Ejmû, Uv. UI, chap.mi
ron de Beauvais en 1641, et le comte de Buffon en 1742.
Les curieux ' soupçonnaient, d'après une médaille conservée à rAcadémie de Bordeaux, que cet enfant s'appelait encore Louis. J'en ai acquis la preuve en lisant une assignation^, donnée par lui, en date du 26 janvier 1736, où il se désigne ainsi.
Un dernier détail mérite d'être rappelé. Les nobles, surtout dans les provinces méridionales, avaient alors une autre habitude plus connue, parce qu'elle était, j'en conviens, plus fréquente : le chef de famille portait, avec le titre, le nom patronymique, tandis que les enfants prenaient celui du domaine qui devait leur appartenir dans l'héritage paternel. Celui-ci devint donc Charles-Louis de la Brêde.
Aussitôt ' i^)rès sa naissance, ses parents le mirent entre les mains d'une nourrice, mais sous leurs yeux, dans un des cinq moulins du village, celui du Bourgs Ils l'y laissèrent pendant trois années, pour qu'une alimentation simple fortifiât sa santé et que la fréquentation de ses vassaux le rendit moins fier. Le résultat est qu'il eut une bonne constitution, qu'il aimait les paysans et qu'il était aimé d'eux. Son frôre de lait, Jean Demarennes ^ brave berger de la lanclet ne pou-