‹ Histoire de MontesquieuChapitre 111 sur 274 · Henri Martin, Histoire de France, Farne, 18G5, t. XV · texte numérisé non relu

Henri Martin, Histoire de France, Farne, 18G5, t. XV

2. Laboulaye, Œuvres complitet de Montesquieu, Garnier, 1 87 5 , 2<» r .

< des choses passagères , non point des curiosités

< d'antiquaire, mais les passions et les intérêts, les

< vertus et les vices, qui, de tout temps, ont été le

< ressort secret des passions. Voilà ce qui fait qu'on c le lira toujours, sinon comme un érudit, du moins c comme un maître en politique. »

Montesquieu, en relisant son livre, eut l'idée d'y insérer le chapitre sur c la constitution anglaise, » qui était fait alors' et qu'il mit plus tard dans Y Esprit des Lois : quelques réflexions l'en détournèrent ; il se con tenta d'y faire allusion et d'y indiquer sa théorie des trois espèces de gouvernement ^.

Après l'avoir bien travaillé et amené au point de perfection dont il était capable, un dernier scrupule s'empara de lui.

Le répétiteur de son fils au collège Louis-le-Grand était le P. Castel, collaborateur du Journal de Trévoux et du Mercure de Francey que Voltaire appelait c le fou des mathématiques ', » et Montesquieu luimême, t l'arlequin de la philosophie *, » du reste physicien aussi savant que paradoxal et jésuite aussi pieux que discret.

Montesquieu lui avait toujours c comme désavoué » les Lettres personnes; il le pria de lui c corriger religieusement ^ » la Grandeur des Romains.

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