mense decembris , anno M. CC. XLVIIIT. — (Livre Rouge, fol. 108. — »
De retour en France, Alphonse visita successivement les états soumis à sa domination, toujours accompagné de la comtesse Jeanne. Il vint à Montauban en 1251, et y reçui de nouveau l'hommage de la ville et le serment des {onsuls.