Ëloge historique de M. de Montesquieu, inflm
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On a remarqué ' que , depuis 1 749 , les cours portèrent dans leurs remontrances une théorie de droit public plus élevée que celle dont jusque-là elles s'étaient prévalues. Le fait a été attribué à la lecture de V Esprit des lois. Ce livre dit en effet :
c Que serait devenue la plus belle monarchie du c monde, si les magistrats, parleurslenteurs, par leurs c plaintes, parleurs prières, n'avaient arrêté le cours c des vertus mêmes de ses rois, lorsque ces monarc ques, ne consultant que leur grande âme, auraient c voulu récompenser sans mesure des services rendus c avec un courage et une fidélité aussi sans mesure '. »
Mais il n'a pas un mot en faveur des prétentions po' litiques de ces corps.
Quelques historiens ont supposé que Montesquieu aurait suivi ses anciens collègues dans leur opposition contre le chancelier Maupeou et même dans la demande des Etats-généraux, parce qu'il a écrit : c Comme dans tout Etat libre, tout homme qui est c censé avoir une &me libre, doit être gouverné par c lui-même... il faut que le peuple fasse par ses rec présentants tout ce qu'il ne peut pas faire par luic même '. » En 1771 et en 1788, les parlements étaient bien changés. D'abord, ils avaient secondé
1. QiuvreM de JToiifetgiilfif, Pari«, Dalibon, 1823, 1. 1, p. 34.
— - Air. Maury, /ei Parlement* au dix-hnitième siècle (Revue des eoari puDlics, 1867); ^ Larretelle, Uietoirt du dix^huUiime tiécle, 1813, 8« édit.,t.ni, p. 138.