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c U n'était pas ennemi des plaisirs, même de ceux qu'un philosophe doit s'interdire. > Ses contemporains Duclos , Voltaire , étaient presque tous ainsi : Buffon, le conseiller Cideville et les présidents Hénault et de Brosses. Je veux le croire : la légèreté de conduite n'empêchait pas la gravité des études ; elle ne leur donnait que des distractions fugitives; elle n'était pas contraire à la culture des lettres. Montesquieu lui-même a écrit, dans son chef-d'œuvre : c La société des femmes gftte les mœurs et forme le goût ^ » et dans une lettre inédite ' du 3 août 1745 à M. de Toumy : c Les femmes vous amusent et ne vous retiennent pas. > Cependant la manière de vivre se reflète toujours un peu sur les écrits. C'est pourquoi le style des philosophes du dix-huitième siècle est plein de coquetterie et manque parfois du sentiment des convenances, comme leur existence ellemême.
On trouve dans les Lettres persanes^ dans le Tem* pie de Gnide^ dans toutes les œuvres de Montesquieu et même dans l'Esprit des Lois^ des phrases * qu'un
Mémoires Mierets raeontent nne histoire gantoise arrifde aa président de Brosses , en présence de Buffon et de Montesquieu, et prétendent qu'elle est tirée d*une lettre de Diderot & Catlierine IK Le fkit est dans la Correspondanee de Diderot.(Ëdit. Assesat-Toumenx. Paris^ eliei Gamier, t. XI^ p. 346). Mais il est écrit à Grimm et n'a pas pour témoin Montesquieu.
1« Esprit des Lois^ U XIX, ch. zix.
Si Arekives historiques du département de ht Gironde^ ubi supra.
S. Esprit des lois, U XVI^ eh. vi) tih, z* zi ) 1. XXVIII) ehi xu\ t. XIX, ch. ?•