INTRODUCTION. IX
gle latin. A la fin de cette guerre exterminatrice se rapporte la disparition de la tribu des Tascoduni. Les hommes périrent probablement pour la plupart, et le reste s’effaça sous la physionomie romaine donnée immédiatement au pays par les vainqueurs. Ceux-c1, qui une fois en possession du territoire, remplaçaient l'épée par le niveau de la civilisation , et, pour changer les mœurs d'un peuple, changeaient habilement les objets dont ils avaient été entourés depuis le berceau , ceux-ci eurent bientôt transformé le burg Aquitain.
Le plateau de la montagne , dépouillé de ses chênes, forma l'assiette du camp; la hache éclaircit la rive droite du Tarn, et, à ces premiers trayaux de défrichement, Agrippa ne tarda point à faire succéder les grands travaux des voies romaines. Celle de Toulouse à Lyon vint passer le fleuve sur un bac, à l'endroit où est le pont actuel. Vis-à-vis du bac les architectes d’Auguste élevèrent la mutatio , vaste bâtiment affecté aux relais et au service postal de l'empire. Aussitôt la bourgade des Tascoduni perdit son nom pour subir un nom étranger. Les Romains lui imposèrent celui de Fines (), expres- |
(") Fines demonstravimus in nostrà galliæ antiquæ tabulà, inter Tolosam et Bibonam : Et in Aquitaniæ primæ explicatione habemus, à Tolosâ Bibonam usque intersunt Fines 45 et Cosa 46, et in margine et iisdem numeris , Montauban, 45, Coz. 46.
(Disquisitiones geographicæ Nicolai Sanson).
L'itinéraire de Peutinger marque 28 mille pas de Toulouse à Montauban, et 7 mille de Montauban à Coz (Peutingeriana tabula itineraria, seg. 1) (4).
(a) Lesindications de la table de Peutinger semblent ne pas concorder parfai-