‹ Histoire de MontesquieuChapitre 161 sur 274 · Livre IX, ch. th · texte numérisé non relu

Livre IX, ch. th

3« Joseph de Maistre, Soirées de Saint-Pétersbourg ^ notes du 4^- entretien.

« livres rassemblés par un homme, on connaît en peu « de temps ce qu'il sait et ce qu'il aime. »

Montesquieu avait deux bibliothèques, l'une* de sept cent vingt-quatre, l'autre de quinze cent cinquante-six ouvrages. Je ne peux parler pertinemment que de la seconde, parce qu'elle a été décrite par le savant M. Gustave Brunet ^. La théologie y comptait deux cent quatre-vingt-onze volumes, dont neuf Bibles et onze Nouveaux testaments; la jurisprudence, trois cent soixante-quatorze ; les sciences, trois cent dixhuit, parmi lesquels on distingue deux Montaigne, deux Charron, trois Euclide, trois Apollonius, cinq Vitruve, deux Pline, beaucoup de livres de médecine et de science, même de sciences occultes ; les belleslettres, deux cent soixante-sept, au nombre ^desquels quelques ouvrages italiens, un Rabelais, trois Cicéron, quatre Virgile, quatre Horace et cinq Juvénal ; et l'histoire trois cent six, dont deux Pausanias, deux Hérodote, deux Thucydide, trois Salluste, quatre Quinte-Curce, quatre Tite-Live, quatre César, quatre Florus, cinq Suétone et cinq Tacite, quelques ouvrages d'archéologie, deux Grégoire de Tours, trois Commines et un grand nombre de voyageurs. Cette collection comprenait ce que les littératures ont produit de plus important chez les Grecs et chez les Romains. Montesquieu s'écriait^ : « J'avoue mon

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