Fr. Hardy, Memoirs of Charlemont, 2 yol. iii
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tesse, de ses prévenances et de ses entretiens avec les dames. Le petit-maltre le plus accompli n'était pas auprès d'elles plus amusant par la gaieté de la causerie, ou plus inépuisable à trouver et à dire les mille riens qui leur plaisent tant. »
Selon les mémoires de ChesterfieldS c dans un salon ordinaire, Montesquieu ne répondait pas à l'idée qu'on se faisait de lui, mais dans une société choisie, personne n'était plus aimable, plus spirituel et plus tout à tous. 1 On raconte pourtant qu'une demoiselle un peu galante, certain soir, lui adressa vingt questions qui l'impatientèrent. Il saisit le moment où elle lui demandait ce que c'était que le bonheur, c Le c bonheur, s'écria-t-il, c'est la fécondité pour les c reines, la stérilité pour les filles et la surdité pour c ceux qui sont auprès de vous^. »
Une autre fois, il disputait sur un fait avec un conseiller du parlement de Bordeaux, qui avait de l'esprit, mais la tète un peu chaude; celui-ci, à la suite de quelques raisonnements débités avec fougue : c M. le c président, s'écria-t-il , si cela n'est pas comme je c vous le dis, je vous donne ma tète ! — Je l'accepte, < répondit froidement Montesquieu, les petits cadeaux c entretiennent l'amitié'. »
1. MêHj, Mêmoin of lard Che$t€r/leld^ 4 toL in-k; Londres, 1777. S«et. U, 17 37.
2. Laplaee, Piicet intéreuaMei et ^m anmaeê. BnixellM, Id-8, 1787, t. V, p. 385 et 386.