‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 101 sur 263 · Letlrecxxxil · texte numérisé non relu

Letlrecxxxil

OÉNÉALOOIB DE MONTESQUIEU. 135

Londres» Montesquieu mit sa conduite d'accord avec avec ses anciennes opinions. D'abord, il commanda l'histoire de ses aïeux, tant en ligne directe que collatérale. Mais le jour même, pour s'excuser, il écrivit sur ses tablettes : c Je fais faire une assez sotte chose, c c'est ma généalogie ' ! »

Secondât était son nom patronymique et Montesquieu son nom féodal.

On trouve ^ pour la première fois ses ancêtres dans le Registre des finances des rois et reines de Navarre, où Jehan Secondât, panetier de la maison de Marguerite d'Angoulème, est porté pour une gratification do de deux cents livres, en 1542.

Son fils Jacob obtint en février 1606, de Henri lY, c voulant reconnaître les bons, fidèles et signalés serc vices qui ont été faits par lui et les siens, i l'érection en baronnie de la terre de Montesquieu '.

Cette désignation venait d'un ancien château féodal, situé entre l'Agenais et le Condomois, dans un petit pays appelé le Bruhlois. Aucune forteresse n'avait été si bien placée : au sommet de la colline escarpée, où elle était bâtie, sur la rive gauche de la Garonne, elle dominait, à égale distance à peu près d'Agen et de Nérac, une plaine magnifique. Tout porte à croire

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