‹ Histoire de MontesquieuChapitre 166 sur 274 · Loisirs dUin ministre, Liège, 1787, in · texte numérisé non relu

Loisirs dUin ministre, Liège, 1787, in

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les spectacles ou les visites, pourvu de toutes ses notes, riche de nombreux extraits, au milieu d'une savante bibliothèque : ce fut un travail continuel, pendant deux années, et l'ensemble du livre fut dégrossi.

Alors il convoqua à en écouter la lecture son fils et l'abbé de Guasco, chez le président Barbot, dont j'ai ci-dessus parlé comme ils le méritent.

La réunion eut lieu le vendredi 12 février 1745, dans une des ailes de l'hôtel Bel, sur l'Esplanade de Bordeaux * .

Montesquieu commença la lecture à dix heures précises du matin, et après une interruption nécessitée par le dîner, la continua jusqu'au soir; ainsi de suite pendant plusieurs jours. Les trois amis avaient la Hberté absolue de juger et de critiquer. Dès que l'un d'eux faisait quelque remarque, l'auteur se montrait le plus facile du monde pour corriger, changer ou éclaircir. Car, conmie Chateanbriant, il était inflexible aux critiques générales, mais les observations de détail le trouvaient toujours très-docile.

Au mois d'août 1745, la dernière main était mise aux treize premiers livres. On trouve dans la correspondance de Montesquieu les alternatives qui accompagnent la fin de tout grand labeur. Tantôt : « Ma vie avance et l'ouvrage recule ^, » tantôt : « Depuis trois

1. Lettre de Montesquieu du 10 février 1745, et notes de Guasco.

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