LA LIBERTÉ POLITIQUE
force offensivey forment les livres IX et X. Chaque état doit s'occuper d'abord de pourvoir à sa sûreté ; son grand moyen est Taffaiblissement de ses voisins. La guerre ne doit être faite que pour se défendre, l'esprit de conquête n'est excusable que s'il a pour but d'améliorer le peuple conquis.
Les livres XI et XII traitent des lois qui forment la liberté politique dans son rapport avec la constitution et avec le citoyen. Chacun a attaché au mot de liberté l'idée qu'ils s'en est formée d'après le gouvernement sous lequel il vivait, a La Uberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent'.» Le seul moyen de l'établir
]. Vold toute U déflnltion de U liberté politique par Mootei. qaieu :
Il est vrai que dans les démocraties le peuple parait Ikire ee qu*il veut, mais la liberté politique ne eonsiste point à fUre ee que Ton ▼eut. Dans un État, c'est-à-dire dans une Société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu*à pouvoir faire ce que Ton doit Touloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir.
il fkut se mettre dans l'esprit ee que c'est que l'indépendance, et ee que c*est que la liberté. La Uberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ; et si un citoyen pouvait faire ee qu'elles défendent, il n*y aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir.
La démocratie et Taristocratie ne sont point des éteto libres par leur nature. La liberté politique ne se trouve que dans les gouverne* ments modérés : elle n'y est que lorsqu'on n'abuse pas du pouvoir; mais c'est une expérience étemelle, que tout homme qui a du pou* voir est porté à en abuser; il va Jusqu'à ce qu'il trouve des limites. Qui le dirait I la vertu même a besoin de limites.
Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il fkut que, par la disposition des cboses, le pouvoir arrête le pouvoir. Une constitution peut être telle que personne ne sera contraint de faire les choses auxquelles la loi ne l'oblige pas, et à ne point fkire eelles que la loi permet* (Uv.XI, ch. met iv.)
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et de la conseirery dans un état, est de faire une distribution des pouvoirs telle que la force de l'un tienne la force de l'autre dans un équilibre parfait. La liberté existe surtout en Angleterre parce qu'elle y est l'objet direct de la constitution.
La liberté politique, dans son rapport avec le citoyen, consiste dans la sûreté ou dans l'opinion qu'on a de sa sûreté. La constitution peut être libre et le citoyen ne l'être pas ; dans ce cas la constitution sera libre de droit et non de fait. D'un autre côté, le citoyen peut être libre et la constitution ne l'être pas : dans ce cas le citoyen sera libre de fait et non de droit. La liberté du citoyen dépend donc principalement de la bonté des lois criminelles.
Le livre Xin, qui est comme un appendice des deux précédents, s'occupe des rapports que la levée des tributs et la grandeur des revenus publics ont avec la liberté. La régie est supérieure à la ferme pour la levée des impôts, et ils peuvent être plus forts à mesure que la liberté augmente.
Le livre XIV a pour objet la célèbre question (fie5 lois dans le rapport qu'elles ont avec la nature du climat. Les hommes sont différents dans les divers climats, donc le législateur doit chercher à déterminer les vices du climats
1 • Les principaux aphorismes de Montesquieu à ce sujet sont :
S*il est vrai que le caractère de Pesprit et les passions du cœur soient extrômement diflTérents dans les divers climals, les lois doivent