Revue C(mivu:porainey 30 avril i
ÉLOOB DES stoïciens. H?
peinte dans ce morceau, après l'avoir admirée daus tous ses autres ouvrages où il dit :
Les diverses sectes de philosophie chez les anciens pouvaient être considérées comme des espèces de relig-îons. Il n*y en a jamais eu dont les principes fussent plus dignes de l'homme, et plus propres à former les gens de bien que celle des stoïciens...
Elle seule savait faire les citoyens; elle seule faisait les grands hommes ; elle seule faisait les grands empereurs.
Faites pour un moment abstraction des vérités révélées ; cherchez dans toute la nature, et vous n'y trouverez pas de plus grand objet que les Antonins. Julien même, Julien (un suffrage ainsi arraché ne me rendra point complice de son apostasie) : non, il n'y a point eu après lui de prince plus digne de gouverner les hommes.
Pendant que les stoïciens regardaient comme une chose vaine les richesses, les grandeurs humaines, la douleur, les chagrins, les plaisirs, ils n'étaient occupés qu'à travailler au bonheur des hommes, à exercer les devoirs de la société ; il semblait qu'ils regardassent cet esprit sacré qu'ils croyaient être en eux-mêmes comme une espèce de providence favorable qui veillait sur le genre humain *.
Dans ces temps-là, la secte des stoïciens s'étendait et 8*ac* créditait dans l'empire. Il semblait que la nature humaine ait fait un effort pour produire d'elle-même cette secte admirable, qui était comme ces plantes que la terre fait nattre dans des lieux que le ciel n'a jamais vus. Les Romains lui durent leurs meilleurs empereurs*.
Jamais philosophe n'a mieux fait sentir aux hommes les douceurs de la vertu et la dignité de leur être que Marc- Antonia : le cœur est touché, l'àme agrandie, l'esprit élevé.*