‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 142 sur 263 · LA FORME DE MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

LA FORME DE MONTESQUIEU

furent certainement les pierres d'attente de l'édifice qui absorba la vie de Montesquieu'. On a vu, à leur place, que déjà il y essayait ses idées de politique et de législation.

Ârrétons-nous devant Y Esprit des Lois et voyons-en les principales parties, telles que la forme, les anecdotes, l'érudition, les idées féodales, les principes catholiques, l'influence protestante et les théories constitutionnelles. En rechercher l'origine, ce sera pénétrer toute l'œuvre de Montesquieu.

Et d'abord on a prétendu ^ qu'il avait emprunté son style à Tacite parce que, aussi profond dans ses idées, il est concis et nerveux dans ses expressions, mais l'historien latin écrit conune un orateur, tandis que notre publiciste émet volontiers des axiomes comme les jurisconsultes romains. Walckenaer ' trouve qu'il se rapproche plus de Sénèque par ses antithèses et ses maximes morales : un homme du monde ne se modèle pas sur un mattre d'école. Le plus savant avocat ^ du barreau de Paris voit plus de rapport entre V Esprit des Lois et les Pensées^ ces deux ouvrages ont une égale envergure ; les notes de l'un ressemblent assez aux considérations de l'autre. Il y a chez Montesquieu

1. Dans UD ouTrage publié k Parii en 1830, ehei Detoer, intitulé La politique de Montesquieu et attribué à Alexandre Titiot, il y a un timTail sur Let Lettrei penanet conférées avec VEtprii dei loiê,

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