I. Bemadaa, mff.; ~ AoidéiiUt de Bordaaoi, AelM, 1SS
Cependant des dettes de reconnaissance à acquitter le ramenèrent à Paris.
On se rappelle qu'un jeune Français S professeur de rUniversité de Danemark, avait des premiers, en 1749, fait connaître, et ensuite, en 1751, défendu l'j&^prt^ des Lois. Depuis, La Beaumelle avait publié deux nouveaux ouvrages : l'un, intitulé Mes Pensées^ qui a mérité un moment d'être attribué à Montesquieu, contenait quelques traits contre les hommes de lettres trop pensionnés ; l'autre était une nouveDe édition du Siècle de Lotus XI F, où il avait relevé de nombreuses erreurs. Voltaire, deux fois piqué, parce qu'on l'attaquait dans ses intérêts pécuniaires et dans sa science historique, dénonça son adversaire au roi de Prusse, comme un homme dangereux, et au gouvernement français comme un pamphlétaire qui avait offensé la maison d'Orléans. La Beaumelle fut arrêté et mis à la BastiUe le 24 avril 17S3.
A la nouvelle de ce qui arrivait à son jeune défenseur, sur la demande de son rival, Montesquieu revint aussitût de La Brède pour solliciter la mise en liberté de La Beaumelle, qu'il obtint le 12 octobre suivant. Il y a sur ce sujet une lettre inédite' de lui, adressée à La Gondamine le 15 mars 1754 :
Je vous remercie des soins que vous vons êtes donnés pour La Beaumelle ; et comme il peut avoir besoin d*argent,
1. AngliTiel de La Baramelle. Vie de MaupemOi. Parlf , 18S3« in-12; — Nicolas, Vie de La Beaumelle. Paris, 1863, iii-8; — te Speetatriee danoiie, recueil hebdomadaire.