‹ Histoire de MontesquieuChapitre 160 sur 274 · Biographie universelle, voMonledquieu · texte numérisé non relu

Biographie universelle, voMonledquieu

On comprend que ce système lui ait fourni une mine de notes, de mots, de saillies, d'historiettes, d'observations qu'il s'est souvent donné un mal infini à utiliser et qui sont parfois déplacées dans son grand ouvrage.

Nous avons vu Montesquieu plus d'une fois, comme son compatriote Montaigne, essayer des sujets. On se rappellele traitédes Devoirs,\e& Richesses de P Espagne^ le Discours sur la Considération et la Réputation. Walkenaër * a eu entre les mains les épreuves d'un petit opuscule inédit, intitulé : Réflexions sur ta monarchie universelle en Europe, que Montesquieu supprima « de peur, dit-il, qu'on interprétât mal quel- « ques endroits, » et qu'il a résumé dans V Esprit des Lois^. Il existe, d'ailleurs, dans ses papiers, une liasse appelée : « Morceaux qui n'ont pu entrer dans Y Esprit des Lois^ et qui pourraient former des dissertations particulières. » Les principales sont sur la Puissance paternelle, sur les Obligations sur parole et sur les Successions.

Montesquieu puisait à pleines mains dans ses Essais^ y prenant des idées et des phrases, pour les transporter, les développer, les abréger, ou même les réfuter, dans son chef-d'œuvre.

C'est peut-être ici l'occasion de parler de sa bibliothèque. « Il est certain, dit^on'*, qu'en parcourant les

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