‹ Histoire de MontesquieuChapitre 120 sur 274 · MONTESQUIEU AVOCAT D*UN COUVENT · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU AVOCAT D*UN COUVENT

pour rhistoire du droit administratif au dix-huitième siècle. Enfin un acte du 22 août 1783 termina le différend. L'Académie, après avoir reçu une compensation, consentit au percement de la rue. Comme il n'existait pas encore de règles fixes ou générales pour les expropriations d'utilité publique, les arrêts du conseil et les lettres patentes étaient tout ; c'est peutêtre à ce débat que nous devons l'indemnité préalable en matière d'expropriation. Il en avait posé le principe dans son livre, et M. Dufaure ^ son compatriote, s'en est éloquemment inspiré dans le rapport et la discussion sur la loi du 3 mai I84I .

L'autre procès^, dont je dois la connaissance à M. le sénateur Sacase, est plus singulier. Charles- Louis-Joseph de Secondât était abbé de Nizor, ou Bénissons-Dieu, en Comminge. En 1752, le seigneur de Gontaut lui disputait la juridiction sur une des terres du couvent. Il appela à son secours pour débrouiller ce litige, mêlé de droit civil et de droit féodal, son frère Montesquieu. On rit de voir, aidant des moines à recouvrer leur bien, l'auteur qui avait dit des dervis ' : « Ils ont en leurs mains presque « toutes les richesses de l'État ; c'est une société de « gens avares qui prennent toujours et ne rendent « jamais ; ils accumulent sans cesse des revenus pour

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