MONTESQUIEU ET LE CARDINAL DB FLEURY
léance donné par la marquise de Lambert à Montesquieu et qui le raconta» le même soir, dans une lettre où il appelle Tune c la Vieille > et l'autre < le Gascon. »
Le maréchal d'Estrées entreprit de raccommoder tout. Montesquieu lui déclara * d'abord qu'après l'outrage qu'on lui faisait, il irait chercher à l'étranger les récompenses qu'il ne pouvait espérer dans son pays. Le prince Eugène, comblé d'honneurs en Autriche pour des talents militaires que Louis XIY, en les dédaignant, avait malheureusement tournés contre la France , était un exemple vivant, capable de faire réfléchir. Le négociateur s'effraya, et crut pouvoir s'adresser aux sentiments d'économie bien connus du candidat. Voici comment Montesquieu a noté le fait dans ses papiers : c N^..., qui avait de certaines fins, me fit entendre c qu'on me donnerait ime pension. Je dis que n'ayant c pas fait de bassesses, je n'avais pas besoin d'être c consolé par des grâces. » Il restait un dernier moyen à tenter : une entrevue entre le cardinal ministre et le gentilhomme-lettré. Elle eut lieu. Que s'y passa-t-il?
M. de Secondât écrit' : c M. de Montesquieu déc clara qu'il ne se disait point auteur des Lettres perc saneSy mais qu'il ne donnerait pas de désaveu qu'il c les eût faites, qu'il renonçait à la place d'académi-