‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 146 sur 263 · LE CHRISTIANISME DE L*ESPRIT DES LOIS · texte numérisé non relu

LE CHRISTIANISME DE L*ESPRIT DES LOIS

descendait des conquérants Francs. L'abbé Dubos ' soutenait, au contraire, que l'arrivée des Francs datait d'une alliance avec les cités gauloises confédérées ; que ces populations avaient conservé l'administration de leur pays où les anciennes familles avaient gardé leur rang et leurs privilèges. Dans cette hypothèse, les nobles n'étaient plus les fils des conquérants. Ces systèmes rivaux, c dont l'un semble être une conjuration contre le tiers état et l'autre une conjuration contre la noblesse', > rallieraient les passions contemporaines. Montesquieu se crut obligé de donner son avis dans cette polémique. C'est de là que sont nés les deux derniers livres de X Esprit des Lois y où il a jeté avec tant de puissance, mais un peu de partialité nobiliaire, beaucoup d'apergus vrais au milieu de quelques erreurs sur l'origine de nos institutions nationales.

L'admiration pour le chistianisme que Montesquieu professe dans cet ouvrage lui avait certainement été inspirée par sa mère, sainte femme dont j'ai donné le portrait'. Je crois devoir y ajouter une cause beaucoup moins intime.' L'auteur, comme nous l'avons dit, lisait

1 . L'histoire critique de Cétabli»êemeni delà monarchie françaiu dam Ut Gaules (1734, 9 vol. in-S), est un oumge loUde, souvent altiqué, Jamali reoTené, pas même par Moataaqaiaa qai d^ailleun a ta peu de chose sur lea Fraoea. Do vole Tabbé Daboa aans avouer le larcin : il serait plus loyal d*an eonveuir. (Chateaubriand, Éludée hiêiwiquee^ préfaee.)

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